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Les métiers annexes de l’assurance résistent à la crise

Le réassureur Swiss Re qui a supprimé une centaine d’emplois cette année (Les Échos, abonnement), les assureurs-crédit Euler Hermes et Coface qui se préparent à une fin d’année difficile (Les Échos, abonnement)… les voyants ne sont certainement plus tous au vert pour les professionnels de ces secteurs. Et pourtant, pas de catastrophisme sur le marché français.

Tout comme l’assurance, les marchés annexes – réassurance, courtage, assurance-crédit – sont clairement moins atteints que la banque, rappelle Lawrence Trefi, associé en charge du pôle assurance au sein du cabinet de chasse Singer & Hamilton. En dépit des difficultés de certains réassureurs et de réorganisations internes de sociétés de courtage, il n’y a pas à ma connaissance de licenciements à déplorer en France.

Et les raisons de rester positif ne manquent pas. Force est de reconnaître que la situation actuelle est très favorable pour attirer de nouveaux clients à l’assurance-crédit, explique de son côté Michel Mollard, président du directoire de l’assureur-crédit Euler Hermes Sfac. Nous prenons toutes les mesures pour accompagner nos clients au mieux en faisant en sorte que la hausse des défaillances les touche le moins possible. La Coface s’est, quant à elle, engagée à renforcer certaines de ses missions, notamment de conseil (AFP). À noter que les assureurs-crédits sont particulièrement friands d’analystes financiers déjà expérimentés qu’ils font évoluer en interne. Mais ils ne sont pas les seuls à recruter : réassureurs et courtiers recherchent eux aussi des profils bien spécifiques.

Des salaires fixes élevés avec des variables de l’ordre de 50 %

Un vivier tout trouvé est celui de l’assurance traditionnelle : les assureurs sont davantage séduits par la réassurance que l’inverse , admet Lawrence Trefi. Il faut dire que la réassurance est perçue comme une branche noble de l’assurance, du fait notamment de sa technicité élevée. Pour preuve, sur son site web de recrutement, le groupe Scor recherche principalement des profils d’actuaires.

Perçu comme moins technique, le courtage exige une logique plus commerciale et recherche de vraies personnalités ayant le sens du résultat prononcé. Dans l’Hexagone, certains réassureurs et grands courtiers n’hésitent pas à proposer des salaires fixes élevés avec des variables de l’ordre de 50 % , poursuit Lawrence Trefi. Sans oublier les petites entités de réassurance et les cabinets de courtage familiaux qui recherchent, eux aussi, des talents, mais dans des proportions moindres du fait de leur taille restreinte.

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