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Les deux pires gaffes en entretien ayant conduit à des offres fermes d’emplois

Couvrant Wall Street depuis maintenant quelques années, j’ai développé un vice particulier ou si vous préférez un plaisir coupable : les histoires d’entretiens explosives…

A la fin de chaque conversation avec un recruteur ou un manager RH, je pose toujours la même question : “quelle est la plus grosse bourde que vous ayez vu commettre en entretien ?”. Je ne suis pas certain de savoir pourquoi je suis aussi friand de ce genre d’anecdote. Peut-être parce que cela peut aider aux lecteurs d’éviter un sort analogue. Ou bien parce que cela humanise un processus trop souvent mécanique. Ou peut-être juste parce que cela me fait sourire…

Quoi qu’il en soit, nous avons dans le passé chroniqué plusieurs de ces histoires, comme par exemple ce candidat à un poste dans un hedge fund qui portait un maillot de football au moment du Mondial, ou bien cet autre candidat qui répondu ‘commander un sandwich’ lorsque la secrétaire lui a demandé ce qu’elle pouvait faire pour lui…

Mais toutes ces anecdotes sont racontées du point de vue des recruteurs, et terminent toutes en fiasco. Récemment, je suis tombé sur deux brillants employés de Wall Street et, par chance, ils m’ont raconté la pire gaffe qu’ils aient jamais commises en entretien.

La première concerne un trader. Diplômé d’une grande école, il a réussi à décrocher lui-même un entretien avec une boutique prometteuse. L’entretien se passait bien jusqu’à ce qu’on lui pose une question qui le laissa perplexe : “sur le marché, êtes vous plutôt bullish ou bearish ?”. Il se figea. Ignorant le vocable de la profession, il n’avait absolument aucune idée de ce que cela signifiait. De bonne foi, il a reconnu son ignorance et l’entretien s’est poursuivi. Plus tard, il a googelisé la phrase.

La deuxième anecdote concerne une femme avec à peu près les mêmes qualifications qui passa un entretien pour un poste de back-office. Encore une fois, l’entretien se passait pour le mieux jusqu’à ce qu’on lui pose une question relativement simple : “Connaissez-vous quelqu’un qui travaille ici ?”. “Oui”, a t-elle répondu. “Il s’agit d’un trader obligations à hauts talons”.

“D’un quoi ?”, a demandé l’intervieweur, incrédule. “D’un trader obligations à hauts talons” a répété la candidate. Renseignement pris, cette dernière a découvert que sa connaissance était en fait un “trader obligations à haut rendement”, et qu’elle avait confondu ‘high heeled’ (talons hauts) avec ‘high yield’. Peut-être avait-elle en tête la couverture de ce livre sur Amazon, qui sait ?

Le plus amusant concernant ces deux histoires et qu’elles ont fini par des offres fermes d’emploi.

Cela fait maintenant une dizaine d’années que ces deux personnes font une brillante carrière dans les sociétés où elles ont gaffé en entretien.

Personnellement, j’ai trouvé ces histoires plutôt rassurantes. Deux sociétés qui ont passé outre des gaffes en entretien et ont décidé d’embaucher ces jeunes gens extrêmement intelligents bien qu’inexpérimentés. Et cela a porté ses fruits…

Ceci dit, ces histoires ont eu lieu il y a plus de dix ans. Dans la culture actuelle, où Wall Street est devenu frileuse et où les étudiants en MBA apprennent l’art de la conversation informelle via un algorithme, rien ne dit que les banques et autres sociétés de trading fassent preuve de la même mansuétude.

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