☰ Menu eFinancialCareers

Petite révolution dans le management des banques françaises

En l’espace de 15 jours, Natixis, qui a enregistré un bon premier trimestre permettant de débloquer les bonus, a annoncé 4 nominations clés : Jacques Sudre, directeur de la conformité ; Olivier Rustat, inspecteur général ; Alain Delouis, DRH ; et surtout Christophe Lanne, chief operating officer (COO) de la BFI.

Mine de rien, un vent de nouveauté souffle chez Natixis et, faut-il espérer, sur le secteur bancaire français dans son ensemble. Et ceci pour au moins deux raisons. Premièrement, le nouveau DRH, Alain Delouis, un ex-Dexia, chief operating officer pendant un an chez Natixis, est donc, une fois n’est pas coutume un opérationnel, qui de surcroît connaît bien les métiers de la BFI. Il remplace Ewa Brandt, recrue de l’ancien DG Dominique Ferrero, peu appréciée en interne selon L’Agefi, qui, elle, a effectué toute sa carrière dans les RH.

Transferts de banques étrangères

Deuxième point : la nomination de Christophe Lanne au poste de COO par De Doan Tran, arrivé à la tête de la BFI il y a deux mois, constitue la finalisation d’une rapide mise à plat de l’organigramme, marquée par le départ de Marc Breillout. L’arrivée de Christophe Lanne, qui vient de passer 5 ans au Credit Suisse sur le même poste, est également révélatrice d’une nouvelle ouverture. Les transferts de banques étrangères vers les banques françaises à ce type de poste sont plutôt rares. La promotion interne joue le plus souvent. Mais, à nouveaux défis, nouveaux profils.

La réputation de gestionnaire rigoureux que s’est faite Christophe Lanne chez Credit Suisse va certainement être testée. Responsable de la direction systèmes, organisation, opérations et finances, cet ancien de CAI devra engager la refonte de l’organisation des fonctions supports qui passe notamment par une centralisation de la gestion des risques.

De DRH à PDG

L’autre surprise de ce début de semaine qui est de bon augure pour le secteur bancaire français est la nomination de Jean-Claude Bassien, désormais nouveau PDG de Crédit Agricole Cheuvreux, la société de courtage de Crédit agricole CIB, qui intervient après le départ de François Simon pour des raisons personnelles. Le nombre de DRH promus à des postes de direction du business, et de surcroit de PDG, est réduit à portion congrue. Faut-il y voir une nouvelle tendance ?

La crise aura en tout cas permis de faire un peu bouger un peu les lignes. D’ici à ce que des femmes ou des professionnels étrangers, ou d’origine étrangère, décrochent des postes de direction du business clés dans les grands groupes bancaires français, il n’y a peut-être qu’un pas. Ce n’est certainement qu’une question de temps.

commentaires (6)

Comments
  1. Oui, déjà rien que de voir un DRH venir de l’opérationnel est une “révolution” dans le monde des banques françaises.

    Ca nous changera peut être à l’avenir de tous ces DRH qui croient savoir mieux que les opérationnels qui conviendrait le mieux à un poste.

  2. Ya pas un poste de cuisto à pourvoir ???

  3. “Premièrement, le nouveau DRH, Olivier Rustat, un ex-Dexia, chief operating officer pendant un an chez Natixis, est donc, une fois n’est pas coutume un opérationnel, qui de surcroît connaît bien les métiers de la BFI.”
    Attention, Olivier Rustat est le nouvel Inspecteur Général pas le nouveau DRH et a fait tout son parcours à la BFBP puis chez Natixis

  4. Merci dude72 pour avoir repéré la coquille !
    La modification a été faite dans le texte.

    Julia Lemarchand, responsable editoriale Répondre
     
  5. La DRH de SGCIB, Ines de Dinechin, est également une opérationnele, qui a occupé des postes de Front. C’est nouveau chez NATEXIS, pas chez SGCIB ….

  6. revolution et banque sont des mots qui ne vont pas ensemble
    le titre de l’article est une contradiction en elle-meme

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici