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Les banquiers de Bear Stearns n’étaient pas si mauvais après tout

Acculée à la faillite, Bear Stearns a été rachetée en mars par JPMorgan, qui depuis cherche activement à recaser 5000 salariés en passe d’être licenciés. Selon le Financial Times, JPMorgan a constitué une base de données de 3000 postes vacants chez ses concurrents, après avoir contacté 1800 établissements. Le PDG de JPMorgan en personne, Jamie Dimon, a adressé une lettre à ses clients, concurrents et courtiers, afin d’intercéder en faveur des employés de Bear Stearns… à l’exception de certains banquiers vedettes.

Or c’est précisément ces derniers qui intéressent les banques, à l’image de Fares D. Noujaim récemment recruté par Merrill Lynch. Bank of America vient également de débaucher David Glaser, codirecteur de la division investment banking ainsi que quatre de ses lieutenants.

Courtisés, les talents font des pieds de nez à JPMorgan

Les établissements français lorgnent aussi sur ces talents. Ainsi, la Société Générale vient d’embaucher Michel Péretié, responsable Europe et Asie de Bear Stearns, pour remplacer Jean-Pierre Mustier à la tête de SG CIB. Ouvert il y a tout juste un an, le bureau parisien de Bear Stearns compte une cinquantaine de professionnels. Certains collaborateurs issus des front-offices ont déjà été approchés par les banques depuis Paris ou Londres, relève Johan Brucale, directeur de la division Financial Services chez Michael Page International. Un phénomène classique d’effet d’aubaine quand deux structures fusionnent. Ces quelques mouvements “d’opportunité” ne sauraient cacher le fort ralentissement voire le gel des recrutements de la BFI, nuance toutefois Johan Brucale.

Parallèlement, certains banquiers seniors de Bear Stearns auraient même refusé de rejoindre JPMorgan, sûrs d’être rapidement débauchés par des concurrents. JPMorgan est quelquefois jugée trop bureaucratique par ces derniers, chez qui l’entreprenariat coule dans les veines : un vendeur qui réalisait 10 M chez Bear Stearns peut facilement faire le double chez JPMorgan, assure un headhunter londonien, précisant : Ces gars ont du talent pour que les deals se fassent quasiment d’eux-mêmes!

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