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Natixis, dans le vert, mais toujours en convalescence

La filiale du groupe BPCE revient de loin. Après cinq trimestres consécutifs de pertes, Natixis, la banque française la plus touchée par la crise financière, a enfin renoué avec les bénéfices : 268 millions d’euros pour le troisième trimestre (communiqué).

Une trêve pour l’ensemble des employés de la banque qui retiennent leur souffle à chaque résultat trimestriel. Mais les bonnes nouvelles s’arrêtent là. Ce résultat est nettement inférieur aux attentes du marché. Selon le consensus Reuters, les analystes anticipaient un bénéfice de 488 millions.

L’activité de banque d’investissement n’a pas profité de la vigueur des marchés de capitaux, contrairement à ses concurrentes françaises. Elle recule de 25% par rapport au trimestre précédent, à 750 millions d’euros. Toutes les activités sont en baisse, surtout le Fixed Income et l’activité Taux, Change, Matières Premières, mais également les marchés Actions et dans une moindre mesure les métiers de Financement.

Ratio coût/revenu élevé

Natixis, qui a été très active dans le secteur de la titrisation, a été très affectée par les fortes turbulences sur les marchés. Le business model de sa BFI a été mise à rude épreuve étant donné un ratio coût/revenu élevé , relevait hier Jean-Pierre Lambert, analyste chez Keefe, Bruyette & Woods, avant la publication des résultats.

La banque n’avait pas hésité à accorder 70 millions d’euros de bonus à 3.000 de ses salariés l’an passé après avoir pourtant subi une perte nette de 2,8 milliards d’euros en 2008 (lepoint.fr). Quid des bonus 2009 ?

En pleine chasse aux coûts, Natixis indique pour ce trimestre un léger recul des charges dans son activité BFI, en raison de la poursuite de la baisse des effectifs (-3% sur le trimestre, -14% sur un an).

Malgré ces efforts, les charges pèsent de manière croissante sur les comptes. Elles représentent 64,5% des revenus ce trimestre contre 57% environ au 1er et 2nd trimestre et 42,4% au dernier trimestre 2008. C’est plus que BNP Paribas CIB (54,5%) et SGCIB (58,3%), mais moins que Calyon, pour qui les charges atteignent 82% des revenus au dernier trimestre !

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