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Résultats 2007, la page n’est pas encore tournée…

Vous avez passé ces dernières semaines cloîtré dans une salle de réunion ? Une piqûre de rappel sur la situation des banques françaises s’impose.

Le bal des bilans comptables 2007 des établissements bancaires européens est désormais clos. Résultat des comptes : les banques françaises, qui ont longtemps fait entendre qu’elles seraient peu impactées par la crise sur les marchés de crédit, ne brillent pas par leurs performances ! Comme l’a résumé hier le quotidien Les Échos, deux des six banques les plus exposées – et trois sur les dix premières – sont des établissements français .

Le champion français des dépréciations, à la troisième place du palmarès européen derrière UBS et HSBC, est Crédit Agricole SA avec un impact de 2,7 milliards d’euros nets sur les comptes de 2007, devant Société Générale (2,5 milliards d’euros) et Natixis (1,7 milliard d’euros). BNP Paribas, à la 11e position du classement européen, sort gagnant avec une dépréciation de seulement 2,1 milliards d’euros. C’est surtout le seul établissement français à avoir enregistré une activité BFI bénéficiaire.

Annoncer les résultats a donc été une tâche plus ou moins douloureuse selon les établissements. Ce ne devait être qu’un mauvais moment à passer, nous avait-on promis. L’horizon va-t-il alors enfin se dégager ? Tout le monde pensait qu’on y verrait plus clair une fois les comptes publiés. En réalité, l’incertitude quant à de nouvelles dépréciations continue à peser et il faudra encore patienter jusqu’aux résultats du 1er trimestre , nous a confié Vally Colli, associée du cabinet de chasse Vendôme Associés.

Et les embauches ?

Par conséquent, l’arrivée imminente du printemps ne marquera pas la fin du coup de froid qui frappe l’embauche en BFI depuis l’automne dernier. Encore faut-il rappeler que les candidats ne sont pas tous logés à la même enseigne. Les fonctions support (compliance, contrôle, finance…) et middle-office (gestion des risques) sortent renforcées, précise Johan Brucale, directeur de la division Financial Services de Michael Page. Les postes front-office, eux, subissent de plein fouet la crise, qu’il s’agisse des activités de marchés, d’asset mangement, de corporate finance (M&A, LBO) ou encore de private equity.

Globalement, les employés des banques françaises auraient tort de sombrer dans le pessimisme. L’attractivité des marques françaises est toujours forte, en particulier sur les métiers pour lesquels leur excellence est reconnue (dérivés, produits structurés). En outre, sachez que la valeur de votre candidature ne sera pas dépréciée parce que votre groupe a enregistré de piètres performances. Il n’y a pas de pestiférés ! , veut rassurer Vally Colli.

Ce n’est en définitive qu’une mauvaise passe. Mais vivement qu’on puisse tourner la page…

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