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L’industrie financière en France n’est plus porteuse, vers quels secteurs se tourner ?

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Deux études – l’une de F/I/E et Kurt Salmon et l’autre de Mc Kinsey – viennent de paraître sur le marché de l’emploi et ses perspectives en France. Chacune confirme à sa manière la perte de vitesse de création d’emploi dans l’industrie financière, mais offre dans le même temps des pistes de reconversion pour les employés du secteur financier.

93.000 emplois menacés d’ici 2018 (au mieux)

La période dorée de l’emploi dans les activités financières et d’assurance en France semble bel et bien révolue. La finance est le troisième secteur, certes loin derrière l’industrie financière et les transports, à avoir détruit le plus d’emploi l’an passé, soit 2.425 postes selon l’étude conjointe de F/I/E et Kurt Salmon RH – Management, intitulé “Créations et destructions d’emplois en France”. Dans le même temps, le secteur n’a “créé ou programmé” que 1.050 emplois. Le solde a donc été clairement négatif en 2013 (-1.375).

2014 ne devait-il pas marquer la reprise du marché de l’emploi dans l’industrie financière ? Les recruteurs parisiens en finance le pressentaient en tout cas en début d’année. D’ailleurs, un regain d’activité sur le marché de l’emploi dans le secteur financier français a bel et bien été observé au premier trimestre en France et les intentions d’embauches se sont inscrites en nette hausse pour le 2e trimestre dans le secteur.

Il n’empêche, l’étude prospective de McKinsey, elle, ne tergiverse pas sur l’avenir de l’emploi dans la finance et l’assurance. Si aucune réforme structurelle ou sectorielle n’est actionnée, le secteur perdra 12% de ses emplois (-93.000 postes) d’ici 2018, explique le rapport intitulé « Dynamiser le marché du travail en France pour créer massivement des emplois ». Autrement dit la finance deviendrait la seconde industrie à détruire le plus d’emplois à cette échéance, derrière l’industrie manufacturière (-191.000).

Deux raisons principales à cela : 1 – la digitalisation en cours dans le secteur, qui aura des effets surtout sur la banque de détail, aujourd’hui très intensives en main d’œuvre 2 – l’environnement fiscal (taxe sur les salaires, taxe de risque systémique, taxe sur les transactions financières…) qui impacte cette fois les perspectives d’emploi de la finance et de l’assurance dans son ensemble, « de même que la localisation en France de leurs activités ».  Même avec une grande réforme du marché du travail, selon le « scénario d’accélération » imaginée par McKinsey, le secteur n’épargnerait que 5.000 suppressions de postes.

En réalité, le secteur « serait sans doute beaucoup plus sensible à des actions sur le volet fiscal, indiquent les auteurs, qui n’est pas compris dans le périmètre de cette étude ». Ni dans les cartons du gouvernement. L’érosion pourrait également être contenue en prenant soin de préserver les emplois situés sur les maillons de la chaîne de valeur à plus forte valeur ajoutée (R&D, marketing et commercialisation, analyses, savoir-faire de pointe), argumente également l’étude.

Vers quels secteurs se tourner ?

Les deux études n’étant pas spécifiquement tournées vers l’industrie financière, nous nous sommes intéressés aux secteurs les plus porteurs en matière d’emploi.

D’après l’étude de McKinsey, le secteur le plus pourvoyeur d’emplois à l’horizon 2018 sera celui de la recherche, du conseil et de la technologie : +153.000 emplois en scénario de base et +220.000 si une profonde réforme du marché du travail était mise en œuvre. De même, le secteur de la distribution qui recrute beaucoup de cadres serait l’un des grands gagnants d’une réforme avec jusque 215.000 emplois créés en cinq ans.

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Si les projections de McKinsey ne vous convainquent pas, et que vous êtes moyennement attiré(e) par le secteur de la Distribution, vous pouvez toujours réfléchir aux secteurs qui ont fait leurs preuves en matière de création d’emplois l’an passé. Ainsi, d’après le rapport de F/I/E et Kurt Salmon, les secteurs avec une bonne dynamique de création d’emplois sont les SSII / Informatique avec un solde positif de plus de 4.400 emplois à fin 2013, les services aux entreprises (+2.500 créations nettes), ou encore les activités immobilières (+1.600 créations nettes).

 

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