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Fait-il bon travailler dans les banques recapitalisées ?

Suite à une augmentation du capital, l’État français est devenu le premier actionnaire de BNP Paribas avec 17 % du capital de la banque, devant Axa (4,8 %). Via le même dispositif, l’État devrait également rentrer au capital de Société Générale et du groupe Banque Populaire – Caisse d’Épargne, tandis que Crédit Agricole a assuré qu’il s’en passerait, et Crédit Mutuel n’a pas encore pris de décision (AFP).

L’État n’a ni l’intention de demander des sièges au conseil d’administration, ni le projet d’acquérir davantage de contrôle de la banque, précise l’Autorité des marchés financiers dans un communiqué. BNP Paribas aurait pu parfaitement s’en passer, simplement, ils auraient arrêté de distribuer du crédit. C’est ce que l’État ne voulait pas , a déclaré Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et président de la Commission bancaire. Dans la mesure où nous n’en avions pas besoin, les conditions d’intervention de l’État n’ont pas de raison d’affecter notre gouvernance , répond Michel Pebereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas (Radio BFM).

Muscler les fonds propres

L’État ne participera pas aux décisions stratégiques du groupe et n’aura donc aucune influence sur la gestion des ressources humaines , nous indique une porte-parole de BNP Paribas. Rappelons que la banque de la rue d’Antin avait annoncé, en décembre dernier, son souhait de réduire de 800 personnes les effectifs de sa BFI. Le renforcement de l’État au capital sera donc sans effet sur l’emploi.

Quant au refus du Crédit Agricole de voir l’État monter dans son capital, il n’est guère surprenant. C’est aujourd’hui la banque française la mieux capitalisée , rappelle Guillaume Tiberghien, analyste chez Credit Suisse. Certes, les licenciements en BFI n’ont pu être évités mais le plan de restructuration de Calyon devrait être limité à 500 postes hors activités courtage. Le plan de départs a été fermé en février. Il a concerné 250 postes en France et le reste à l’international. Il était justifié par l’extinction de certaines activités , note Patrick Valroff, à la tête de Calyon (Les Échos.fr).

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