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Les Big 4 à l’affût des jeunes étudiants

La concurrence pour l’embauche de jeunes diplômés est telle que les Big 4 viennent démarcher les étudiants bien avant leur sortie de l’université.

Sarah Shillingford, associée chez Deloitte et responsable de ce programme, explique que les participants se voient confrontés lors de ce stage à une multitude de situations : des jeux de rôles aux entretiens relatifs à leurs qualifications, en passant par des présentations du cabinet. Ces étudiants n’ont aucune garantie de devenir stagiaires chez nous. Mais ils apprendront beaucoup sur le métier et pourront ainsi bénéficier d’une bonne préparation en vue d’une éventuelle candidature, commente-t-elle.

La demande pour ce type de programme dépasse l’offre. Il se pourrait que nous organisions 4 ou 5 programmes de ce type d’ici la fin de l’année . Les participants doivent répondre aux mêmes exigences de performance que celles exigées à l’embauche : mention bien au Bac et de bonnes chances d’avoir d’excellentes notes à leur diplôme de fin d’étude.

Mais l’intérêt de Deloitte pour les jeunes universitaires ne se limite pas aux étudiants de première année. Le cabinet a mis en place un programme spécifique pour les bacheliers qui désirent prendre une année entre le lycée et l’université. Pendant 7 mois, ils travaillent chez Deloitte et touchent 75 % du salaire moyen des jeunes diplômés. Ils ont ensuite droit à un congé pour partir en vacances et à 1 500 livres sterling d’argent de poche. Quand ils rentrent de leur voyage en Bolivie, ils reçoivent une bourse de 1 000 livres sterling par année d’étude universitaires et ont la chance de travailler dans le cabinet pendant les vacances d’été.

Sarah Shillinger concède que ce type de programme n’est pas nouveau. Deloitte l’a adopté lors de l’intégration en 2002 d’Arthur Andersen, son promoteur historique. Ce programme se développe pourtant: de 25 élus cette année, il Comment trouver un job ? devrait passer à 40 l’année prochaine.

Les concurrents de Deloitte observent cette politique de formation avec intérêt. Le directeur des ressources humaines de Ernst & Young, Stevan Rolls, explique que les stagiaires étudiants en première année constituent un élément stratégique, et ce type de programme devrait se mettre en place chez Ernst dès l’année prochaine.
Ernst & Young entreprend déjà des efforts pour attirer les très jeunes talents et a lancé, en partenariat avec l’université de Lancaster, une formation de comptabilité et finance. 40 étudiants vont effectuer 18 mois de stage au sein du cabinet pendant les 4 ans que compte le programme. Cela nous permet d’identifier très tôt les bons profils et d’offrir à ces étudiants une expérience professionnelle intéressante , estime Stevan Rolls.

Chez KPMG, le directeur du recrutement et des ressources humaines Keith Dugdale précise qu’ils offrent déjà également un programme de 6 à 9 mois aux étudiants désireux de travailler avant d’entrer à l’université.

KPMG réfléchit également à la mise en place d’un système de bourse, mais pas nécessairement avec l’idée sous-jacente de fidéliser les recrues potentielles dès leur plus jeune âge. Toutes les recherches prouvent que si l’on subventionne les étudiants pendant leurs années à l’université, et si ces derniers passent ensuite leur été à travailler dans votre cabinet, ils finissent par ne plus vouloir rejoindre le cabinet une fois diplômés , nuance Keith Dugdale.

KPMG se targue au contraire de fournir aux étudiants la formation dont ils ne sauraient bénéficier à l’université.

En France également, ces programmes l’institutionnalisent. Chez PwC, on cherche à nouer une authentique politique de partenariat avec les écoles. Année après année, nous avons construit de véritables partenariats avec plusieurs associations étudiantes. À travers ces partenariats, nous souhaitons mieux faire connaître PricewaterhouseCoopers tout en partageant des moments forts de la vie des campus , fait-on valoir.
Pour autant, le cabinet attend des écoles une attitude proactive et a listé une série de critères à vérifier dans la sélection des projets de partenariat :

  • une proposition pertinente (prestations proposées, budget, plan de communication…) mettant en avant la valeur ajoutée qu’elle apportera à PwC ;
  • un bon mélange d’événements tant ludiques qu’informatifs ;
  • des lieux de rencontres entre étudiants et professionnels de PwC.
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