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Une journée avec Nadine Schneider, responsable des règlements-livraisons européens à Francfort

07h30 Je me lève, je prends une petite tasse de café et une tartine grillée. Ce n’est pas un gros petit déjeuner mais j’aurais du mal à aller au travail le ventre vide ! Puis je me mets en route. Quand j’en ai envie, je prends le U-Bahn, le métro de Francfort, mais mon bureau n’est qu’à trois stations, donc j’y vais généralement à pieds.
09h00 Je n’arrive pas toujours à la même heure au bureau. On fait des roulements dans l’équipe, certains commencent à 9h, d’autres à 9h30 et d’autres encore à 10h. Certains devant travailler tard le soir, il est inutile que tout le monde soit là de bonne heure.
Mon travail est fonction des rapports émis les jours précédents et des transactions de la journée. Tous les matins, je fais mon rapport, généralement d’au moins deux pages. Il détaille toutes les transactions qui n’ont pas été accomplies durant la nuit et restent en suspens. Si une opération n’est pas réglée, c’est que nous n’avons pas livré ou reçu les titres en temps et en heure ou que la contrepartie (ou nous) n’a pas respecté toutes les spécifications.
J’ai ma façon de travailler, je traite d’abord les opérations du jour en date de valeur qui auraient déjà du être réglées ainsi que les opérations les plus grosses en terme de montant.
Je commence par appeler la contrepartie pour savoir, par exemple, pourquoi l’obligation n’a pas été livrée après l’achat. Concrètement, j’appelle nos traders ou nos sales, qui peuvent être à Paris, Londres, Francfort ou New York, et je les questionne sur la transaction en question. Ils sont parfois au courant de l’ordre et sont sur le point de la valider. Parfois, ils n’en savent rien du tout ! Dans ce cas, je dois faire la lumière sur cette transaction dont personne n’est au courant.
Il peut y avoir plusieurs raisons à ce problème. Par exemple, un trader peut avoir enregistré la transaction avec un mauvais prix ou encore une date de valeur erronée.
Cette enquête peut être longue et j’ai pour ça besoin de toutes mes compétences en langue : allemand, anglais et français.
Tous les jours, il y a entre 600 et 800 transactions sur des obligations sur ce marché bien particulier qui fait partie du périmètre de mon groupe. Si tous les ordres collaient et si toutes les obligations étaient bien réglées ou livrées par la contrepartie comme prévu, on n’aurait rien à faire. Mais ça n’arrive jamais ; enfin presque jamais !
11h00 A la moitié de la matinée, j’ai généralement bien avancé sur les opérations en suspens les plus urgentes et j’ai commencé à m’attaquer à d’autres ordres qui ne sont pas débouclés chez Euroclear. Euroclear est un des systèmes de compensation des transactions sur obligations en Europe, qui offre aussi des prestations de prêt/emprunt de titres. Il arrive que la Deutsche Banque vende une obligation qu’elle ne peut pas livrer immédiatement à une contrepartie qui la veut tout de suite. Dans ce cas, Euroclear peut nous prêter l’obligation jusqu’au lendemain le temps que la notre soit disponible.
Le coût d’emprunt de l’obligation n’est pas très élevé tant qu’on la restitue avant deux heures le même jour. Mais on s’expose à des commissions additionnelles importantes si on la livre en retard. Du coup, c’est la course jusqu’à deux heures, je suis toujours très occupée à essayer de localiser nos obligations de sorte que l’on puisse les livrer à temps !
Quand la limite approche, ça peut devenir très mouvementé: je suis en permanence au téléphone avec mes clients dans le monde entier – nos traders, nos sales et le middle office – à essayer de savoir ce qui est arrivé aux obligations que je piste et à faire en sorte que tout soit réglé et livré en temps et en heure.
14h00 Après le rush de 2h, généralement je respire un peu et je vais déjeuner à la cantine du rez-de-chaussée.
15h00 Je passe généralement l’après-midi à vérifier les ordres dont la date de valeur est à J+1, c’est à dire les transactions qui doivent être réglées le lendemain. Encore une fois, il faut appeler les différentes parties prenantes. La plupart du temps, ils sont contents d’avoir de mes nouvelles : il est dans leur intérêt de traiter les suspens le plus vite possible.
Au cours de l’après midi, j’ai aussi le temps de parler avec mon équipe internationale des projets sur lesquels on travaille. Nous voulons par exemple standardiser le traitement des règlements pour rendre notre département plus efficace. C’est intéressant et ça nécessite une connaissance approfondie du fonctionnement des marchés obligataires.
18h00 La journée se termine généralement vers 18h. Je reste parfois un peu plus tard : si un trader fait une transaction à la dernière minute, c’est à moi de m’assurer que l’ordre est bien enregistré dans les systèmes informatiques, prêt à être exécuté dans le prochain cycle de règlement le lendemain ou le surlendemain. Je quitte rarement le bureau après 8h. Ça n’arrive quasiment que quand mes collègues sont malades ou en vacances.
19h00 J’essaie de profiter au mieux des soirées d’été. Quand je sors du bureau, je vais courir ou je retrouve des amis pour boire quelques verres.

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