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BPCE : la nouvelle banque rassure ses 120 000 salariés

Pleinement opérationnel à compter du 3 août, le nouvel établissement issu de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne sera, avec ses 120 000 salariés, le deuxième réseau bancaire français derrière le Crédit Agricole. D’ores et déjà, la direction se veut rassurante sur le volet social. La tradition sociale de nos deux groupes est celle du dialogue constructif avec les organisations syndicales et certainement pas celle de plans de départs contraints, indique François Pérol, le patron de la nouvelle entité. J’ai également rappelé aux organisations syndicales que nous ne fusionnions pas les réseaux, mais s’il y avait des projets qui devaient nécessiter des adaptations en termes d’emplois, alors nous le ferions par le dialogue et sur la base de départs volontaires.

Les services RH affichent, eux aussi, leur sérénité. Les deux réseaux commerciaux restant distincts, les volumes de recrutement pour la banque de détail ne devraient pas connaître de changement majeur, souligne Valérie Languille, directrice des talents pour le groupe Caisse d’Épargne (La Tribune.fr). Nous sommes et nous resterons constamment à la recherche de candidats pour renforcer les équipes commerciales : marché des particuliers, marché des PME, des professionnels, des collectivités territoriales, associations…

Agir vite

La BPCE entame ses chantiers RH dans l’urgence (wk-rh) et pour cause. Afin de garantir le succès des transactions, les enjeux humains doivent être pris en compte dès les premiers stades des négociations , rappelle Stephan Vamos, directeur Europe des fusions-acquisitions et changements organisationnels chez Hewitt Associates. Le cabinet de conseil en management des ressources humaines et des risques financiers associés vient en effet de publier une étude mondiale sur le management des RH lors d’opérations de M&A. La conclusion est sans appel : un management inadapté peut diminuer de manière significative (de 5 à 12 %) la valeur totale d’une transaction, notamment en raison de la perte des salariés clés.

commentaires (5)

Comments
  1. On connait la valeur des propos d’une DRH ou d’un dirigeant d’une banque cad rien. Michelin avait pourtant rassuré qu’il n’y aurait pas de licenciements.On a vu la suite…

  2. Les rh sont malheureusemnent des executants et pas tres a l’ecoute des collaborateurs et sont la pour imposer les directives.
    Gestion de carriere ? on connait plus. Et on cherche plutot a se debarrasser des personnes clefs qui coutent cher plutot que de la masse inefficace mais silencieuse.
    Quant a la gestion des cadres a l’international, il est grand temps que les etablissements revoient leur copie et apprennent a mesurer la vraie valeur de leurs cadres et leur niveau d’expertise. Combien de cadres bancaires francais cette annee ont passe la porte par manque de suivi de carriere et de retour non geres par les etablissements. Quant au traumatisme que ces situations de non getion ont sur les familles, la encore, il y a beaucoup a dire sur l’accompagnement a l’expatriation. Surtout quand on se dit banque number one.

  3. Esperons que cette banque ne reproduira pas le phenomen Calyon avec une chasse aux sorcieres sur les anciens de LCl et Indosuez comme ca a ete le cas dans cet etablissement et que BPCE saura garder ses seniors efficaces et experimentes mais aussi embaucher des jeunes talents

  4. Il y a plus d’une manière de pousser un employé que l’on souhaite voir partir à la démission (pressions, surcharge de travail, harcèlement moral, et j’en passe …).

    A la limite autant être franc d’emblée et annoncer des suppressions d’emploi. Car les faux semblants ce n’est pas vraiment mieux.

    Quand au décisions d’orientation management, autant les assumer et les annoncer clairement au salariat. On ne peut pas tout avoir. Vouloir virer des employés insidieusement et se faire une image éthique revient à introduire l’hypocrisie au sein du management. La gestion des hommes et des cultures n’est-il pas la première cause d’échec des fusions ? On continue malgré tout à reproduire les même formats et les mêmes pratiques.

  5. Malheureusement le dégraissage des employés avait déjà largement commencé depuis septembre dernier dans le groupe banque populaire.

    La redondance des fonctions dans les régions avec forcément perte d’efficacité, réinvention de la poudre à chaque fois laissent qques décennies de retard à la Banqe Pop.

    L’écureuil s’est préparé depuis longtemps à des fonctions collaboratives et va bel et bien torpillé le trimaran.

    La politique de l’autruche est révolue pour des banque de détail avec 10 à 20 ans de retard et la suppression des 11 000 postes annoncés soit 10% sera forcément au 2 tiers pour la banque pop.

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