☰ Menu eFinancialCareers

BNP Paribas a eu raison de recruter dans le fixed income, et veut faire de même sur les marchés actions

Après un dernier trimestre 2010 en demi-teinte, BNP Paribas s’est très bien repris début 2011. Le groupe bancaire français a annoncé mercredi un bénéfice net de 2,6 milliards d’euros au premier trimestre, en hausse de 15% par rapport à la même période de 2010.

Le meilleur résultat des grandes banques européennes

D’excellents résultats , a résumé Baudouin Prot, Administrateur Directeur Général, se félicitant que BNP Paribas dégage le meilleur résultat des grandes banques européennes .

La banque a également battu les consensus des analystes concernant les performances de l’ensemble de ses divisions opérationnelles, y compris pour la BFI.

Les revenus de cette dernière s’élèvent à 3,46 milliards d’euros, en baisse limitée de 8,6% par rapport au premier trimestre 2010. Elle fait légèrement mieux que les neuf banques d’investissement qui ont déjà publié leurs résultats et qui enregistrent en moyenne une baisse de 10% sur un an, selon un calcul réalisé par Financial News.

Fixed Income : des embauches qui commencent à payer…

C’est notamment sur le fixed income que BNP se démarque. Alors que la moyenne des banques enregistre en moyenne une baisse de leurs revenus de près de 19% sur un an, BNP limite la casse avec une baisse limitée à 13% sur un an. Notons aussi qu’ils ont bondi de 53% par rapport à 4T10.

Les nombreuses embauches réalisées en 2010 dans cette division commencent donc à porter leurs fruits.
La banque mentionne d’ailleurs les effets de ces recrutements. Dans une vidéo postée sur le site Web, Baudouin Prot explique que sa banque a gagné des parts de marché sur les marchés obligataires. Le métier confirme sa position de Numéro 1 sur les émissions obligataires en euro et effectue une percée sur les obligations internationales en dollar si bien qu’il devient Numéro 4 pour les émissions obligataires internationales toutes devises confondues. Les activités de dérivés sur les énergies et les matières premières ont été également soutenues.

Toujours un oeil sur les coûts

Cette même stratégie de recrutement dans le fixed income adoptée par Credit Suisse se révèle donc payante. C’est particulièrement flagrant pour cette dernière puisque la banque suisse est la seule à avoir enregistré une hausse de ses revenus sur un an à la fois sur sa division FICC et plus globalement pour sa banque d’investissement.

Cependant, la banque de la rue d’Antin se distingue par sa maîtrise des coûts, une fois encore. En dépit des nombreux recrutements dans le fixed income et aussi dans les financements structurés, le pôle CIB voit ses frais de gestion baisser de 2,6% par rapport à 1T10. Le tout sans affecter le niveau des rémunération.

Resserer les liens avec Exane pour se developper sur les marchés actions

Les métiers de Financements affichent, eux, des revenus en hausse de près de 7% par rapport au premier trimestre 2010 à 1,1 milliard d’euros environ grâce notamment à une forte activité dans les financements d’énergie et de matières premières .

En revanche, les métiers Actions et Conseil n’impressionnent pas. À 692 millions d’euros, les revenus sont en baisse de 18,1% par rapport au premier trimestre 2010. Cela n’empêche pas Baudouin Prot de rappeler sa volonté (toujours dans la vidéo) de developper l’activité cash equity. Il fait ainsi savoir qu’il souhaite renforcer ses liens avec Exane pour mieux coordonner les plans de developpement dans la recherche actions et sur la plate-forme CIB à Londres notamment dans la vente/trading et aussi dans la banque d’affaires, soit 200 embauches annoncées en octobre dernier et qui s’étaleront sur plusieurs années.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici