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Travailler en M&A, ça ne se s’improvise pas !

L’optimisme des professionnels pour 2007 et d’importantes rémunérations pourraient attirer une vague de candidats vers les fusions-acquisitions. Attention, ce secteur est très exigeant.

Si un sujet fait bien l’unanimité pour 2007, c’est bien celui de la poursuite du boom des fusions-acquisitions , lisait-on début janvier dans Les Echos. Certes, mais l’embauche est-elle au rendez-vous ?

Les postes de managing director sont proposés au cas par cas. Peut-être une quinzaine par an et émanant surtout des banques étrangères, constate Antoine Kamphuis, partner chargé des banques et institutions financières au sein du cabinet de recrutement Boyden. En revanche, les professionnels âgés de 28 à 32 ans, formés chez la concurrence, sont actuellement très recherchés .

BNP-Paribas, qui compte une des plus grosses équipes de M&A sur Paris avec environ 185 professionnels, a embauché plus d’une trentaine de collaborateurs ces quinze derniers mois. Nous devrions continuer de renforcer nos équipes ces prochains mois avec des généralistes ainsi que des spécialistes dotés de compétences sectorielles et/ou géographiques, révèle Christophe Moulin, managing director, head Industrials and Support Services Group chez BNP-Paribas. Par ailleurs, le recrutement de jeunes diplômés via des stages ou encore des VIE se fait de manière permanente .

Et les boutiques ?

Sachez d’ailleurs que les professionnels qui travaillent dans ce domaine y ont …toujours travaillé ! En effet, ce métier ne s’improvise pas. Il faut l’avoir approché dès la sortie de l’école, ou plutôt pendant les études avec un stage , prévient Antoine Kamphuis. Les formations les plus appréciées sont les grandes écoles de commerce, Sciences Po, Dauphine et aussi les grandes écoles d’ingénieur.

Une seule exception : les boutiques. Celles-ci n’hésitent pas à chasser les talents avec 3 à 5 ans d’une expérience panachée d’audit et de transaction services (support dans les opérations M&A et due dilligence). Fortes de leur excellente santé, ces petites structures du type Aurel Conseil, Aforge, Bucéphale ou encore Toulouse et associés peuvent aujourd’hui constituer une voie tout aussi intéressante. Elles paient très bien, sont de plus en plus présentes sur les large caps et offrent souvent un contact privilégié avec les clients tout au long des projets.

Dans tous les cas, bonne capacité de travail, ténacité, curiosité et rigueur intellectuelle sont des qualités indispensables , insiste Christophe Moulin. Autant d’exigences qui offrent en contrepartie des perspectives attrayantes de rémunération. Toujours visibles, les performances individuelles sont récompensées à leur juste valeur . Soit une rémunération pouvant aller de 200 à … 400k€/an pour les professionnels âgés entre 28 et 32 ans . Qui dit mieux ?

commentaires (2)

Comments
  1. Les boutiques ne paient pas si bien que ca comparé aux grandes banques. S’il est vrai que les horaires y sont moins important, le bonus y est en général compris entre 40 et 60% du salaire. On est bien loin des 50-100% des grandes banques en 1ere année analyste.

  2. Les horaires seraient moins importants en boutique qu’en banque d’affaires? Que nenni! Travail le soir, le week-end, pas de 35h, pas de RTT la plupart du temps, pas d’intéressement ni de participation…il faut tout prendre en compte et je ne suis pas sure que la rému côté boutique soit meilleure in fine, ent otu cas rapporté au taux horaire, c’est nul, il faut vraiment être passionné.

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