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Comment gérer un patron difficile ?

Selon Terry Bates, directeur général de GHN Coaching, la plupart des gens ont des problèmes avec leurs supérieurs. Cela est classique en entreprise.

Cependant en banque, les patrons posent plus de problèmes. Dans un secteur motivé par les résultats, les cadres sont souvent promus en fonction de leurs performances financières plus que par leurs compétences managériales.

“Mon patron est complètement autocratique et lunatique” se plaint un banquier. “Je ne sais pas comment me positionner. Je suis supposé contrôler ma division, mais, au final, rien n’est décidé sans qu’il n’ait son mot à dire. Même pour commander des trombones. Il se montre amical un moment et dans la seconde qui suit, il me poignarde dans le dos.”

“Mais, comme il rapporte beaucoup d’argent à l’entreprise, les autres dirigeants ne semblent pas prêts à critiquer son comportement. Quant aux personnes des Ressources Humaines, elles sont effrayées à l’idée de tenter la moindre chose, par peur de se voir reprocher son éventuel départ.”

Heureusement, lorsque le comportement d’un patron devient trop contestable, la nature reprend le dessus: les gens s’en vont. Dans ce cas, même le patron le plus puissant devient un inconvénient lorsque l’entreprise perd ses meilleurs collaborateurs.

Cependant, démissionner suscite bien souvent un sentiment de défaite et n’est pas toujours la meilleure solution, ni même parfois une option envisageable.

Si vous décidez de rester, Terry Bates conseille alors de garder une chose en tête: la seule solution est de changer votre propre comportement.

Pourquoi mon patron est difficile?

Avant de vous concentrer sur votre comportement, mieux vaut trouver les causes de ces mauvaises relations. Pour Adrianne Roseanne, de Fairplace Consulting, ces problèmes hiérarchiques s’expliquent par les raisons suivantes:

  • Le patron est omniprésent, contrôle tout, dirige tout et ne donne pas assez de liberté et d’autonomie à ses subordonnés.
  • Le patron est agressif, menaçant et parfois même tyrannique.
  • Le patron a des valeurs différentes de celles de ses employés. Par exemple, le patron est souvent très carriériste et consacre sa vie au succès de son entreprise, alors que ses employés privilégient plutôt une qualité de vie.
  • Le patron est soumis à des pressions professionnelles et a de nombreuses responsabilités, lui laissant peu de temps pour s’occuper de son équipe.

Les premiers pas pour gérer un patron difficile

Quelle que soit la source des difficultés, les relations hiérarchiques sont gouvernées par un fait aussi simple qu’inéluctable: ce sont des relations professionnelles. Ces conflits apparaissent dans le contexte de l’entreprise.

Jaquie Drake, professeur au Praxis Centre de l’Ecole de gestion de Cranfield, souligne la tendance à personnaliser ce qui est avant tout un problème professionnel. Il est trop facile, explique-t-elle, de catégoriser votre patron comme l’ennemi. Dans ce cas, les critiques professionnelles sont prises à titre personnel et le patron peut être perçu comme l’obstacle à votre progression.

Au lieu d’adopter cette perception négative, Drake suggère de vous mettre à la place de votre supérieur. Essayez de penser comme lui. Essayez de comprendre ce qu’il cherche à accomplir. Comprenez les pressions qu’il subit.

Gérer ses relations avec son patron nécessite une certaine prise de conscience. L’agressivité d’un patron peut ébranler sa confiance en soi et diminuer le respect de soi. Cela engendre un cercle vicieux de soumission dont vos collègues peuvent profiter. “Je suis loin d’être une mauviette mais pour une raison ou une autre, j’ai laissé cet homme me dominer. A ce jour, je suis incapable d’expliquer pourquoi j’ai réagi comme cela,” témoigne un banquier dont le patron était enclin à des comportements violents.

Améliorer sa confiance en soi est crucial pour gérer les patrons intrusifs ou despotiques. Le problème est que lorsqu’elle est mal exprimée, elle peut facilement être prise pour une agression.

Dans son livre, “Gérer son patron et ses collègues”, Steve Gracett conseille à la personne qui cherche à s’affirmer “d’éviter d’être agressif dans sa gestuelle et de maintenir un contact visuel. Adoptez une posture détendue, souriez et concentrez-vous sur la réalisation de résultats constructifs.”

Apprivoiser la bête

Pour contrôler avec succès les relations hiérarchiques, Gravett propose une formule en quatre étapes:

  • Cherchez des conseils. Profitez du savoir-faire de votre directeur, éduquez-vous tout en flattant son ego.
  • Faites les évoluer. Le pouvoir et l’autorité s’obtiennent grâce à un sens aigu des affaires et un bon réseau. Reconnaissez, admettez et cultivez l’expérience de votre patron.
  • Evitez d’être un je-sais-tout. Soyez conscient des faiblesses de votre patron. N’essayez pas d’être trop intelligent et d’éclipser votre supérieur. Etre une menace ne vous mènera nulle part.
  • Rendez-vous indispensable. Apprenez les points faibles de votre patron, découvrez qui sont ses rivaux. Soutenez-le si nécessaire. La loyauté est appréciée et ne s’oublie pas.

Une question de perception

Aussi difficile que soit votre patron, vous pouvez uniquement influer sur votre propre comportement. En modifiant votre approche, vous pourrez faire la différence. Vous pouvez penser que votre patron est un Rubik’s cube, mais est-ce vraiment le cas? Une fois que vous aurez sympathisé avec lui, vous jugerez peut-être qu’il n’est pas si difficile que cela. Et si c’est le cas, ne craignez rien: vous pouvez toujours partir.

commentaires (5)

Comments
  1. Flater l’ego de son patron, aller dans son sens…Finalement il a reussi ce qu’il voulait et obtient de vous toute servitude, c’est aller à l’inverse de sa propre personalité ou ethique. Un patron tyrannique lunatique n’est pas un bon patron. Il n’a pas sa place à son poste car il est égemonique, il oublie que seul le travail d’équipe fait la reusite, et que chaque maillon a son importance. Vos conseils ameneront dans un futur proche à un dégout de soi.

  2. Merci d’avoir donné un apercu du livre de Gravett. C’est du grand n’importe quoi qui frise l’imbécilité. Je feuilleterai même pas si je le croise.

  3. Ca n’a pas de bon sens… c’est faire de la lèche que vous nous dite de faire et dire ce qu’il veux entendre même contre son gré? Moi j’en ai un sale patron et c’est me trouver un nouvel emploi qui va arranger les choses… votre théorie c’est du pipeau.

  4. En gros faire du fayotage et de la lèche, je crois pas que les collègues vont apprécier et qu’ils vont même vous marginaliser. “se mettre à la place du patron” / qu’il se mette à la notre… Un livre qui apprend à faire du “suceboulage” à éviter sinon vous serez fouetté en place public par le reste du personnel

  5. Desolee mais je travaille en Coree et ma boss (eh oui une femme) est a la limite de la violation des droits de l’homme. Comment j’arrive a rester ? J’ai suivi sans le savoir les conseils ci-dessus … c’est plus dur de fayoter que de lui donner une grosse claque mais a force d’empathie j’ai fini par admettre que son comportement est uniquement du a de la frustration et de l’impuissance vis a vis des autres mieux lottis qu’elle …

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