☰ Menu eFinancialCareers

Faut-il se préparer à des suppressions d’emplois en France ?

Les unes après les autres, les banques annoncent la couleur. La menace se rapproche. Les banques françaises sauront-elles faire exception ?

Bank of America, Citigroup, Lehman Brothers, Bear Stearns, HSBC, Dresdner Kleinwort, UBS, credit Suisse… La liste des banques annonçant des plans de licenciements (de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’emplois) s’allonge presque quotidiennement. Au départ cantonnées outre-Atlantique, les mauvaises nouvelles gagnent progressivement l’Europe. Dernier exemple en date : Deutsche Bank, qui a annoncé moins de 300 suppressions d’emplois dans sa branche Global markets à New York, à Londres mais aussi en Europe continentale, sans plus de précisions.

Les banques françaises, qui commenceront à publier leurs résultats annuels le 20 février, se font discrètes et laissent entendre que les pertes ne présentent pas de commune mesure avec celles enregistrées par les établissements américains. Les observateurs n’anticipent donc pas de suppressions d’emplois à court terme. En tout cas, pas sur l’Hexagone, les banques françaises commençant par réduire la voilure à l’étranger, notamment aux États-Unis. Mais l’actualité boursière des derniers jours pourrait les obliger à réviser ce diagnostic.

Un net refroidissement du marché de l’emploi en BFI

Une chose est sûre : les réorganisations sont en marche. BNP Paribas a indiqué vendredi 18 janvier des changements dans son activité européenne de syndication de dette, dans le cadre d’un vaste programme mené au sein de son métier Fixed Income, destiné à renforcer sa franchise sur les marchés de dette et à concentrer ses ressources dans les
domaines les plus stratégiques
.

De leur côté, les spécialistes du recrutement constatent depuis quelques mois un net refroidissement du marché de l’emploi sur la banque d’investissement. Environ 10 % des mandats ont été stoppés (titrisation, dérivés de crédit), relève Thierry Mageux, directeur régional de Robert Half Banque & Assurance. En outre, les délais de recrutement s’allongent (jusqu’à trois mois pour certains postes voire au-delà) notamment pour les métiers du financement (chargé d’affaires LBO, structuration de financement, analyste crédit, analyste financier dans les sociétés de Bourse) et aussi les métiers en lien avec les activités de marché y compris les sales. De même, la part des créations pures de postes dans les recrutements (versus remplacements) diminue. Aujourd’hui, la part moyenne de création de postes se situe à 40 % contre environ 70 % avant la crise.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici