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Les GAGNANTS de 2010

Après une année 2009 particulièrement douloureuse, on ne pouvait espérer que mieux pour 2010. Et des progrès, il y en a eu. Voici les principaux secteurs / métiers qui ont tiré partie de cette reprise molle.

Les départements des risques de marché

La page de l’affaire Kerviel a beau avoir été tournée, les fonctions de risk management en général, et les risques de marchés en particulier, ont continué à être en tête d’affiche des recrutements des BFI françaises cette année. Outre l’incroyable récurrence des offres, on remarque cette année que les banques sont allées plus loin dans la déclinaison et l’optimisation des fonctions, par ligne de métier et par classe d’actifs par exemple. On constate ainsi que les établissements ont technicisé et seniorisé ces métiers qui se sont professionnalisés en fonction de problématiques données (modellisation / production / direction de projets liés aux métiers / business analyse…) , commente Denis Marcadet, président fondateur du cabinet de chasse Vendôme Associés. Les recruteurs ont surtout fait les yeux doux aux ingénieurs issus du front-office dotés d’une première approche des risques ou d’un passé de quant ou de trader.

Rates et Forex

Le marché de l’emploi en finance de marché à Paris a été marqué par un net mouvement d’embauches sur les activités de flow business au premier semestre, avant de marquer le pas l’été dernier. L’ensemble des sous-jacents en ont bénéficié même si un effort particulièrement marqué a concerné les activités de rates et de FX. Les banques anglo-saxonnes ont reconstitué leurs équipes de sales, essaimées pendant la crise , relève Frédéric Pommier, associé du cabinet de chasse Euro RH spécialisé en capital market et asset management. Côté rémunération : on était, pour les meilleures embauches, sur des total compensation pas si éloignées des niveaux d’avant-crise.

Les profils commerciaux en gestion d’actifs

Après une année 2009 dans le noir, le secteur français de l’asset management a entamé sa convalescence en 2010. Pour se remettre en ordre de bataille, les sociétés de gestion ont d’abord remusclé leur force commerciale. La grande majorité des recrutements a été réalisée sur des profils commerciaux seniors avec un carnet d’adresses idéalement ou un solide réseau, de façon très marquée chez les CGP et chez les institutionnels surtout en fin d’année , témoigne Lydivine Marie, consultante au sein du cabinet de recrutement Norman Alex. Un autre phénomène a marqué le secteur cette année : De nombreux sales ou gérants ont créé leur propre structure. Les profils internationaux et ceux avec une bonne connaissance de la clientèle des conseillers en gestion de patrimoine indépendants ont été les candidats favoris auprès des boutiques.

Les analystes equity

Le petit monde de la recherche equity s’est remis en mouvement cette année. Les experts reconnus ont été à nouveau beaucoup chassés par des établissements basés à Londres et à Paris, soit pour renforcer des secteurs Banque, Energie, Utilities… soit pour remplacer les partants. La fin d’année a été marquée par un véritable jeu de chaises musicales sur les spécialistes du secteur bancaire notamment avec des recrutements chez Morgan Stanley, Société Générale, Exane BNP Paribas, Investec, Evolution (Financial News). Guillaume Tiberghien, nommé top banks analyst par le classement Thomson Reuters Extel 2010 a ainsi quitté Credit Suisse pour Exane BNP Paribas.

Les consolideurs

Il y a des métiers qui n’ont pas connu la crise comme le contrôleur de gestion ou le responsable chef comptable. Ce n’est pas le cas du consolideur. Cette fonction d’expert au sein des grands groupes avait été gelée en 2009, elle a fait son grand retour en 2010. Si l’on ne constate pas d’explosion sur les salaires, les candidats sont cependant en position confortable pour négocier des salaires d’embauche à la hausse , constate Bruno Fadda, associate director du cabinet Robert Half. Parallèlement, les grands groupes ont de plus en plus tendance à présenter leur département consolidation comme étant une voie royale pour évoluer dans l’organisation et un vivier de talents comme on l’observe déjà en audit interne , relevait la dernière étude de rémunération du cabinet publié en octobre.

Rupture conventionnelle

Ce divorce à l’amiable institué il y a deux ans dans le cadre de la loi de modernisation du marché du travail a connu un véritable boom cette année. Le nombre mensuel de demandes d’homologation atteint 15 000 dès la fin 2008, 20 000 à l’été 2009 et dépasse 25 000 à l’été 2010, selon une note du Centre d’analyse stratégique, rattaché au Premier ministre. Au total, 400 000 ruptures conventionnelles ont été signées depuis son instauration. Cette nouvelle formule qui évite les contorsions du type licenciement à l’amiable, voire de détourner les règles d’un licenciement pour motif économique, comme le dénoncent ses détracteurs, a été particulièrement populaire dans le secteur financier, si l’on en croit les spécialistes du recrutement de ce secteur.

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