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L’étau se resserre sur les salariés de Natixis

Les employés de la filiale commune de Caisse d’Épargne et Banque Populaire s’inquiètent suite à l’annonce de la direction de réduire les charges .

L’objectif fixé par la banque d’accroître ses effectifs de 3 % par an d’ici à 2010 ne sera pas tenu. À la place, c’est l’heure de l’austérité qui a sonné. Un plan d’économies de 250 et 500 millions d’euros serait en préparation. Selon les informations publiées hier dans La Tribune, le directeur général de Natixis, Dominique Ferrero aurait annoncé mardi lors d’un comité de groupe une réduction d’effectifs de plusieurs centaines d’équivalents temps plein . Le quotidien évoque l’éventuelle suppression de 400 à 500 emplois sur les 6 400 salariés du groupe.

Les synergies , pour reprendre le terme employé par Dominique Ferrero lors de la présentation des résultats la semaine dernière, pourraient toucher toutes les lignes métiers. Les craintes concernent en particulier les back-offices, comme les métiers Titres.

Les prestataires : une source d’économies ?

Les syndicats ne sont pas surpris par cette annonce, qui serait, selon eux, la résultante d’une mauvaise gestion (fusion entre Ixis et Natexis mal préparée, sauvetage catastrophe de la filiale américaine de rehaussement de crédit CIFG…) et d’une stratégie court terme et risquée (crédits subprime, monoline…). La pression sur les salariés existe depuis la fusion : des gens sont remerciés ou encore mis dans des placards dorés , déplore Florian Dufeu, délégué du personnel à Natixis, qui perçoit les communications de la direction comme un effet d’annonce en vue de rassurer les actionnaires.

D’autres pistes, comme la réduction des bonus et une baisse du recours aux prestataires, ont été évoquées. Directeur associé de Cap Fi Technology, une société de conseil en informatique financière, Olivier Delabre reste serein : pour les banques, les SSII ont l’avantage d’être flexibles et représentent un atout dans la course à l’innovation. Ce secteur a besoin d’investir aujourd’hui pour rester compétitif, explique-t-il. SG, par exemple, continue de lancer de nouveaux projets et de faire appel à nos services malgré les pertes.

Natixis a vu son bénéfice net être divisé par deux en 2007, à 1,1 milliard d’euros.

commentaires (8)

Comments
  1. Et dire que, parmi les banques françaises, Natixis n’est pas celle qui a le plus déprécié suite au subprime…
    Est-ce la première annonce d’une longue série de plans sociaux à venir?

  2. Tant que durera la situation de Natixis, il ne faut pas négliger de se préoccuper de toutes les issues déjà en leur possession.

  3. c la premiere chose dont on parle aprés fusion = les synergies ! c donc normal tout ca !

  4. Chez Ixis, le plan social est larvé depuis au moins 6 ans !

  5. Rien d’etonnant, quand on a vecu la “fusion”… Pas preparee, et toujours pas effectuee.
    Un chaos total et une absence de volonte de realiser une fusion des equipes mais plutot dans faire partir le maximum. Cela ne peut à aboutir qu ‘à ce resultat et encore c est pas fini!

  6. rien à voir avec les subprimes ou tres peu, le probleme à natixis c est le management à la ramasse et l’absence de strategie…

  7. Une fusion, cela se pilote et se fait. Qu’ont-ils fait et que prévoient-ils de faire pour obtenir des synergies ?

  8. Une des nombreuses piqures de rappel en cours pour les investisseurs: du style “fusionner 2 mammouths ne donne pas forcément un éléphant sans pleurs”. j’ai dissuadé un ami de mettre de l’argent lors de leur emission de capital de Dec 06… bien lui en a pris de m’écouter!

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