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Pourquoi UBS est en train de redevenir un employeur attractif

Ce matin, UBS a publié ses résultats pour le quatrième trimestre 2013 (les voici). Ils devraient redonner le sourire à ses salariés. La banque UBS est repassée dans le vert en 2013, dégageant un bénéfice net de 3,2 mds CHF, contre une perte de 2,5 mds CHF en 2012. Les banquiers d’investissement ont de quoi être satisfaits : leur groupe a augmenté le résultat net de ses activités de manière spéctaculaire en un an. Parmi les banques ayant livré leurs résultats pour l’ensemble de l’année 2013, UBS est aussi la seule à présenter une rémunération moyenne de ses collaborateurs en hausse sur un an. Détails et décryptage.

1- Sur un an, les profits de la banque d’investissement d’UBS ont bondi de 760% !

En 2012, les bénéfices avant impôt dégagés par les activités de banque d’investissement s’établissaient à 267m CHF. L’année dernière, ils atteignaient CHF 2.3mds. En 2012, UBS avait certes été plombé par une amende d’1,5 milliards de dollars dans l’affaire du Libor, la hausse reste néanmoins impressionnante. La stratégie de désengagement des activités de taux d’UBS pourrait bien en inspirer certains. Pas les banques françaises en tout cas, qui semblent carrément prendre le pari opposé.

2. La banque d’investissement d’UBS est désormais emmenée par les métiers Actions

Les revenus d’UBS dans le trading et la vente d’actions ont grimpé de 60% en un an, à 4 mds CHF en 2013. Les marchés actions ont ainsi constitué 47% du total des revenus de la banque d’investissement. Par comparaison, les activités M&A – spécialité du PDG de la banque d’investissement Andrea Orcel – ne représentaient que 6% du total. Enfin, le trading et la vente sur les marchés de taux – activité en retrait – ne représente plus que 18% des revenus de la banque d’investissement.

3. Les traders d’UBS font de l’argent mais en prenant moins de risques

Comme JPMorgan, UBS a mis un frein drastique à la prise de risques sur les marchés l’an dernier. La Value-At-Risk (VaR) a chuté de 37% en 2013 par rapport à 2012 et la banque souligne qu’elle n’a enregistré aucun jour à perte au cours du quatrième trimestre.

4. La rémunération moyenne des banquiers d’investissement a progressé de 3% en 2013

Certes, l’augmentation n’est pas massive, mais la rémunération moyenne dans le pôle banque d’investissement passe tout de même de 334k à 343k CHFen un an. Chez Goldman Sachs et JPMorgan (CIB), les rémunérations ont décliné de respectivement 4% et 5%. Quant à Deutsche Bank, elle n’a pas dévoilé la rémunération moyenne par salarié mais a indiqué une coupe de 14% dans ses charges de salaires l’an dernier.

5. L’enveloppe totale des bonus chez UBS est en hausse de 28% en un an et la partie cash en hausse de 20%

UBS a consacré au titre de 2013 un total de 3.2mds CHF aux bonus de ses collaborateurs contre 2.5bn CHF en 2012. La partie versée en numéraire est passée de 1.4mds à 1.7mds CHF. La banque explique cette revalorisation des variables comme une « normalisation » après une année 2012 marquée par les répercussions négatives de l’affaire du Libor sur l’enveloppe des primes de performance, et une volonté de « réduire l’écart avec les rémunérations du marché ».

6. Les grands gagnants des augmentations salariales sont… les banquiers privés

La rémunération par tête a augmenté de 3% en 2013 dans le pôle banque d’investissement et de 16% sur un an dans la division gestion de fortune. Les banquiers privés restent cependant moins bien payés que leurs collègues de la banque d’investissement, avec une rémunération moyenne de 205k CHF.

Attention, tout n’est pas devenu rose chez UBS :

> La banque continue son régime drastique de 10.000 suppressions de postes qu’elle s’est imposée. En 2013, près de 2.000 collaborateurs ont quitté la banque d’investissement. Les banquiers du front office n’ont pas été épargnés puisqu’ils représentent 42% des employés licenciés, un chiffre qui correspond à leur proportion au sein de l’activité banque d’investissement. 

> En outre, les banquiers d’investissement d’UBS se voient contraints de travailler plus pour mériter leur salaire. Dans sa présentation, le géant allemand se félicite du bond de 38% de la productivité de ses activités de front office de sa banque d’investissement. Les rémunérations, elles, ne semblent pas avoir suivi le même rythme d’augmentation.

 

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