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Les secteurs prometteurs en 2010

Sans nul doute, 2010 aura aussi ses “ups” and “downs”. Qui seront les grands gagnants ? Nous avons étudié avec grand soin notre boule de cristal. En voici le résultat. Et pour ne pas contrarier les absents de la liste, précisons que cette dernière n’est pas exhaustive !

M&A : Les professionnels des fusions-acquisitions commencent enfin à voir le bout du tunnel. Après une année 2009 exécrable (lesechos.fr (abonnement)), le secteur se prépare à une reprise exceptionnelle. Le marché français est d’ailleurs le seul marché en Europe à avoir repris des couleurs fin 2009. Quatrième marché sur le continent européen en 2009 (8ème en 2008), la France est en effet le seul pays européen à avoir vu se réaliser plus d’opérations de fusions-acquisitions en 2009 que l’année précédente à la même période. Société Générale, mal classée dans les league tables, veut d’ailleurs profiter de la reprise pour passer à l’offensive en renforçant ses équipes dans les prochains mois (lesechos.fr).

Les marchés primaires actions : Selon la dernière étude de IPO Watch Europe de PwC, les marchés européens des introductions en bourse (IPO) ont commencé à montrer des signes de reprise fin 2009. Le troisième trimestre 2009, généralement caractérisée par une faible activité, a enregistré 44 opérations mobilisant 1.799 millions d’euros contre 28 transactions pour seulement 456 millions d’euros au trimestre précédent. La confiance des investisseurs semble se renforcer. Par ailleurs, le nombre de sociétés détenues en portefeuille par des fonds de capital-investissement nous permet d’envisager un rebond de l’activité des IPO probablement au premier semestre 2010 , anticipe Philipe Kubisa, associé du Global Capital Markets Group au sein de PwC France. Parallèlement, la dette high yield devrait également faire son retour en 2010. Les opérations de ces emprunteurs devraient augmenter de 25 %, à 30 milliards d’euros, d’après la Société Générale
lesechos.fr (abonnement)).

Commodities : Le marché des matières premières suscite beaucoup d’intérêt. Les flux d’investissement dans ce secteur pourraient bien avoir battu en 2009 le record de 2006 et atteindre 60 milliards d’euros d’après Barclays Capital (agefi.fr). Un certain nombre de fonds spécialisés se créent, surtout à Londres et à Genève. Les banques françaises ne sont pas en reste. Calyon, qui a récemment lancé un partenariat avec EDF Trading, renforce ses équipes (Bloomberg). Elle n’est pas la seule. Selon Bloomberg, SG souhaite doubler son activité d’ici à fin 2010. Credit Suisse, qui compte 130 collaborateurs, fin 2008 a indiqué son intention d’en recruter 100 de plus. Bank of America-Merrill Lynch cherche également à augmenter ses troupes de manière significative (L’agefi hebdo).

Banque de détail : C’est quasiment la seule activité de la banque qui continue à embaucher sans relâche ou presque. Les besoins de recrutement n’ont en fait pas tellement changé avec la crise. Les départs en retraite sont nombreux. 35 % des effectifs du secteur bancaire ont plus de 50 ans. Les recrutements devraient donc se maintenir à un haut niveau les années à venir. Le secteur bancaire embauche traditionnellement 30.000 personnes chaque année. Credit-Agricole-LCL caracole en tête avec 4.000 embauches prévus pour 2010, suivi de Société Générale et BNP Paribas qui se tirent la bourre avec 3.100 et 3.000 embauches respectivement, selon Les Echos
(lesechos.fr (abonnement)). Entre la moitié et les deux tiers des recrutements concernent les réseaux. Les nouvelles recrues occupent pour la plupart des postes de commerciaux : conseillers clientèle (particuliers, professionnels), chargés d’affaires entreprises, et également gestionnaires de patrimoine.

Assurance : On retrouve dans ce secteur la même problématique que la banque de réseaux : l’importance des départs à la retraite impose de maintenir un fort niveau de recrutement. Groupama a ainsi présenté fin 2009 un ambitieux plan de croissance pour 2010-2012. Le groupe prévoit 3.000 recrutements par an sur trois ans en France. AXA France sera le deuxième recruteur du secteur en 2010 avec 2.000 embauches. Allianz France (l’ex-AGF) table de son côté sur environ 700 embauches, contre 800 en 2009. Enfin, Aviva France vise de 500 à 600 recrutements. Les postes de commerciaux et de conseillers de clientèles sont les principaux débouchés proposés. Les profils financiers, en particulier les actuaires et autres spécialistes de la gestion des risques, sont toujours toutefois toujours très appréciés de ces employeurs.

Finance islamique : Le gouvernement français compte bien développer ce secteur malgré les nombreuses réticences. Il prévoit de faire voter début 2010 une nouvelle loi autorisant les sukuks . En 2008, alors que la majorité des actifs étaient sur la pente descendante, les actifs islamiques enregistraient une croissance de près de 8%. La taille totale de cette industrie est estimée entre USD 800 milliards et USD 1 trillion, avec un taux de croissance annuel moyen de 15-20%, selon une étude de PwC. Le secteur compte plus de 300 établissements spécialisés dans plus de 75 pays. Dans quelques mois, la Qatar Islamic Bank, établissement islamique, pourrait ouvrir une succursale dans l’Hexagone (lepoint.fr). En décembre dernier, a été créé le premier Institut français de finance islamique chargé de faire la promotion de cette industrie en France (lefigaro.fr). De son côté, l’université Paris-Dauphine a lancé son premier master en novembre dernier, intitulé diplôme “Principes et pratiques de la finance islamique” . On évalue à 120 milliards d’euros les fonds que la France peut attirer, en matière de finance islamique, à l’horizon 2020… une somme consistante. Et Paris est en mesure de proposer les mêmes avantages que Londres, voire davantage, grâce à la présence d’une population musulmane plus importante et mieux préparée , a déclaré Elyès Jouini, responsable du nouveau diplôme dans une interview aux Echos.

commentaires (2)

Comments
  1. Ah cette finance islamique !!!!

    Faudra attendre d’abord la restruturation des entreprises de Dubai pour voir commetn réagi ce systéme face au défaut de paiements !!!

  2. Ne t’en fais pas ele réagira bcp mieux que cette finance classique qui nous a tous foutu dans la merde!!!

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