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Scandale Madoff : le coup de grâce dont personne n’avait besoin

En quelques jours, la liste des victimes n’a cessé de s’allonger : les groupes espagnols Santander et BBVA, les britanniques HSBC et RBOS et Man Group, l’italien UniCredit, la société japonaise Nomura et les françaises Natixis, BNP Paribas et, dans une moindre mesure, Société Générale vont faire les frais de la plus colossale fraude de l’histoire de la finance (AFP), comme si l’année n’avait pas été assez catastrophique pour la finance.

Une fraude qui durait depuis des décennies

Le célèbre courtier new-yorkais de 70 ans, Bernard Madoff, a été arrêté jeudi puis libéré sous caution. Il est accusé d’avoir monté une gigantesque fraude pyramidale de 50 milliards de dollars, aux dépens de ses clients et de bon nombre de grandes institutions financières de la planète, à qui il promettait des retours sur investissements illusoires. La fraude aurait consisté à rémunérer les anciens investisseurs avec l’argent versé par les nouveaux, attirés par des taux de rendements jusqu’à 11 % l’an. La crise financière aurait grippé un système qui s’était construit sur des décennies. À côté, les 5 milliards de pertes de Kerviel semblent insignifiants !

Après des études de droit, Bernard Madoff a fondé sa société d’investissement Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, qui a ouvert un bureau à Londres en 1983. Professionnel respecté pour sa haute éthique , comme l’indique son site Internet, reconnu par ses pairs pour avoir participé à la modernisation de son industrie, cet ancien président du Nasdaq se voit aujourd’hui couronné roi du bluff .

Une épreuve de plus pour Natixis (et les autres françaises)

De nombreux établissements bancaires, des fonds d’investissements, des fondations, des institutionnels et des dirigeants de hedge funds font aujourd’hui leurs comptes. Du côté des institutions françaises, Natixis, filiale de la Caisse d’Épargne et de Banque Populaire, déjà très affectée par la crise financière, serait la plus touchée, avec 450 millions d’euros de pertes potentielles (AFP).

BNP Paribas estime pouvoir perdre 350 millions d’euros dans cette affaire, mais pas en direct (communiqué de presse). La Société Générale et le Crédit Agricole évaluent chacun leurs pertes à moins de 10 millions d’euros. Un événement susceptible de modifier la donne chez les banques françaises ?

commentaires (12)

Comments
  1. Plus rien ne m’étonne. Jusqu’ici tout va bien…..

  2. Comme quoi, la gestion des risques de la BNP n’est peut être pas si performante que celà (chez Natixis ce n’est pas une surprise). Tout le monde sait que les fonds qui performent régulièrement et sans volatilité sont louches quand ils ne dévoilent pas la technique (sans que ce soit toujours de la fraude, ça peut être simplement de la vente d’options très en dehors de la monnaie). Alors ne pas les auditer avant d’y investir relève du suicide.

  3. Le probleme est que la plupart des fonds ne veulent pas divulguer leurs strategies d’investissement…ce qui fait qu’en tant qu’investisseur particulier on a pas acces a ces fonds…

  4. méfiance avec les commentaires des jounaleux :les banques françaises annoncent des expositions indirectes et non des pertes de 350 et 450M€…ça n’a rien à voir….il faudra attendre quelque mois pour connaître les dégâts véritables

  5. méfiance surtout avec les déclarations des banquiers français : au début les banques françaises ne devaient pas être touchées par les subprimes.

  6. avec cette affaire on peut se demander ce que foutent les élites puisque comme vous le savez les dirigeants des grandes banques françaises sortent tous des grandes écoles (X, ECP, Ponts et Chaussées, Mines, …), comment ont ils pu se faire si facilement berner de la sorte par B Madoff???? bravo les élites! alors là chapeau!

    on reprend les mêmes et on recommence dans 4-5 ans boooom!

  7. Or donc la crise n’est pas seulement les subprimes.les financiers sont passés à côté de leur analyse.

  8. En fait, ce sont les clients qui vont payer parfois directement via un fonds dont ils ignoraient totalement les risques ou plus discrètement via des frais de gestion …

  9. Les banques ont besoin plus que jamais de renforcer leurs directions de risques. ce ne sert plus à rien de recruter des gens qui n’ont pas l’expertise. ils font des ecoles de commerce et se prennent pour gestionnaire de risque.(blabaaaaaaaaaaaa)

  10. bravo Natixis, toujours sur les bons coups a ce que je vois…

  11. faire de longs etudes dans des ecoles renommées : X , pont et chaussées , HEC etc , etc — ca crée des fils de papa , qui , tout ce qu’ils savent c’est d’avoir des prétentions largement au desus de leurs capacités :
    la preuve — un maitre nageur a reussi à se les mettre dans la poche , et il est meme pas en prison ……..

  12. Welcome to big mafia business dollars ;-))

    Game Over !

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