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Hausse des salaires en back office pour les produits dérivés et la conservation de titres

Les banques recherchent activement des spécialistes back office à Paris, Londres et New York pour supporter leurs stars du front office. Connaissances en produits dérivés complexes ou en settlement exigées.

Paris: seniors demandés

Les embauches en France sont modestes, mais les recruteurs constatent quelques signes avant-coureurs de reprise.

Il y a eu très peu d’embauches dans le back office ces trois dernières années , explique Chantal Deschamps, spécialiste du recrutement back office chez Vendômes Associés à Paris. À présent l’activité repart à nouveau.

HSBC CCF et Calyon font partie de ceux qui embauchent. L’année dernière, HSBC a recruté Pierre Guichot, qui travaillait à la Société Générale, afin de diriger ses activités de produits dérivés en France. Chantal Deschamps précise que Pierre Guichot est en train de constituer son équipe, aujourd’hui composée d’environ 35 personnes.

Les employés parisiens de clearing et settlement sont moins rémunérés en comparaison de leurs collègues de Londres et New York. Selon le cabinet de recrutement Robert Walters, les employés de back office qui ont cinq ans d’expérience, dans une banque française peuvent espérer des salaires de €50.000.

Antoine Morgaut, directeur général chez Robert Walters France, affirme cependant que les salaires ont augmenté de 15 à 20% l’année dernière, avec les salaires des opérationnels en fixed income derivatives qui arrivent en tête: Il a une pénurie de personnes qualifiées et les équipes parisiennes ont toujours été en sous-effectif dans ce secteur complexe.

Antoine Morgaut explique que la plus grosse pénurie touche les managers: Il est très difficile de pourvoir les postes vacants de seniors. Les personnes compétentes à ce niveau font cruellement défaut.

Selon une étude sur les salaires réalisée par Robert Walters les managers seniors en back office à Paris peuvent espérer €100.000 et plus.

Londres: les dérivés mènent le jeu

Selon un sondage sur les salaires réalisé par Morgan McKinley, spécialiste du recrutement en middle et back office, le salaire moyen dans ces deux secteurs a augmenté, poussé par la demande croissante de spécialistes en dérivés à Londres.

Les salaires en OTC derivatives settlements ont augmenté de 13% par rapport à l’année dernière, affirme Morgan McKinley. Les cadres avec trois ans d’expérience peuvent espérer des salaires de 54.000 € et plus. La croissance a été encore plus soutenue en derivatives documentation par exemple, où certains employés avec deux ans d’expérience ont pu se voir proposer jusqu’à 57.000 €.

Ces chiffres sont basés sur des entretiens réalisés avec 350 personnes travaillant en banque dans plus de 65 institutions financières de la City, à Londres.

Des candidats qui ont relativement peu d’expérience exigent des salaires importants , indique Kirsten Duffy, responsable du recrutement chez Morgan McKinley. Il y a une pénurie de candidats dans ce secteur.

Des recruteurs concurrents confirment cette tendance. Andrew Hanson, directeur chez Robert Walters, affirme que les salaires des cadres en clearing et derivatives settlement ont augmenté de près de 10% au cours de l’année dernière. Certains directeurs en credit derivatives settlement à Londres sont sur des salaires de base de 114.000 €. D’après lui, les bonus peuvent en outre représenter entre 50% et 75% de ce salaire.

Selon Andrew Hanson, les personnes qui ont plus de deux ans d’expérience en derivatives settlement, en derivatives documentation, en service client et en trade support sont particulièrement recherchées. Il y a un premium pour les meilleurs en credit derivatives, en dérivés sur taux d’intérêt et en dérivés sur actions.

Mike Hartwell, du cabinet de recrutement de middle et back office Hartwell Buck, est également optimiste. Toutes les banques embauchent actuellement en dérivés , explique-t-il. Les bonus en augmentation reflètent cette tendance. Au niveau junior, les bonus représentent en moyenne entre 25% et 35% des salaires de base, explique Hartwell; pour les VPs et les niveaux plus seniors, ce chiffre atteint entre 75% et 100%.

La demande importante de cadres spécialisés en clearing et settlement en produits dérivés plutôt qu’en cash product attirent des professionnels de grande qualité dans ce secteur. Selon Hartwell, des diplômés, des MBA et des comptables qualifiés commencent à affluer en clearing et settlement. Ce n’était pas le cas il y a encore quelques années.

Licenciements en cash products

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour tous les professionnels du back office. Deutsche Bank, ABN Amro, Credit Suisse First Boston et Dresdner Kleinwort Wasserstein procèdent à des licenciements dans leurs divisions de middle et back office. ABN Amro réalise à elle seule 1.350 licenciements dans la banque de gros ; nombre d’entre eux devraient concerner le back office et les fonctions administratives à Londres.

L’outsourcing et l’offshoring sont prometteurs. Morgan Stanley, par exemple, accueille déjà des activités de clearing et de settlement liées au cash product à Glasgow. D’autres seraient délocalisés en Inde.

Il existe cependant quelques points positifs. Simon Maughan, directeur européen de la recherche banques chez Dresdner Kleinwort Wasserstein, affirme que HSBC, Royal Bank of Scotland et Barclays Capital, devraient chercher à embaucher des employés back office en 2005. Ces banques sont en pleine expansion. Il est difficile de n’embaucher qu’en front office, ils auront également besoin de personnel supplémentaire en back office.

Wall Street: les produits dérivés sur crédit donnent le tympo

Les banques de Wall Street participent à la vague d’embauche en derivatives back office.

Jim Gillespie, consultant pour le cabinet Robert Walters à New York, affirme que l’embauche a considérablement augmenté par rapport à la même période l’année dernière. Nous en avons fait plus durant ce premier mois de l’année que durant les douze derniers mois.

Toutes les banques sont à la recherche d’employés back office capables de travailler sur les produits dérivés sur crédit, affirme Jim Gillespie. Ainsi, après plusieurs années de stagnation ou de baisse, les salaires commencent enfin à augmenter. D’après lui, un vice-président qui travaille en derivatives back office peut espérer un salaire compris entre 44.700 € et 56.000 €, avec un bonus de 10% ou plus.

Comme au Royaume-Uni, les banques américaines ont commencé à faire des réductions de coûts en back office, sauf dans le domaine des produits dérivés. Bank of America a supprimé près de 150 emplois en back office, le support et le mid-management, à Manhattan en octobre dernier, suite à sa fusion avec Fleet Boston. La semaine dernière, Wachovia a annoncé la suppression de 3.500 à 4.000 emplois aux Etats-Unis d’ici 2007; la plupart devraient concerner le back et le middle office.

Cependant, selon Frank Fernandez, chef économiste pour la Securities Industry Association, les employés américains de clearing et settlement ne devraient pas craindre une délocalisation de leurs emplois dans des pays à faibles coûts. La sécurité est plus importante que le coût à l’unité, et la plupart de l’activité de clearing doit être faite instantanément. Or, il existe des retards lorsque l’information doit traverser l’Atlantique.

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