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Opération coup de pouce pour les jeunes diplômés sans emploi

Un an après l’obtention de leur diplôme, près d’un quart des jeunes diplômés, issus de l’université ou des grandes écoles, n’ont toujours pas trouvé d’emploi.

Selon l’Apec, l’année 2007 a été exceptionnelle en termes d’emplois des jeunes diplômés avec 52 000 offres recensées tous secteurs confondus. Il faut remonter à 2000 pour observer un niveau comparable. En revanche, un quart des jeunes diplômés seraient toujours sans emploi moins d’un an après l’obtention de leur titre. C’est pour les aider que Syntec Conseil en Recrutement (SCR) organise le 18 mars, en partenariat avec l’Association nationale des DRH, une journée nationale de rencontres à destination des bac + 4 ou plus qui sont depuis 6 mois au moins dans une démarche de recherche d’emploi.

Les candidats ont jusqu’au 29 février pour s’inscrire sur le site Internet de Syntec Recrutement. Ils recevront alors par email une proposition de rendez-vous dans le cabinet de conseil le plus proche. Ils y rencontreront un consultant de l’un des 140 cabinets conseil adhérents à Syntec Recrutement ainsi qu’un responsable RH d’une entreprise. Cet entretien d’une durée d’une heure, offert à titre gracieux, aura pour objectif d’aider le candidat à valoriser son profil, son parcours et ses compétences , explique-t-on chez SCR. Certains d’entre eux pourraient d’ailleurs être directement embauchés à l’issue des 3 000 entretiens prévus sur la journée.

Les diplômés en finance ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers

Les métiers de la finance sont moins touchés par ce phénomène, les banques et les cabinets d’audit étant de gros recruteurs. Confrontés assez tôt au problème de la pyramide des âges, les établissements financiers recrutent massivement des jeunes diplômés. Sur une promotion de 30-40 élèves, ils ne sont que 2 ou 3 à ne pas avoir trouvé d’emploi, explique Valérie Kolloffel, associée au sein du cabinet par approche directe Nicholas Angell, membre du Syntec. Le plus souvent, il s’agit de jeunes qui s’y sont pris un peu tard dans leur recherche d’emploi.

Il n’empêche, ceux qui s’imaginent que cela ne les concerne pas font fausse piste. Même un jeune diplômé en finance peut avoir du mal à se positionner, nuance Jean-François Roquet, directeur général du cabinet François Sanchez Consultants et ancien président du Syntec. Parmi les plus prestigieuses écoles de commerce, il arrive que certains qui se targuent d’avoir cinq propositions d’embauche échouent finalement aux entretiens .
L’image des recruteurs vis-à-vis des jeunes diplômés a évolué. Avec des périodes de stages, d’apprentissage et d’alternance de plus en plus longues, les jeunes diplômés ne sont plus considérés comme des débutants mais des juniors , précise Valérie Kolloffel. Même si dans ce domaine, les écoles de commerce et d’ingénieurs sont un peu mieux outillées que les universités, notamment au niveau des stages , note Anne Bouttier qui dirige le cabinet Bouttier & Co, également membre du Syntec. Ce genre d’opération vise surtout à démystifier la vision un peu ésotérique qu’ont encore certains jeunes diplômés d’un cabinet de recrutement , conclut Jean-François Roquet.

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