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La fin du boom des salaires dans le conseil

L’année 2006 et le premier semestre 2007 constituent une période qui n’évoque pas que des bons souvenirs chez les acteurs du conseil. Certes, la croissance du secteur était au rendez-vous (+ 14 % en 2007), mais le marché du recrutement ressemblait peu ou prou à un champ de bataille, sur lequel cabinets et banques se disputaient, à coup de surenchères sur les salaires, les consultants – en particulier ceux avec quelques années d’expérience au compteur. La crise des subprimes a renversé la vapeur. Autre temps, autres mceurs.

Il y a encore un an de cela, les banques faisaient leur marché chez nous, se souvient Thierry Auzias, associé au sein du cabinet de conseil en management et en organisation SterWen Consulting, spécialisé dans les secteurs de la banque, de la finance et de l’assurance (50 consultants). Même si le conseil était souvent capable de proposer de meilleures rémunérations, l’écart s’était réduit. Il était parfois difficile de rester compétitif. Depuis 6 mois, on connaît un peu de répit, les banques étant beaucoup moins demandeuses.

La pression toujours là pour les consultants seniors

Selon une enquête interne réalisée fin 2007 auprès des membres du Syntec conseil en management, le syndicat patronal du secteur, les rémunérations des consultants âgés entre 30 et 40 ans ainsi que celles des jeunes diplômés des grandes écoles ayant fait des stages en cabinets étaient sous forte pression. Pour ces derniers, les fixes se sont stabilisés à 38-42 k€, soit tout de même + 10 % en un an.

L’Affaire SG a beaucoup beaucoup fait tomber la pression ! , relève Jean-Luc Placet, président du Syntec conseil en management et PDG du cabinet de conseil IDRH. Un signe ne trompe pas : l’effondrement du turnover, qui est passé de 20 % à 14 % chez les grands cabinets en seulement 3 mois. Et le taux devrait vraisemblablement continuer à baisser dans les prochains mois, selon le Syntec. Les spin-offs semblent aussi moins monnaie courante que par le passé.

Toutefois, compte tenu des prévisions optimistes de croissance pour 2008 (+ 11 %, selon le Syntec) et du besoin de compétences, le conseil n’est pas à l’abri d’une nouvelle poussée de fièvre salariale. En particulier tant que celui-ci n’aura pas solutionné le problème de rétention de ses profils expérimentés, véritable talon d’Achille de la profession.

commentaires (1)

Comments
  1. Les gens de Sterwen ne sont heureusement pas représentatifs du marché. Cette année encore les consultants progressent… La rareté crée la valeur n’est-ce pas? et vous en connaissez beaucoup des ingénieurs bilingues anglais avec 5 ans d’expérience dans le flux back to front…

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