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Comment les bonus avaient l’habitude d’être versés…

Le site d’informations financières MarketWatch a récemment publié une contribution qui enrichit le débat autour de l’intérêt de revenir ou non vers un système de responsabilité illimitée des associés. On y apprend que les pratiques de rémunération sont devenues moins extravagantes et beaucoup moins sujets à controverse que par le passé.

Les banques conseil ont engendré des bénéfices à partir des honoraires tirés de leur travail. Pour payer les bonus, elles devaient mettre chaque année de côté entre 80 et 90 % de ces bénéfices, et les associés touchaient un pourcentage prédéterminé du pot commun. Dans le cas où les banques ne disposaient pas de ce trésor de guerre dans leurs coffres, les associés étaient rémunérés avec un intérêt de 6 à 8 % sur le capital conservé au lieu d’un bonus. En se partageant ainsi les bénéfices, les associés étaient également solidaires des pertes provoquées par de mauvais placements en actions ou des opérations qui terminaient devant les tribunaux. Il ne s’agissait pas de risquer de l’argent des actionnaires publics.

Dorénavant, les bonus sont calculés en pourcentage du chiffre d’affaires, et la notion de partage des responsabilités est morte et enterrée. Et pas question de revenir en arrière. Dans toutes les discussions sur les systèmes de malus ou de trop-perçu, le consultant en rémunérations Jon Terry Price indique que personne n’a sérieusement envisagé de remettre au goût du jour la responsabilité illimitée des associés.
Ce qui est une mauvaise chose de l’avis d’Yves Smith, consultant en management : Tout modèle qui implique une responsabilité limitée nécessite l’argent des autres, et le soutien d’un gouvernement (dont nous savons maintenant qu’il est systématique pour les gros joueurs) est toujours un mélange troublant , explique-t-il (naked capitalism).

commentaires (1)

Comments
  1. Combien de banques d’affaires travaillent sur le mode associés ? Quasiment aucune hormis Goldman Sachs …et encore.. donc encore une fois une bonne analyse dans le vide aux résultats proches du pouillième . La plupart des banques conseils sont (voir les leagues tables) des services de banques classiques qui comment pour les banques privées rémunèrent leurs conseils en % des primes versées avec conditions sur les résultats globaux de la banque. La chasse aux boucs émissaires n’est pas prête de finir et les commentaires de ce type, qui n’amènent à strictement rien, non plus.

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