☰ Menu eFinancialCareers

Le sort malheureux réservé aux auditeurs des “big four” et autres financiers généralistes

De nombreux profils dans le secteur banque/finance ont pâti de la crise. Mais rares ont vu leur salaire à l’embauche baisser ces deux dernières années. C’est pourtant le cas d’un certain nombre de professionnels en finance d’entreprise, en particulier les profils juniors et les profils généralistes tels les contrôleurs de gestion et les directeurs financiers.

Pour Marina Baillon, manager au sein de la division Finance d’entreprise chez Robert Walters, les auditeurs des big four que toutes les entreprises s’arrachaient dans les années 2006-2008 sont certainement ceux qui ont souffert le plus de la crise . Selon cette consultante, les salaires à l’embauche sont passés de 45K euros pour des professionnels sortant de VIE à 35K euros.

Selon la dernière étude Rémunération 2010 du cabinet Robert Walters, le salaire plancher des directeurs financiers avec 6 à 10 ans d’expérience a également baissé de 10K (à 90K euros) et de 20K pour les profils avec plus de 10 ans d’expérience (à 100K euros).

Les variables également affectés

Pour les contrôleurs de gestion, le manque à gagner est de 5K euros pour les profils avec 3 à 6 ans d’expérience (à 50K euros), de même pour les profils avec 6 à 10 ans d’expérience (à 65K euros).

Les variables ont également été affectés avec un impact significatif sur les salaires les plus hauts. Un directeur financier avec 100K euros de fixe pouvait toucher 30K euros de bonus avant la crise contre 10K en moyenne aujourd’hui , constate Marina Baillon.

Cette descente aux enfers semble toutefois terminée. Il y a un retour progressif à la normal. Ces candidats se voient désormais proposer plusieurs offres et tirent ainsi les salaires à la hausse , témoigne Marina Baillon, qui anticipe un rattrapage des salaires pour les auditeurs d’ici à la fin de l’année.

Les grands gagnants

A l’autre bout du spectre, les experts en trésorerie, en cash management, en credit management, ou encore en consolidation ont passé la crise sans encombres. La plupart de ces compétences continuent d’être recherchées par les entreprises et bénéficier de salaires à la hausse. En finance d’entreprise, le consolideur, serait même, selon le cabinet Robert Half, le “job en or” de ce début d’année (news-banques.com).

commentaires (1)

Comments
  1. Descente aux enfers?
    il faut peut etre pas exagérer…

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici