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Les trois nouveaux secteurs préférés des étudiants en finance

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Universum vient de publier sa dernière étude intitulée “À quels employeurs nos étudiants français rêvent-ils en 2014 ?” qui sonde plus de 36.000 étudiants de niveau Master issus d’école de commerce, de management et d’ingénieurs. Principal constat : les étudiants et jeunes diplômés s’intéressent chaque année à un nombre plus grand d’entreprises : une vingtaine d’employeurs différents aujourd’hui en moyenne, soit cinq de plus qu’en 2010.

L’époque où un candidat souhaitait travailler dans un secteur bien particulier et limitait donc sa recherche aux acteurs de celui-ci est donc belle et bien terminée. “Chaque employeur a maintenant la possibilité de capter des jeunes talents selon des critères variés et plus seulement selon son domaine d’activité. La concurrence entre employeurs est plus forte car elle sort du cadre sectoriel“, relève Aurélie Robertet, Directrice France Universum. Certains secteurs courtisent donc plus que jamais les étudiants et jeunes diplômés des business schools, d’autant plus que ces derniers ont tendance à bouder le secteur bancaire.

Dans le classement Universum, tous les acteurs du secteur perdent des places, à l’exception du Groupe Crédit Agricole qui gagne dix places. “Cette progression est le résultat d’un engagement des dirigeants, des managers et des collaborateurs auprès des établissements d’enseignement supérieur, ce qui nous permet de nouer des liens de proximité avec les étudiants et de mettre en avant les forces de notre modèle : multi-métiers, multimarques, international et mutualiste“, analyse Sophie Serratrice, Directrice Marque employeur et recrutement Groupe Crédit Agricole. En dépit de ces efforts, la banque verte ne figure qu’à la 64e place, loin du top 10 des employeurs préférés des étudiants.

Voici donc les trois principaux secteurs où ces derniers rêvent de travailler…

L’Audit-Conseil, de plus en plus attractif

Cette année encore, l’audit confirme son attractivité auprès des étudiants des business schools. EY (anciennement Ernst & Young) conserve sa 10e place. Après sa belle progression en 2013, KPMG recule cette année légèrement tout en restant très attractif (16e). Deloitte se démarque et remonte (+7) entraînant son retour à la 3ème place dans le classement des Big tandis que PwC continue à grimper (+2). Il faut dire que les Big Four ne ménagent pas leurs efforts. “Nous avons constaté qu’EY était très présent sur les campus et a établi un plan de communication très offensif dès le changement de nom, s’assurant ainsi une visibilité forte et une notoriété conservée, analyse Aurélie Robertet. “Nous sommes fiers de ces résultats qui récompensent nos actions à destination des jeunes diplômés et confortent l’intérêt pour les métiers de l’audit et du conseil même si une marge de progression est indéniable vis-à-vis du public ingénieur qui a toute sa place au sein du cabinet “, commente pour sa part Jean-Marc Mickeler, Associé Directeur des Ressources Humaines de Deloitte France.

Qui plus est, il n’y a pas que les Big Four qui attirent les étudiants : les cabinets de conseil en stratégie ont également le vent en poupe : Boston Consulting Group et McKinsey se classent ainsi à la 12e et 14e place. La variété des missions proposées ainsi qu’un spectre plus large de perspectives d’évolution professionnelle ne peuvent que séduire des étudiants qui ne se voient pas toute leur vie travailler en salle de marché derrière un ordinateur!

Le secteur High Tech, réputé mieux payer

Google et Apple figurent respectivement à la 3e et 4e place du classement des employeurs préférés des commerciaux. Une firme comme Google n’hésite plus à  courtiser les étudiants en MBA qui jusqu’à présent rêvaient de travailler chez Goldman Sachs, quitte à passer la main au portefeuille. Conséquence : dorénavant, aux Etats-Unis, la high tech paie mieux ses stagiaires que la finance. A cela s’ajoute le fait que les patrons du web sont particulièrement populaires auprès de leurs employés.

Il y a toujours des étudiants qui s’orientent vers la banque d’investissement mais leur proportion tend à se réduire“, relève Christelle Cuenin, directrice adjointe du Career Development Centre à l’INSEAD qui dans son dernier rapport compilé d’emploi indique que seuls 14% des étudiants de la promotion 2012 se sont orientés vers la finance, soit moitié moins qu’en 2008 ! Et il n’y a pas que les gros mastodontes de la high tech à être concernés. “Les diplômés issus des écoles de commerce tendent à se déporter vers des postes de commerciaux ou de communicants au sein de startups ou d’entreprises innovantes (ou ayant l’air de l’être)“, nous explique Louis Carle, fondateur de Maddyness, le magazine des startups françaises. “Je pense que c’est un changement d’attente et de mentalité, le salaire n’est plus l’unique élément déterminant dans le choix d’un poste mais seulement un des critères“.

La Finance d’Entreprise,  jugée plus équilibrée

Lorsque l’on demande aux étudiants ce qui est important pour eux chez un futur employeur, parmi quatre grandes familles de critères, ce sont les ‘caractéristiques du poste’ qui ressortent en premier : les missions proposées, leurs diversités, les responsabilités, etc. Arrive ensuite la ‘culture d’entreprise’, passant pour la première fois devant la rémunération et les possibilités d’évolutions. “Les étudiants sont en effet de plus en plus sensibles à l’ambiance de travail, aux valeurs de l’entreprise et à l’environnement quotidien dans lequel ils évolueront“, commente Aurélie Robertet.

D’où leur appétence pour la finance d’entreprise, loin des départements M&A des grandes banques d’affaires connus pour leurs horaires à rallonge. A ce sujet, la mort tragique d’un stagiaire de Bank of America l’été dernier a sans conteste douché quelques vocations. Sans compter qu’en finance d’entreprise, “la rémunération est meilleure que certains ne l’imaginent : les fixes sont plutôt confortables“, rappelle Valérie Kolloffel-Clavert, chasseuse de tête au sein du cabinet Nicholas Angell. Guère étonnant dès lors que 7 des 10 premiers employeurs du classement Universum soient de gros corporates (LVMH, L’Oréal, Canal+, Coca Cola, Nestlé, Danone, Air France) qui tous recrutent régulièrement des profils financiers : directeur financier, contrôleur de gestion, auditeur interne…

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