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Interview : “Des postes supprimés mais de manière mesurée et discrète”

Directrice générale du cabinet d’Executive Search Eric Salmon & Partners à Paris, Sophie Wigniolle a accepté de répondre aux questions d’eFinancialCareers.fr sur les implications de la crise pour les financiers français.

Quel est l’impact de la crise financière sur le marché de l’emploi en finance à Paris ?

Le marché est très tendu depuis le début de l’année, mais la crise n’a pas du tout pris la même ampleur ici qu’à Londres. À Paris aussi, il y a des postes supprimés, mais de manière beaucoup plus mesurée et discrète. Les activités de marchés, les postes de middle-mangement, et les salariés des banques anglo-saxonnes sont les plus affectés.

Nous n’avons pas eu de missions arrêtées mais, par contre, elles prennent plus de temps car les candidats sont plus frileux à l’idée de changer de structure. Et les clients qui ne recherchent pas de manière proactive nous demandent d’ouvrir les yeux et de les prévenir en cas d’opportunité sur des profils de qualité.

Les secteurs et les activités qui recrutent toujours ?

Notre cabinet couvre uniquement les fonctions de senior management, et pour ces postes que je connais bien, je constate un dynamisme dans la banque privée, notamment les banques suisses ; le debt advisory / restructuring ; les fonds infrastructure dans le secteur du private equity ; les fonctions de contrôle, de gestion des risques et de compliance et la banque de détail (même si ce secteur fonctionne beaucoup sur la promotion interne).

Par ailleurs, de nombreuses boutiques spécialisées ont un bel avenir devant elles, alors que le modèle des grandes banques est à la peine. Elles se montrent d’ailleurs opportunistes en matière de recrutement.

Quelles sont les mobilités possibles pour les professionnels qui connaissent des difficultés ?

Notons d’abord que la plupart des transferts de compétences se font en interne. Je pense à quatre types de mobilité possibles (il y en a d’autres !) :

– La gestion alternative est intéressée par les profils de traders dès lors que leur spécialité (commodities, actions…) est compatible avec la stratégie du gestionnaire. La sélection de fonds (multigestion alternative ou fonds de fonds de private equity par exemple) est particulièrement demandeuse de profils front-office (capital markets).

– Les investment bankers séduisent la banque privée pour leur savoir-faire en matière de conseil aux dirigeants d’entreprises et pour leur carnet d’adresses.

– Les professionnels des crédits structurés peuvent adopter une approche géographique (i. e. les pays émergents) ou sectorielle (exemple : les collectivités territoriales). La gestion alternative peut également être une option.

– Enfin, les professionnels de la titrisation peuvent se repositionner sur une couverture infrastructure ou le debt advisory.

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