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Les six bourdes en entretien que ne supportent pas les RH de Goldman Sachs

Interview

Le nombre de choses susceptibles de torpiller un entretien est quasi infini. On a tous tout entendu ou tout vu : lecandidat qui parle d’un trader trader “high heeled” (à talons hauts !) au lieu de “high yield”, celui qui se présente en maillot de foot à un entretien dans un hedge fund.

Ces gaffes sont si énormes qu’elles ne sont pas très compliquées à éviter. Mais que dire de certains détails – les expressions du visage, votre façon de vous présenter ou de répondre à la fameuse question « Parlez-moi de vous » ?

Lors d’un récent webinar de Goldman Sachs sur l’aisance des candidats en entretien, deux employés en RH – rompus à l’exercice, ont présenté une road map du parfait entretien avec un jeune diplômé. Ils ont ainsi établi une liste reprenant les pires bourdes qui les rendent fous et qui sont probablement tout aussi valables pour les autres recruteurs du secteur bancaire. Voici donc quelques exemples à bannir à tout prix.

User de réponses préformatées

Les retours les plus négatifs de Goldman Sachs concernent les candidats juniors qui usent et abusent des réponses toutes faites et répétées pendant leur préparation à l’entretien.

De toute évidence, les entretiens en banque nécessitent beaucoup de préparation, mais les questions posées aux postulants sont peu ou prou les mêmes, d’où l’entraînement répétitif des candidats. Une école de commerce va même jusqu’à distribuer des fiches pour permettre aux étudiants de MBA de lister leurs notes et de maîtriser la pratique des anecdotes.

Le plus logiquement du monde, cet entraînement à outrance devient source de mauvaises habitudes, comme celle de parler comme si vous lisiez un script. Les recruteurs de Goldman attendent des conversations naturelles plutôt que des lignes apprises par cœur ; donc oui, souvenez-vous de la trame des réponses mais évitez la récitation pure et simple. Et ces recruteurs confient y être confrontés tous les jours.

Restituer littéralement votre CV

Parmi les questions les plus communes auxquelles vous n’échapperez pas, il y a les fameuses : « parlez-moi de vous » ou « faites-moi découvrir votre CV ». D’après les observations des recruteurs, la plus grosse erreur tient à la mauvaise compréhension de la requête, trop souvent prise au pied de la lettre.

Recracher stricto sensu le contenu de votre CV ne présente aucun intérêt. Tous savent très bien où vous êtes allé à l’école et comment vous étiez noté. Ils ont le papier sous les yeux. En réalité, la question n’est que prétexte pour vous pousser à imprimer une touche personnelle à votre parcours, expliquer comment votre expérience témoigne de vos qualités et démontrer ce qui vous rend unique – tout en vous permettant de vous positionner par rapport à la société et au job que vous visez.

Evitez donc de leur donner des informations dont ils disposent déjà.

Manquer cruellement de confiance en soi

Difficile de conseiller à quelqu’un de ne pas stresser – si chacun pouvait contrôler naturellement son angoisse, il est probable qu’il le ferait. D’où la tentative de suggestion de Goldman, dévoilée par une recruteuse : « Nous vous avons sélectionné pour cet entretien parmi des milliers de candidats. » Rien que cela devrait suffire à vous mettre en confiance.

Avant de mentionner un candidat extrêmement nerveux, qui avait demandé une minute pour recouvrer ses esprits. Elle avait alors apprécié la démarche, trouvant qu’elle le rendait plus humain. Etre « humain » tout simplement, voilà un vrai point fort.

Bâcler votre réponse à la question « Pourquoi voulez-vous travailler pour nous ? »

Voilà une autre question classique à laquelle s’attendre. Et voilà la mauvaise réponse la plus courante pour ce recruteur de Goldman Sachs : « je veux travailler en équipe. »

Au lieu de cela, parlez plutôt des valeurs que vous partagez avec la société, et de ce qui fait de vous le candidat idéal pour la division que vous souhaitez intégrer.

Ne pas saisir les perches que l’on vous tend…

Si vous sortez d’un entretien en remarquant qu’on ne vous a posé aucune question technique, vous vous êtes probablement passé à côté ! Les entretiens sont censés être un échange, c’est donc souvent à vous de lancer la conversation sur votre connaissance du secteur et vos capacités techniques.

L’une des recruteuses cite en exemple un responsable de recrutement qui vous demandera quels journaux vous lisez. Le Wall Street Journal serait un bon exemple pour lancer une discussion autour d’un article que vous avez lu récemment sur une société lambda, et dire ce que vous pensez du prix de ses actions. Montrez que vous suivez l’actualité des marchés sans attendre qu’on vous le demande.

Dans le même ordre d’idées, ne pas faire preuve du moindre intérêt pour l’actualité est proprement insupportable pour les recruteurs de Goldman Sachs. Ils vous ont parlé plusieurs fois du Wall Street Journal ou du Financial Times. Vous devriez montrer que vous êtes au fait des derniers articles, en particulier ceux concernant la division en question.

Oublier un suivi incontournable

Si vous ne connaissez pas la réponse à une question précise, soyez honnête ;  il n’ya rien de dramatique à avouer au recruteur que vous allez vous renseigner, précisent certains d’entre eux. En revanche, annoncer que vous allez le faire et ne pas vous y tenir ressemble fort à un non-respect de vos engagements.

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