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Le classement des meilleurs analystes en France en 2014, et ce qu’il faut en retenir

Les rois (ou plutôt les reines) de l'analyse financière en France sont...

Les rois (ou plutôt les reines) de l'analyse financière en France sont...

Qui sont les meilleurs analystes “sell-side” en France ? Fondé sur le critère de la performance, le classement 2014 de StarMine (filiale de Thomson Reuters) donne des réponses claires à cette question épineuse. Nous avons tenté de mettre en lumière les dénominateurs communs de ces champions et les enseignements de ce classement réalisé pour L’Agefi (reproduit au bas de l’article).

1 – Rester au top est dur dans le métier

Nous avons commencé par comparer les résultats des classements individuels 2013 et 2014 et surprise : aucun des analystes figurant dans le Palmarès de StarMine de l’an passé ne se retrouve dans le celui de cette année. Dans ce métier, il apparaît difficile de briller sur la durée. Les performances sont aléatoires, surtout dans un contexte boursier favorable. En effet seuls 9 analystes ont surperformé en 2013 contre au moins 10 l’année précédente. « En raison de la bonne tenue des marchés, il a été plus difficile de se distinguer », en conclut L’Agefi.

2 – Pour briller, il faut savoir prendre des risques et se spécialiser

L’univers de l’analyse financière est de plus en plus concurrentiel. Aussi, « pour se distinguer, les analystes doivent se différencier et prendre des risques, indique Raj Shah, responsable de StarMine Research cité par L’Agefi. D’ailleurs le classement de StarMine surpondère les recommandations appuyées (strong sell ou strong buy versus sell ou buy, par exemple) dans son système de notation. « Les clients exigent désormais des recommandations bien précises, par opposition à une vision trop macro ou sectorielle », rappelle Raj Shah.

3 – Pour être un bon analyste, vivez caché

Trouver des informations sur les analystes récompensés cette année relève de la gageure. Seulement trois d’entre eux (Louis Boujard, Jean-Michel Koster, et Pierre-Loup Etienne) ont un profil LinkedIn actif, les autres sont soit totalement absents des réseaux sociaux professionnels, soit leur profil est réduit au strict minimum (ou non public). Plus largement leur présence sur la toile est très limitée.

Pas si étonnant lorsque l’on observe le comportement de leurs employeurs : les nominations ne sont qu’exceptionnellement annoncées par un communiqué ou ailleurs sur les sites spécialisés, aucun de leur site ne propose un espace carrière, les collaborateurs ne sont que rarement ou que brièvement présentés sur leur site Internet… A croire que la discrétion est la norme dans le métier.

4 – Plus que jamais, il ne faut pas négliger les indépendants ou de taille moyenne

Ce nouveau classement confirme une tendance : les bureaux d’analyse financière indépendants ou de taille moyenne rivalisent largement avec leurs rivaux, filiales de grande banque, en termes de performance. Le courtier Gilbert Dupont, sur les valeurs moyennes françaises (Small et Midcaps), rafle 15 récompenses et se place en première place du classement général, suivi de CM-CIC Securities (12 distinctions) et Oddo Securities (10 récompenses. L’indépendant AlphaValue est distingué à trois reprises, autant que Deutsche Bank et HSBC Global Research. SG securities et Kepler Chevreux se voient récompensées respectivement 4 et 5 fois. Exane BNP Paribas n’a pas souhaité, cette année encore, participé au classement.

5 – Les femmes ont plus que jamais leur place dans l’analyse financière

Le premier du classement individuel est en fait une première : Denise Bouchet, qui couvre 4 secteurs (Machinery & Materials, Retail & Consumer Products, Construction, Technology Equipment & Telecommunication) chez Gilbert Dupont et qui a surperformé ses pairs en moyenne de 23% sur l’année. Dans l’autre ranking individuel, qui mesure non pas cette fois la surperformance des analystes mais la justesse des estimations des résultats, deux femmes mènent le classement : Stéphanie Dossmann (HSBC Global Research, financial services) et Françoise Delva (Gilbert Dupont, Retail & Consumer Products; Machinery & Materials; Energy & Chemicals).

Les femmes sont de plus en plus présentes dans les équipes. Elles sont, par exemple, 11 sur les 25 analystes d’AlphaValue. Rappelons que la Société française des analystes financiers (SFAF) est dirigée depuis 2012 pour la première fois par une femme, qui ne comptait à cette date que 15% de femmes parmi ses 1.600 membres.

PALMARÈS 2014 DES ANALSYTES FINANCIERS EN FRANCE

Classement-Starmine-2014

Source : StarMine Thomson Reuters

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