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Au moins trois raisons de se réjouir à la vue des résultats de BNP Paribas

À première vue, une perte nette de 4,3 mds d’euros fait désordre dans n’importe quel résultat trimestriel bancaire. Cependant l’accident de parcours de BNP Paribas avait été largement anticipé depuis l’annonce le 30 juin dernier d’une amende record de près de 9 mds de dollars infligée par les autorités américaines. Surtout, la banque, clouée au pilori, semble redoubler de force et de motivation pour atteindre les objectifs de son plan 2014-1016. Les résultats du deuxième trimestre montrent au moins trois raisons de se réjouir.

1 – les équipes ont su délivrer !

On nous parlait d’équipes déboussolées, sous le choc, après la signature de l’accord avec les autorités américaines. Elles ne se sont pas pour autant démobilisées. Elles ont toutes continué à délivrer et à générer du revenu.

Hors éléments exceptionnels, le résultat net ressort en hausse de 23,2% sur un an à 1,92 md d’euros, alors que le consensus des six analystes interrogés par Thomson Reuters était de 1,53 md.

Les revenus des pôles opérationnels connaissent une belle progression chez Investment Solutions (+5,0%), et sont en nette hausse chez Corporate and Investment Banking (+14,6%), portée par la forte progression des activités de Conseil et Marchés de Capitaux (+22% à 1,5 md d’euros) où les clignotants sont globalement au vert dans les activités de fixed income, dérivés actions et fusions & acquisitions.

2 – les objectifs de développement sont toujours à l’ordre du jour

Le coup de massue portée par la justice américaine n’a pas fait reculer BNP Paribas sur ses projets de développement. La banque confirme ses objectifs de son plan 2014-2016 présenté en début d’année, qui vise un objectif de croissance de 10% de son chiffre d’affaires et d’une rentabilité d’au moins 10% de ses fonds propres pour 2016. À ce propos, Jean-Laurent Bonnafé, CEO de BNP Paribas, a dans une vidéo tenu personnellement à « réaffirmer l’intérêt stratégique pour le groupe de se développer aux Etats-Unis ».

L’augmentation des frais de gestion reflète notamment le « développement de l’activité » chez Investment Solutions (+4% en un an) et surtout chez CIB (+12%).

3 – Le renforcement du contrôle interne avec au menu des embauches

Au moment de l’annonce de la sanction des autorités américaines, BNP Paribas avait publié un communiqué indiquant toute une série de mesures pour renforcer les procédures et le contrôle interne. Jean-Laurent Bonnafé réitère : « Le Groupe a tiré les enseignements de ces faits passés et met en œuvre un renforcement majeur de son contrôle interne ».

Concrètement ? La banque veut allouer plus de moyens alloués à la conformité. Cela passe par une augmentation des effectifs de la fonction, sans que la banque indique de chiffre. Elle explique simplement que ces effectifs ont déjà progressé de plus de 40% depuis 2009, passant de 1.125 personnes en 2009, à près de 1.600 à fin 2013. Un effort significatif puisque ces effectifs globaux ont baissé de 7,5% pendant la période. À ce jour, le site Carrières de la banque compte 380 offres d’emploi en compliance partout dans le monde, et surtout aux US (70% des postes à pourvoir).

Au sein de l’Inspection générale, a été notamment créée une équipe spécialisée dans les problèmes de conformité et de sécurité financière. Au-delà, BNP Paribas, qui confie avoir fait appel à cabinet de conseil international, veut opérer un shake-up de son organisation :

–          « Alignement de l’organisation des fonctions de supervision et de contrôle* », qui implique une intégration verticale des fonctions « Conformité » et « Juridique ». Vous aurez noté l’astérisque qui renvoie à la mention : « * Sous réserve de la consultation des partenaires sociaux ».

–          Création d’un « Comité Groupe de Supervision et de Contrôle » présidé par Bonnafé en personne et qui se réunira deux fois par mois pour s’assurer de la cohérence et la coordination des actions de supervision et de contrôle.

–          Création d’un « Comité Ethique Groupe », qui comprendra des personnalités qualifiées extérieures.


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