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La gestion d’actifs entrepreneuriale porteuse d’espoirs pour les professionnels de la finance

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La gestion d’actifs continue de reprendre des couleurs en France. Le secteur compte toujours plus d’acteurs. Selon le nouveau rapport de l’AMF consacré à la gestion d’actifs, 2013 marque un nouveau record avec 613 sociétés de gestion agréées. Cet accroissement est quasi constant depuis 7 ans, signale le rapport. Et la tendance devrait être confirmée pour 2014, explique l’AMF qui table sur « a minima un maintien du nombre des nouveaux agréments initiaux délivrés, aidé en cela par l’afflux de nouveaux acteurs captés par la Directive AIFM ».

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Résistance de l’emploi malgré la crise

Qui dit plus d’acteurs ne dit pas forcément plus d’employés. En 3 ans, les effectifs du secteur ont légèrement décliné (-2,7%) pour atteindre plus de 15.000 personnes fin 2013. Mais l’effectif moyen se maintient autour de 26 personnes, « témoignant ainsi de la bonne résistance des structures face à la crise ». À noter également le pourcentage des gérants dans les effectifs qui se redresse légèrement en 2013.

Rappelons qu’une étude d’EY en décembre 2014 avait évalué à 16.000 le nombre d’emplois directs en France et 95.000 à l’échelle européenne. De son côté, l’association Française de Gestion (AFG) a rappelé dans son dernier rapport que les sociétés de gestion en France sont également à la source de près de 11.000 emplois supplémentaires auprès de leurs prestataires.

Les entrepreneurs toujours à l’affiche

Si vous êtes en recherche d’emploi, ce sont auprès des structures entrepreneuriales que vous devriez tenter d’abord votre chance. D’abord parce qu’elles représentent la grande majorité des acteurs du secteur et que ces derniers connaissent une croissance de 13% de leurs encours sous gestion quand le secteur accuse en moyenne une baisse de ses encours de 0,5% à 2.800 milliards d’euros.

« Il s’agit d’une population à la démographie très dynamique, qui attire des gérants jouissant d’une forte notoriété et souhaitant être associés à un projet entrepreneurial. Ils capitalisent sur leur expertise et leur réputation professionnelle sur des créneaux bien spécialisés, justifiant ainsi d’un niveau de marge souvent plus élevé », explique également les auteurs du rapport.

Dans le même temps, les nouveaux entrants présentent des projets plus robustes et disposent d’encours plus significatifs que ces dernières années. « Ainsi, à la qualité croissante des business plan et des perspectives réelles de collecte à court terme, s’ajoute une organisation plus solide en termes de moyens humains, de dispositif de contrôle et d’actionnariat », précise l’AMF.

À l’inverse, les sociétés qui emploient plus de 100 personnes ne constituent que 5% des acteurs du secteur et sont marquées par des restructurations des fonctions middle-office, back-office et systèmes d’information. Les sociétés de gestion de portefeuille détenues par des établissements de crédit subissent une contraction de leurs marges face à la concurrence internationale. Mais il serait hâtif de barrer les plus grosses sociétés de gestion de votre recherche d’emploi car ces dernières sont les seules structures à voir leur effectif moyen légèrement progresser en 2013.

Les gestions en vogue ?

Le rapport souligne une évolution de l’identité des « primo accédants », traduisant un retour des gestions spécialisées (capital investissement et immobilier), signe de la nécessité de la gestion à s’adapter au nouveau paysage réglementaire et prudentiel (activités de titrisation). Dans le même temps, alors que les gestions quantitatives ou multigestion avaient été largement frappées par la crise, le rapport décèle un retour progressif de l’intérêt des investisseurs à ce type de gestion, notamment les plus complexes (retour des agréments initiaux et extensions d’agrément).

Charges salariales en légère hausse

Les charges salariales qui comprennent à la fois les salaires fixes, variables et les charges sociales connaissent une évolution positive de 3% par rapport à 2012. Les sociétés dépensent en moyenne 192k euros par employé, et jusqu’à 200k euros en moyenne pour les structures avec 500 millions à 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion.

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Un secteur globalement requinqué

Malgré des encours en sous gestion en légère baisse (-0.5% en 2013 à 2 800 milliards d’euros), le marché de la gestion française  enregistre une hausse de son chiffre d’affaires (+5%) après une année 2012 décevante (-5%). Ce qui permet de dégager un résultat d’exploitation en nette progression (+14%), en dépit de la hausse des charges. « Une première depuis 2010 », indique le rapport, qui relève également qu’après « une baisse continue de 2009 à 2012, la rentabilité des sociétés de gestion de portefeuille a augmenté de 11% en 2013 ».

 

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