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Vague de recrutements sur le marché high yield*

Les activités obligataires des banques ont été fragilisées par des licenciements massifs. La reprise du marché high yield entraîne une vague de recrutements. Les banques s’efforcent de reconstituer leurs équipes, fortement réduites après l’effondrement des marchés en 2001 selon les chasseurs de têtes.

D’après Sandrine Rossi-Fornelli, du cabinet de recrutement Cresta, les banques recrutent dans l’origination, la recherche, la vente et le trading: “Le recrutement dans l’activité high yield est faible depuis quelques années, mais cela redémarre sur tous les fronts. C’est une question d’expansion, les équipes s’agrandissent .”

D’après la société d’études Dealogic, les émissions de dettes à haut rendement ont presque doublé au cours des neuf premiers mois de l’année, par rapport à l’an dernier, pour atteindre 18 milliards de dollars.

ABN Amro, BNP Paribas, Barclays Capital, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Lehman Brothers, Morgan Stanley et Royal Bank of Scotland (RBS) sont parmi les sociétés qui recrutent en Europe pour le marché high yield.

La Royal Bank of Scotland a recruté plusieurs personnes au cours des derniers mois, dont Ed Venables, comme analyste senior crédit high yield, Paolo Pascarelli, comme directeur des marchés de capitaux high yield et Steve James comme responsable du trading crédit high yield. Le Credit Suisse First Boston a renforcé son activité high yield avec la nomination au mois de septembre de Marisa Drew en tant que responsable de la division leveraged corporate finance européenne.

Les activités de nombreuses banques ont été fragilisées par des licenciements massifs. Par exemple TD Securities, Bank of America et ABN Amro ont réduit leurs équipes, tandis que d’autres, comme Morgan Stanley, Goldman Sachs et Merrill Lynch, ont rapatrié leur personnel aux Etats-Unis.

Lee Thacker, spécialiste du recrutement high yield chez Whitney Group, explique: “Avec une reprise forte de l’activité, les effectifs sont insuffisants. Les banques essaient de reconstituer leurs équipes.”

Dans les prochains mois, des émissions importantes d’obligations risquées, appelées couramment junk bonds , tels que EMI, Fiat Avio, Inmarsat et Debenhams, sont prévues; les perspectives du high yield sont donc prometteuses. D’après Brian Bassett, responsable des marchés de capitaux high yield européens à la Deutsche Bank. “Le fait de s’occuper d’émissions high yield n’est plus un tabou. Aux yeux des sociétés, c’est désormais une activité des marchés de capitaux comme une autre. ”

Tim Flynn, responsable des marchés de capitaux high yield chez Goldman Sachs, confirme qu’en Europe, l’étiquette junk bond ne fait plus peur et que les rendements sur ce type d’obligations sont de plus en plus attractifs: “Les gens ne tiennent plus compte de cette mauvaise image; ils commencent à voir le marché pour ce qu’il est: une source potentielle et flexible de capital.”

Les perspectives de croissance sont bonnes pour l’an prochain. M.Bassett explique: “D’après nos dossiers en cours et ce que nous entendons sur le marché, le volume des nouvelles émissions augmentera de façon significative en 2004.”

D’après M.Bassett, l’accueil favorable d’Investor a rendu le marché plus favorable et a ouvert la voix à des deals plus importants; il ajoute que le marché européen est bien établi et qu’il est peu probable qu’un crash comme en 2001 se reproduise. “Le marché européen est aujourd’hui beaucoup plus diversifié. En 1999 et en 2000, le marché se limitait à des sociétés du secteur télécommunication. En 2002 et en 2003, il a été dominé par des sociétés de secteurs différents affichant des cashflows positifs.”

D’après M.Flynn, si le marché actions reste soutenu l’an prochain, les émissions devraient servir à financer des acquisitions et à supporter la croissance.

Cela constitue une bonne nouvelle pour les spécialistes high yield européens, qui devraient recevoir des bonus importants, les banques souhaitant retenir leurs talents en prévision des prochains recrutements.

Alex Tracey, du cabinet de recrutement Mantaray, indique que les packages les plus élevés cette année pour les spécialistes high yield pourraient atteindre 920 000 euros, les banques s’efforçant de protéger leurs activités.

Avec la pénurie de talents en Europe, les spécialistes high yield sont particulièrement appréciés.

Alice Stundl, recruteur high yield pour Armstrong International, explique: “Il est très difficile de trouver de nouvelles personnes. En Europe, le secteur high yield est un petit marché: il y a très peu de gens qui ont les bonnes compétences.

Les bonus devraient aussi bénéficier de la hausse des commissions. D’après Dealogic, les commissions pour l’activité high yield en Europe ont plus que doublé au cours des neufs premiers mois, par rapport à l’an dernier, passant de 116 millions d’euros à 234 millions d’euros.

*A haut rendement

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