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Retour sur la semaine noire de la finance mondiale

Septembre 2008 restera dans les mémoires des financiers pendant très longtemps. La semaine a été si chargée en évènements qu’un récapitulatif s’imposait !

Lundi 15

C’est officiel : Lehman Brothers, la quatrième banque d’affaires américaine, dépose le bilan, faute d’avoir trouvé repreneur (AFP). Pouvait-on, fallait-il sauver la quatrième banque américaine et ses 27 000 employés de la faillite (Libération) ?

À Londres, New York et Paris, les salariés de la banque sont sonnés (Next Finance). Les équipes parisiennes se raccrochent à l’espoir d’un rachat (L’Agefi).

Merrill Lynch a eu un peu plus de chance en tombant dans l’escarcelle de Bank of America, qui a déboursé 50 milliards de dollars (Le Monde).

Mardi 16

Les marchés tremblent. Le sauvetage in extremis de l’assureur AIG par la FED crée temporairement une soupape aux bourses notamment asiatiques fortement chahutées (AFP) mais soulève la polémique : l’idéologie américaine du laisser faire est écornée (cyberpresse.ca).

Les deux premières banques d’affaires américaines publient leurs résultats trimestriels, sur fond de tempête boursière. Maigre consolation pour les investisseurs : le bénéfice net du n° 1 Goldman Sachs chute de 70 % (Challenges) et le n° 2 Morgan Stanley, bien que livrant des résultats largement supérieurs aux attentes, est l’objet de rumeurs sur son éventuel rachat après une chute historique de son cours.

Mercredi 17

La troisième banque britannique, Barclays, rachète une partie des actifs de Lehman Brothers, récupérant ainsi la moitié des 20 000 employés de la banque américaine dans le monde. Les salariés de Lehman en Europe apprennent qu’ils seront bien payés… ce mois-ci (Financial News).

Pendant ce temps, Wall Street va au plus mal, à son niveau le plus bas depuis trois ans. Tout le monde se demande qui sera la prochaine victime… Washington Mutual, la première caisse d’épargne des États-Unis, cherche à son tour un repreneur (Le Figaro). En France, on reparle d’une potentielle fusion BNP Paribas – Société Générale (Le Monde).

Chez les financiers, les langues commencent tout doucement à se délier (Le Monde).

Jeudi 18

Sur les marchés, l’intervention de la Fed porte sur un montant record de 180 milliards de dollars, celle de la BCE pourrait atteindre 40milliards. En France, la Bourse de Paris passe en dessous des 4000 points (Reuters).

Les critiques s’élèvent contre la gestion chaotique de la crise. On nous dit de ne plus croire les banquiers, ils ont fait n’importe quoi (Les Échos) !

La banque britannique Lloyds TSB annonce avoir racheté sa consceur HBOS pour 15,4 milliards d’euros (Reuters). Morgan Stanley est en discussions avancées concernant une fusion avec Wachovia Bank (CNBC).

Pour les directeurs financiers, le temps est venu de prendre les commandes (CFO News).

Vendredi 19

Alors que les Bourses sont reparties à la hausse (Boursier.com), la réaction de Sarkozy se fait toujours attendre (Challenges).

De son côté, Christine Lagarde dit ne pas être inquiète pour les banques françaises (France Soir). Pourtant, les risques sont bien réels (Nouvel Observateur).

L’annonce de nouvelles interventions du Trésor américain et de la Fed redonne confiance mais pour combien de temps (Challenges) ?

commentaires (3)

Comments
  1. A chaque fois où la crise s’intensifie, on sort le vieux nanard bien connu de tous : rapprochement BNP-SG!

  2. Arrêtez de dire “pour combien de temps” >> donc d’insufler du négatif dans le système, c’est à force d’insufler du négativisme et du doute que l’épargnant de base perd confiance !
    Tout est dans la confiance !!! Alors soutenons ce marché et à poil les short pour 3 mois. Après on verra.

  3. Hunter a un peu raison en demandant d’arrêter d’insufler du négativisme parce que le moutonisme du marché l’emporte toujours sur son raisonnement en ces périodes. L’efficience du marché est très entamée.
    Mais on se demande si cette efficience existe réellement et à quel degré pour soutenir le “laisser-faire”. Toute la comptabilité mark-to-market est aussi à revoir sérieusement si le marché doit continuer à faillir à ce point.

    En attendant, il faut en tout cas sauver les meubles puisque l’équilibre de l’économie mondiale en dépend. Mais il faut également se poser des questions sur les failles de Bâle II et des normes comptables ainsi sur l’efficacité et l’intégrité des superviseurs bancaires et auditeurs parce que l’on ne pleut continuer de tolérer de telles éruptions volcaniques dans le milieu financier au 21è siècle, il doit avoir eu des symptômes que des gens ont cachés. Il faut du sérieux dans le job à tous les niveaux et il faut y veiller.

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