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Encore 900 créations de postes à venir chez BNP Paribas en Asie (et autres enseignements de son “investor day”)

Après Credit Agricole jeudi dernier, c’était au tour de BNP Paribas aujourd’hui de présenter son plan stratégique 2014-2016 pour son « Investor Day ». L’occasion de revenir sur ses axes de développement dans les zones géographiques jugées les plus dynamiques (Asie, Etats-Unis, Allemagne, Turquie), sur le rôle stratégique des activités CIB dont le groupe entend voir progresser ses revenus de plus de 6% par an d’ici à 2016, et de fixer un nouveau cap pour 2016.

Sur les 150 pages du document, voici les quelques points qui ont retenu notre attention :

1- Toujours plus tournée vers l’international

Pour réussir à tenir son objectif de croissance de 10% de son chiffre d’affaires et d’une rentabilité d’au moins 10% de ses fonds propres pour 2016, BNP Paribas va accroitre son développement à l’international. Dans 3 ans, 76% des revenus du groupe proviendront de ses activités hors d’Europe, estime le groupe, contre 72% aujourd’hui. Rappelons que le groupe emploie près de 70% de ses effectifs hors de France, selon les données collectées par le cabinet Ricol Lasteyrie en 2013.

2 – Asie : déjà 400 employés en plus en 2013

L’Asie conforte son statut de région phare en matière d’expansion internationale (citée 75 fois dans le document !). Le groupe précise ainsi avoir augmenté ses effectifs de 400 personnes en 2013 sur les 1.300 nouvelles recrues prévues d’ici à 2016 dans les activités CIB et Investment Solutions. Ces activités ont vu leurs revenus augmenter de 24% dans la région l’an dernier, à 2,5 mds d’euros. Il reste donc encore au groupe à réaliser 900 créations de postes en trois ans. Le groupe a précisé vouloir continuer à étendre sa présence dans la région à l’Inde et l’Indonésie, par exemple, où des activités de corporate banking seront développées.

3 – Plus d’économies à faire : de gros efforts encore attendus chez CIB

La banque avait déjà indiqué le mois dernier un plan d’économies prolongé d’un an jusqu’en 2016 et renforcé (2,8 milliards d’euros contre 2 mds prévus à l’origine). CIB doit contribuer à ses économies à hauteur de 24%. Les efforts de cost management restent néanmois particulièrement ambitieux pour cette division puisque le groupe veut porter son ratio cost / income à 60% dans 3 ans contre 69% à fin 2013. Et ce, malgré la hausse des coûts liés aux contrôles et aux nouvelles réglementations. La simplification des processus, l’investissement dans les plateformes IT, le développement des synégies seront clés pour la réussite de cet objectif, explique le groupe.

4 – Face aux nouvelles règles européennes sur les bonus, l’augmentation des fixes ne sera pas la règle.

En marge de l’Investor Day, Jean-Laurent Bonnafé, DG de BNP Paribas, a répondu à une interview aux Echos dans laquelle il précise que la direction demandera à l’AG que « la rémunération variable puisse atteindre, au plus, le double de la partie fixe ». « Pour certaines personnes nommément désignées, à l’expertise tout à fait spécifique, cela ne suffira pas et nous serons conduits à augmenter leur fixe, explique le dirigeant. Ce sera toutefois loin d’être général ». En revanche, la règle désormais consistera à distribuer des rémunérations variables « plus faibles » et de faire évoluer les enveloppes en fonction des résultats des métiers. « S’ils baissent, l’enveloppe baisse aussi », a-t-il expliqué.

5 – Une baisse de 5 à 10% des agences d’ici à 2016 n’est « pas déraisonnable »

La banque de réseau restera l’un des 3 principaux piliers du groupe (avec CIB et Investment solutions). Et c’est certainement là où les transformations attendues sont les plus importantes avec le développement des paiements innovants et la montée en puissance de sa banque en ligne Hello Bank ! à l’étranger. L’objectif est de passer de 177.000 clients à fin 2013 à 1,4 million de clients trois ans plus tard. Dans le même temps, il s’agit de faire évoluer le modèle des agences. En tout état de cause, les effectifs en France ont connu un pic ces dernières années, ils « ne pourront plus évoluer et devront s’adapter en fonction du scénario économique», a prévenu Jean-Laurent Bonnafé, qui estime que « le chiffre d’une réduction du nombre d’agences de 5 % à 10 % d’ici à 2016 n’est pas déraisonnable ».

 

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