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Les 10 bourdes de banquiers les plus croustillantes en 2014

Arrested

Les banquiers américains peuvent être capables du meilleur comme du pire… Quoi qu’il en soit, quand ils dérapent, leurs frasques se retrouvent rapidement à la une des journaux. Pour preuve, le New York Post et le Guardian, qui en font leurs choux gras en relatant par le menu les procès et tribulations de ce petit 1% de la population.

Au palmarès de l’an dernier, un banquier allemand avait transféré 293 millions de dollars sur divers comptes simplement en s’endormant sur son clavier, un banquier d’investissement avait été pris avec un tableur listant toutes ses conquêtes féminines, ou encore un riche financier, dont une aventure digne de « Cinquante nuances de Grey », avait fini en première page d’un quotidien.

L’année qui s’achève ne brillera pas par son originalité. Des poursuites les plus improbables aux arrestations les plus absurdes, 2014 aura été marquée par bon nombres de coups tordus. Voici notre Top 10.

Journée de m… au tribunal

Michael Richman, Chief Compliance Officer chez Goldman Sachs, s’est mis en tête de poursuivre ses voisins pour les odeurs de crottin émanant de leur propriété, alors que lui-même et sa femme possédaient également des chevaux. Interrogé par le tribunal sur les raisons qui le portaient à penser que l’odeur ne provenait pas de ses animaux, Richman, aux dires de son voisin « se leva face à la cour » pour déclarer « ma merde ne pue pas ».

À fond la caisse

Il se raconte que Paul Orwics, gestionnaire de portefeuille chez SAC, aurait faussé compagnie à la police suite à son arrestation pour avoir doublé un véhicule de police banalisé. Les policiers, en possession de son immatriculation, se sont présentés à son domicile du Connecticut pour l’appréhender. Selon le New Cannan News, il a alors reconnu qu’il était « stupide d’avoir pris la fuite » mais ne comprenait pas pourquoi les flics venaient jusque chez lui, car il n’avait « tué personne et ni causé aucun dommage matériel. » Orwics a démissionné de SAC quelque temps plus tard.

La vie selon Ponzi

Steven Wessel ne s’est pas contenté de mettre en place une simple chaîne de Ponzi. Il semble bien avoir étendu son système au-delà de sa simple vie professionnelle, prétendant même avoir obtenu son PhD à Oxford. Cerise sur le gâteau, il a poussé le bouchon jusqu’à organiser un dîner d’anciens élèves avec le président de l’université, alors qu’il n’y avait jamais mis les pieds. Wessel a été arrêté deux mois seulement après avoir mis sur pied son imposture.

Des résultats de tests au top

L’histoire de Paul Flowers remonte à l’an dernier : cet ancien président de la Co-operative Bank, non content de consulter régulièrement des sites pornographiques depuis son ordinateur professionnel, avait été arrêté pour avoir acheté de la méthamphétamine et de la cocaïne. Ce n’est pourtant que cette année que le conseil d’administration s’est expliqué sur les raisons de son recrutement, en dépit de son inexpérience manifeste en finance : « Il avait obtenu d’excellents résultats aux tests psychométriques. » Vraiment ?

Habillé pour l’hiver

Michael Lucarelli, ancien chargé de relations investisseurs, a plaidé coupable dans une affaire de délit d’initié, une histoire de fou au cours de laquelle les enquêteurs l’ont laissé agir en toute connaissance de cause afin de le prendre en flagrant délit. Mais c’est à l’issue de sa convocation qu’il a surtout fait les gros titres, lorsqu’il a été photographié courant pieds nus et en marcel en pleine rue.

C’est pas moi, c’est Snoopy

L’ex Morgan Stanley John Kelly s’est retrouvé accusé d’avoir filmé ses ébats amoureux avec plusieurs partenaires féminines à leur insu, et de les avoir publiés sur la toile. Il s’en est défendu en reportant la responsabilité sur son chien.

Pas de preuve, pas de délit

Trois hommes ont été arrêtés pour délit d’initiés dans une histoire rocambolesque où les informations relatives aux acquisitions étaient transmises via des post-it et des serviettes en papier à la Grand Central Station de New York. Le destinataire les mâchait – voire les mangeait bien souvent.

Fièvre aux Bahamas

Peut-être la bataille judiciaire la plus sidérante de l’année : celle qui oppose le milliardaire Louis Bacon, détenteur d’un fonds spéculatif, à son voisin aux Bahamas, le magnat de la confection Peter Nygard, autour d’une brouille sans fin. La plainte indique que Nygard aurait engagé des journalistes pour monter une cabale contre Bacon, allant jusqu’à créer de fausses vidéos le faisant passer pour un meurtrier, trafiquant de drogue et membre du Ku Klux Klan. Nygard aurait également payé des  manifestants pour défiler dans les rues avec des banderoles anti-Bacon. A l’origine du différend, une déclaration de Bacon accusant son voisin d’occasionner des dégâts à l’environnement par l’extension sa propriété. Ce que Nygard dément, naturellement.

La précaution de trop

À cette période l’année dernière, Aubrey Lee Price, ex-directeur de Montgomery Bank & Trust, était légalement mort. C’est du moins ce qu’il cherchait à faire croire, après avoir mis en scène son faux suicide aux seules fins d’échapper à des poursuites pour détournement de fonds. Price a été démasqué le soir du Nouvel An, arrêté par la police au volant d’une voiture aux vitres teintées trop foncées au regard de la loi.

Vous avez dit intimidation ?

En voilà une moins salée qu’absurde, et un peu plus élaborée. L’un des partenaires d’un fonds spéculatif activiste utilise une tasse très spéciale lors des réunions avec les présidents des sociétés dont il détient des parts, et auxquelles il souhaite imposer des changements. Elle arbore tout simplement les photos des membres du conseil d’administration qu’il a éliminés lors de précédentes campagnes…

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