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Les faux pas peuvent coûter cher aux analystes malveillants

L’AMF veille au grain. Les analystes qui prennent des libertés avec l’éthique et la déontologie du métier sont prévenus : les sanctions tombent et peuvent coûter cher.

Brice Mari l’a appris à ses dépens (boursier.com). L’Autorité des marchés financiers lui a infligé une amende de 60.000 euros pour avoir vendu à découvert des titres Infogrames en février 2006, à travers le compte titres de son père, en profitant d’une information privilégiée que lui avait conféré son statut.

La plus-value est estimée à plus de 26.000 euros. Cet ex-analyste, aujourd’hui investment manager dans une grande banque britannique, travaillait au moment des faits pour Exane.

Ce mois-ci, le gendarme de la bourse a également condamné à une amende de 20.000 euros un investisseur suisse pour diffusion de fausses rumeurs sur le forum Boursica (rue89.com). Une première dans l’histoire de l’institution.

L’AMF veut renforcer “l’efficacité de sa fonction répressive”

L’AMF a récemment durci son arsenal répressif. Depuis la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008, la Commission des Sanctions peut prononcer une sanction pécuniaire allant jusqu’à 10 millions d’euros ou au décuple du montant des profits éventuellement réalisés.
Dans un document consacré aux procédures de sanction, l’autorité indique qu’elle souhaite renforcer encore l’efficacité de sa fonction répressive en instaurant une phase contradictoire en amont de la notification de grief et en ayant la possibilité de former un recours à l’encontre des décisions de la Commission des Sanctions, pour l’heure, réservée uniquement aux personnes sanctionnées.

commentaires (4)

Comments
  1. Et pendant ce temps, avec un petrole proche des 150, GS disait d’acheter a ses clients alors que GS vendait en compte propre…

    “Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir”

  2. Bobysson, considérez vous une plus value de 26 000 euros comme un revenu misérable ? C’est un an de vie d’un smicard célibataire, allocations comprises.

    Vous avez proclamé par le passé votre absence de morale, c’est donc à titre purement informatif que je vous informe donc qu’en morale, le pire n’a jamais excusé le mal.

    L’AMF a besoin de muscles. Je pense pour ma part que le métier a besoin de 20 ans de “fonction répressive” renforcée voire “vexatoire”.

    Au delà de la morale, la finance, pour le salut de l’humanité, doit régresser jusqu’à redevenir ce qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être : un métier chiant réservé à quelques spécialistes ultra-contrôlés, avec une innovation par décennie grand maximum.

  3. Les instances supérieures de l’AMF ont été plus que vivement critiquées pour ne pas taper sur les plus forts (EADS), faits à l’appui.

    Il ne faut pas remettre en question ce rôle de gendarme qui est nécessaire, mais on s’aperçoit que seuls les délits “mineurs” sont sanctionnés. A ce stade, on appelle ceci est de la communication.

    Aussi loin que je me souvienne, la finance n’a jamais été un métier chiant. L’innovation fait partie de l’humanité, régresser est illusoire.

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