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OPINION : La gestion de patrimoine à l’honneur dans les réseaux

Augmentation régulière du nombre d’assujettis à l’ISF, boom des départs à la retraite d’entrepreneurs et du nombre de personnes bénéficiant de stock-options, accélération des fusions, acquisitions et cessions de sociétés… Le marché de la gestion de patrimoine est devenu un nouvel axe de développement majeur pour les banques. Face à la démocratisation du marché de la gestion de patrimoine, les réseaux sont devenus des acteurs clés pour rechercher une clientèle nouvelle et faciliter la remontée des clients entre le réseau et la banque privée. L’organisation des marchés et des métiers au sein de la banque de détail est par conséquent en train de vivre une véritable révolution.

Jusqu’il y a encore peu de temps, les possibilités d’évolution pour les professionnels de la gestion de patrimoine étaient limitées (rareté des postes en management ou en animation, peu de segmentations de clientèles). Il était donc compliqué d’évoluer en interne sans renoncer à sa spécialisation gestion de patrimoine. Pour obtenir des postes de management, il fallait le plus souvent rejoindre le réseau grand public (particuliers, professionnels).

Désormais, le spectre des carrières ne cesse de s’élargir grâce à une meilleure structuration du business : gestion croissante en binôme (conseiller gestion de patrimoine pour la gestion technique et conseiller grand public pour les besoins courants), développement des agences dédiées à la gestion de patrimoine, y compris chez les banques généralistes, multiplication des segmentations de clientèles en fonction des montants des avoirs, etc.

Trois métiers phares

Avec la montée en gamme du métier et, en parallèle, la nécessité d’attirer les meilleurs candidats, de nouvelles perspectives professionnelles ont vu le jour :

1. Animateur en gestion de patrimoine

Apparu il y a quelques années dans l’organigramme d’agences de grands établissements à vocation internationale comme nationale, ce professionnel doit apporter son soutien technique et commercial auprès du réseau. Un certain nombre d’agences sont sous sa coupe. Il ne gère plus de clients en direct mais se concentre sur son activité d’accompagnement des agences, avec qui il n’entretient pas de lien hiérarchique. Son activité sur le terrain doit permettre d’augmenter la vente des produits à vocation patrimoniale. Ce poste est très apprécié par les conseillers en gestion de patrimoine car il donne une nouvelle dimension au métier : l’animation d’équipes de chargés de clientèles, premier par vers le management.

Salaires

– 1 à 3 ans d’expérience : 35 à 42 k€ de fixe (variable compris entre 5 et 20 %).

– 4 ans d’expérience et au-delà : 42 k€ minimum de fixe (variable compris entre 5 et 20 %).

2. Ingénieur patrimonial

Ce poste, en pleine évolution, est actuellement très demandé sur le marché. Alors qu’il existe depuis plus de 5 ans dans le secteur du private banking, il a réellement fait son entrée dans le monde des réseaux il y a un an et demi. L’expert patrimonial est là pour soutenir techniquement le réseau. Ses attributions n’ont pas de dimension commerciale, si ce n’est qu’il intervient dans les rendez-vous clients à haute valeur ajoutée (cessions d’entreprises, héritages complexes…).

Salaires

– 1 à 3 ans d’expérience : 40 à 50 k€ de fixe (variable compris entre 0 et 10 %).

– 4 ans d’expérience et au-delà : 50 k€ minimum de fixe (variable compris entre 0 et 10 %).

3. Gestionnaire de fortune

Non, vous ne rêvez pas, on parle bien ici de banque de détail et non de private banking ! Ce nouveau segment a commencé à voir le jour il y a moins d’un an au sein notamment de banques régionales, qui pourtant sont déjà dotées de filiales dédiées à la gestion de fortune. Cette nouveauté est une réponse à la vulgarisation de la gestion de patrimoine, dont les seuils d’intervention sont de plus en plus bas. Les banques ont bien compris le besoin de différencier les services en fonction du montant des avoirs des clients. Par conséquent, les attributions de certains gestionnaires de fortune en banque de réseaux se rapprochent, dans certains cas, de celles de leurs confrères en banque privée. À l’allure où les métiers évoluent, il n’est pas interdit d’imaginer une mobilité des professionnels de la gestion de patrimoine vers le private banking.

Salaires

– 1 à 3 ans d’expérience : 40 à 55 k€ de fixe (variable compris entre 10 et 30 %).

– 4 ans d’expérience et au-delà : 55 k€ minimum de fixe (variable compris entre 10 et 30 %).

* Caroline Le Canu est senior manager chez Robert Half Banque et Assurance.

commentaires (1)

Comments
  1. Les segments 2. et 3. ont augmenté en technicité depuis déjà une dizaine d’années, notamment à travers des produits structurés de plus en plus complexes, que l’on traite d’habitude aves les comptes propres plus qu’avec eux, signe que la profession a de l’avenir ! Il est loin le temps où ils ne demandaient que du capital garanti…

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