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12 façons de décrocher un emploi bancaire en Asie en 2014

Bankers fly home

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Si partir travailler dans le secteur bancaire en Asie fait partie de vos bonnes résolutions professionnelles pour la nouvelle année, vous aurez avant tout besoin de planifier minutieusement votre recherche d’emploi afin d’éviter les nombreux écueils à venir.

Car ce n’est pas faute de l’avoir répété tout au long de 2013 : les banques présentes en Asie sont soucieuses de réduire les coûts et préfèrent recruter davantage de locaux plutôt que de coûteux expatriés. Pour preuve, Singapour a durci les conditions d’obtention des visas de travail pour les professionnels étrangers, en particulier les jeunes.

Avec aussi peu de cartes en mains, voici comment le candidat étranger que vous êtes peut améliorer ses chances de décrocher un emploi à Hong Kong ouà Singapour :

1. Changez de pays, pas d’entreprise

« Mon conseil numéro un pour les banquiers désireux d’aller travailler en l’Asie, c’est d’abord d’essayer de tout faire pour obtenir une mobilité interne à partir de leur entreprise actuelle, insiste Jack Bennett, managing director du cabinet de chasse Lionrock International basé à Hong Kong. Même si ce n’est que provisoire, c’est encore la meilleure façon de mettre le pied à l’étrier ».

2. Optez pour un CV « Big-Deal »

Travailler pour une firme de second plan en Occident n’est généralement pas très attirant pour les employeurs bancaires en Asie. « Ne postulez pas en Asie sans un CV tape à l’œil : projets phares, opérations d’envergure, contrats majeurs et clients prestigieux, avertit Andrew Aigle, consultant en management basé à Hong Kong. A moins d’être chanceux et passer l’entretien avec quelqu’un ayant une connaissance pointue de votre marché domestique, votre interlocuteur sera peu réceptif aux opérations que vous avez réalisées sur un marché de niche à plusieurs milliers de kilomètres de distance ».

3. Ayez un numéro de téléphone local

« La plus grosse erreur est que les candidats qui visitent Hong Kong ne prennent presque jamais la peine d’acheter une carte SIM locale, remarque Matthew Hoyle, directeur du cabinet de chasse Matthew Hoyle Financial Markets à Hong Kong. Quand les employeurs voient un numéro de téléphone étranger, ils sont beaucoup moins enclins à vous inviter à passer un entretien. Certaines personnes ajoutent sur leur CV l’adresse résidentielle d’un ami hongkongais, ce qui peut aussi aider ».

4. Ne passez pas pour un fugitif

Dénigrer l’Occident quand vous rencontrez des recruteurs et des banques en Asie n’est pas conseillé. Cela risque de vous faire passer pour un évadé dont les motivations sont purement négatives. « Dire des choses du type ‘j’en ai marre de l’Europe’ n’arrangera rien. Il ne s’agit pas de savoir pourquoi vous voulez partir, mais ce que vous pouvez apporter à votre employeur potentiel », poursuit Matthew Hoyle.

5. Ayez une échéance en tête

Les candidats étrangers qui passent beaucoup de temps en Asie ont plus de chances de décrocher un job que ceux qui viennent seulement en coup de vent pour passer des entretiens, selon Amanda Lote, managing director de la société d’analyse Lote & Partners à Hong Kong. « Cela nécessite des ressources et de l’investissement personnel : visites à répétition, stage non rémunéré, et même plusieurs mois à arpenter les rues pour trouver du travail. Si vous raisonnez de la façon suivante : ‘je veux être à tel endroit pendant telle durée pour faire telle et telle chose’, et que vous faites vraiment tout pour y parvenir, alors vous augmenterez sérieusement vos chances de succès », ajoute-t-elle.

6. Ne comptez pas uniquement sur les recruteurs

« Les candidats étrangers doivent être beaucoup plus proactifs et organisés dans leur recherche, poursuit Amanda Lote. Et d’illustrer : construire une base de données avec les employeurs cibles et cartographiez vos progrès. Prenez un café ou déjeuner avec toutes les personnes ciblées dans votre liste de contacts. « En ces temps difficiles, le réseautage est plus efficace que d’attendre passivement que les chasseurs de têtes vous approchent », explique cette recruteuse.

7. Oubliez l’expérience ‘internationale’

Ne dites à personne, et surtout pas aux recruteurs, que vous êtes à la recherche d’une expérience internationale. « Évitez de donner l’impression que vous n’êtes pas impliqué en Asie. Le fait d’indiquer que vous êtes prêt à travailler n’importe où dans le monde ne va pas vous faciliter l’obtention d’un emploi ici », fait remarquer Kathy Togni, directeur de la société de recherche Togni & Zhao à Hong Kong.

8. Parlez beaucoup de l’Asie aux entretiens

« Vous devez démontrer des liens avec la région, indique Kathy Togni. Les liens familiaux sont les plus forts. Et à défaut de parler une langue asiatique, n’hésitez pas à mentionner que vous avez déjà effectué un travail en relation avec l’Asie ou que vous y êtes déjà venu ».

9. N’oubliez pas votre famille

Les recruteurs vont poser des questions sur l’impact de votre déménagement sur votre famille et votre existence. « En l’absence de réponse cohérente, votre candidature échouera probablement », relève Mike Jones, ex-dirigeant d’ANZ qui, après avoir travaillé en Asie, dirige à présent le cabinet conseil Connected Analytics à Melbourne. « Dire ‘je vais m’éclater pendant plusieurs années avec mes potes qui vivent à Singapour’ ne va pas tout simplement pas le faire », prévient ce dernier.

10. Faites preuve de flexibilité

Les banques en Asie ne veulent employer que des expatriés capables de travailler dans une culture différente. C’est pourquoi elles aiment poser des questions sur votre ‘flexibilité’. « Mettez en exergue les moments où vous avez fait preuve de souplesse et où vous avez réussi à vous adapter à des situations difficiles, personnellement ou professionnellement. Si c’est dans le cadre d’un voyage ou si cela implique une autre culture, c’est encore mieux », commente Mike Jones.

11. Ne mentionnez pas les frais de déménagement

Sauf peut-être tout à la fin du processus d’entretien, il est fortement recommandé de s’abstenir de demander si la société va vous aider à prendre en charge votre déménagement en Asie. « Aujourd’hui les seuls bénéficiaires de packages d’installation sont ceux qui ont bénéficié d’une mobilité interne. Dans 95% des cas, ceux qui sont recrutés en externe n’en reçoivent pas », constate Matthew Hoyle.

12. « Connaître le mandarin » signifie « connaître le mandarin » 

Chez les expatriés en herbe, grande est la tentation de postuler à des postes inadéquats. « Par exemple, certains candidats ignorent le fait que le descriptif du job – comme par exemple parler le chinois – est une condition essentielle. Ils croient à tort que leurs expériences à Londres, New York, Paris vont compenser », note un chasseur de têtes de Hong Kong qui a souhaité garder l’anonymat.

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