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Les banquiers ont beaucoup à apprendre des prostitués, explique le boss d’ABN Amro déguisé en “Priscilla”

Gerrit Zalm 2

Lorsque l’on dirige un groupe bancaire nationalisé en catastrophe, sauvé par l’Etat néerlandais pour un montant de près de 30 milliards d’euros, et qui est passé de 135.000 employés dans le monde en 2006 à 32.0000 salariés aujourd’hui en tout et pour tout, qu’a-t-on vraiment encore à perdre ?  

Le PDG d’ABN Amro depuis 2009, Gerrit Zalm, a fait néanmoins un pari audacieux en s’essayant au « one man show » déguisé en tenancière de maison close à l’occasion d’un rassemblement annuel des employés d’ABN Amro le 14 janvier dernier, à Amsterdam. Devant près 7.000 banquiers, cet ancien ministre des Finances néerlandais (1994 – 2002), 61 ans et père de 5 enfants, s’est présenté en Priscilla, « sœur cachée » de Gerrit. Cette Madame Claude – une rouquine apprêtée d’une robe et de lunettes bleu électrique – serait venue à la demande de son PDG de frère pour prodiguer des conseils à ses collaborateurs.

Bien que la vidéo de 12 minutes postée sur le compte Youtube de la 3e banque des Pays-Bas soit en hollandais, ce « motivational speech » pas comme les autres n’a pas manqué de faire le buzz sur Internet dépassant les 178.000 vues, quelques jours après avoir fait la Une du FT.

Rien d’embarrassant pour Gerrit Zalm, de surcroît dans un pays où la prostitution a été légalisée il y a 10 ans (quoique la législation soit sujette à polémique ces dernières années). Au contraire, le PDG d’ABN Amro semble même user avec talent de sa nouvelle notoriété pour taper dans l’œil des investisseurs et des candidats à l’embauche dans un secteur où attirer les jeunes et retenir les talents est devenu plus compliqué.

À la conquête de nouveaux marchés…

Hier, Gerrit Zalm était d’ailleurs invité en « Guest Star » en Belgique – cette fois en costume cravate – pour expliquer « l’importance de la Belgique » dans la stratégie du groupe bancaire, dont l’objectif est de faire passer les revenus provenant de l’étranger de 20 % actuellement à 25 % à l’horizon 2017.

En France, ABN AMRO Commercial Finance, qui couvre toutes les problématiques de financement des entreprises, a opté pour une politique de développement. Fin 2012, elle créait un département Financements Structurés. Le mois dernier, l’établissement annonçait la nomination de Franck Detriché au sein du département commercial comme Directeur des réseaux partenaires, en charge de développer les relations avec le courtage spécialisé et le conseil. Sur son site, la banque présente à Paris, Lille et Lyon, affirme rechercher un responsable commercial, un chargé de clientèle et un responsable d’audit interne. Quoi qu’il en soit, il est à parier que les échos de la prestation de Gerrit Zalm en patronne de bordel séduiront davantage les candidats que la couverture médiatique de la suédoise Handelsbanken, seule banque à avoir banni les bonus.

 

 

Et, pour finir, ces quelques « perles » de la mère maquerelle Priscilla alias Gerrit Zalm :

  • « Où fait-on passer depuis des siècles le client en premier ? Dans mon métier. Les banques ne l’ont découvert que récemment »
  • « Il faut commencer avec trois valeurs-phares : la confiance, l’expérience et l’ambition. Nous offrons un accueil chaleureux, nous avons de l’expérience et surtout, nous contentons toujours le client »
  • « Nos deux métiers se distinguent par la bonne qualité de leur front-office [en bombant la poitrine], et par l’excellente qualité de leur back-office [petite tape sur son postérieur] »
  • « Il faut prendre de jeunes talents et les entraîner. Contrairement à mon frère, je n’ai aucune difficulté à recruter des jeunes femmes, de très grande qualité »
  • «  Il faut aussi que les femmes puissent atteindre de hautes positions. Chez nous, la femme est d’ailleurs très souvent au-dessus »
  • « Nos métiers se ressemblent beaucoup, à ceci près qu’une péripatéticienne pratique un prix fixe et non des taux variables, que ses conditions générales de vente sont simples et limpides, et que ses clients en ont souvent pour leur argent »

 

commentaires (2)

Comments
  1. D’autres ressemblances :

    -Les prostitués encaissent le fric à l’avance tout comme les banques.

    -Les prix pratiqués pour le service de base sont excessifs.

    -Je vois mon conseiller clientèle aussi souvent que les prostitués : environ une fois par an…et souvent je n’ai jamais affaire à la même personne…

    -Les prostitués font semblant de connaître les choses de l’amour : les conseillers clientèles font semblant de connaître les produits financiers.

    -Ceux qui tirent les ficelles sont des mafieux

    On continue ?…

  2. -les boss viennent relever les compteurs de tps en tps

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