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Coupe du Monde 2014 : Récap’ des prévisions des banquiers et des économistes

ballon de foot

Les financiers ont toujours eu un faible pour le ballon rond. Au Brésil – l’« o pais do futebol » (le pays du football, en français), les traders se sont mis en mode pause. Les volumes échangés sur les marchés ont sérieusement baissé depuis le début du mois. Aujourd’hui, jour de l’ouverture de la Coupe du monde, a été décrété jour férié par la capitale économique du pays Sao Paulo. Pas d’activité boursière, donc. Les bourses de la ville seront également fermées deux heures avant le coup d’envoi des matchs du Brésil.

Les professionnels de l’industrie financière, partout ailleurs, ne disposent pas de telles largesses de leur employeur. Néanmoins certains analystes et économistes ont eu le droit de s’amuser un peu et de mettre leur passion pour le data crunching au service de la World Cup. Petit résumé des prévisions.

Goldman Sachs :

La banque d’affaires américaine a réalisé ses prédictions sur la base d’un modèle mathématique analysant 14.000 matchs internationaux depuis 1960. Leur rapport fait 67 pages ! En résumé, voilà ce que ça donne :

Tableau prévisionnel des résultats des matchs de la Coupe du Monde 2014

UBS :

Selon la première banque Suisse, le Brésil est aussi favori pour gagner la coupe, mais a seulement 30% de chance de victoire alors que Goldman place cette probabilité à 46,5%. Comme pour ses homologues américains, la finale sera 100% sud-américaine, avec l’Argentine en deuxième place, selon UBS.

Andreas Hoefert, économiste en chef et CIO de la région Europe, a produit un rapport de 18 pages. La banque a pris en compte trois facteurs, les performances passés, l’atout ou pas d’être le pays hôte et enfin ce qu’il appelle le « Elo rating », une mesure des forces de l’équipes utilisé par la fédération internationale des échecs. Une méthode qui avait fait ses preuves en 2006. Andreas Hoefert avait correctement prédit la victoire de l’Italie, mais a échoué en 2010.

Unicredit :

Le groupe bancaire italient a également pris en compte dans ses calculs l’avantage d’être le pays hôte, auquel elle a ajouté deux autres facteurs : le nombre d’années d’adhésion du pays à la FIFA et les points marqués à la dernière Coupe du Monde.  Résultat : les favoris, là aussi, sont le Brésil et l’Argentine. Mais les analystes de la banque conseillent aux parieurs de miser sur l’Uruguay et le Ghana, largement sous-évaluées par les bookmakers.

Bloomberg :

Le sondage de Bloomberg réalisé auprès de 171 économistes issus de 139 entreprises et 52 pays donne également le Brésil vainqueur (pour la 6e fois dans son histoire), mais cette fois contre l’Allemagne. Pour plus de détail, regardez plutôt cette infographie, ICI. 

À la question des 4 équipes leaders du tournoi posées aux 171 économistes, seuls 6 n’ont pas choisi le quatuor Brésil, Allemagne, Argentine et Espagne. Trois ont choisi de placer le Portugal, deux l’Italie, et un l’Uruguay.

Deutsche Bank :

Deutsche Bank a quant à elle voulu se démarquer de ses camarades. Ce n’est pas l’équipe nationale allemande que le modèle statistique des analystes du groupe allemand a placé en tête mais l’Angleterre, un pari qu’aucun de leurs confrères n’a osé prendre.

Le modèle développé par une équipe de banquiers menés par Bilal Hafeez, foreign exchange strategist chez Deutsche Bank, débouche en réalité sur des résultats plus consensuels. « Nos modèles indiquent que le Brésil a plus de chance de l’emporter, devant l’Allemagne, l’Espagne et la France. Mais se tenir à ce pronostic serait ennuyeux et trop conventionnel. Aussi nous avons introduit ce que certains appellent un biais, parlons plutôt d’une couverture discrétionnaire », estiment les analystes, dans le rapport.

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