☰ Menu eFinancialCareers

La reprise du marché de l’emploi en finance ? Oui, mais…

Reprise, reprise… Le mot est sur toutes les lèvres. Même si à ce stade, on l’utilise avec parcimonie, comme s’il ne fallait pas en abuser, au risque d’attirer le mauvais oeil. Alors on l’assortit d’adjectifs:reprise molle, prudente ou encore raisonnée.

Pourtant l’embellie de l’emploi des cadres se confirme bien (Les Echos). Et, si l’on en croit les recruteurs spécialisés que nous avons interrogés, la finance n’en serait pas exclue, au contraire.

Retour des recrutements sur pas mal d’activités

À l’exception de cette semaine de congés plutôt calme, le marché a été très actif depuis le début de l’année avec un nouvel élan de la part de structures qui avaient mis en stand-by leur recrutement, témoigne Tania Petersen, associée au sein du cabinet de chasse de têtes CTPartners, qui évoque pêle-mêle un renforcement des postes de vendeurs dans la gestion d’actifs, des mouvements toujours en cours sur les activités de risques en BFI, un développement des embauches dans la banque privée et sur les fusion-acquisitions et un redémarrage dans le private equity, qui ne se focalise plus seulement sur les pofils seniors.

Même son de cloche chez le cabinet Singer & Hamilton. Jérôme Hacquard, associé gérant, se réjouit d’un excellent début d’année, aussi bon que celui de 2007, grâce en ce qui le concerne à un gros redémarrage sur les financements structurés, une forte activité sur le M&A mi-market et une activité en hausse dans le private equity.

Un marché comme un lendemain de gueule de bois

Et pourtant, si la dynamique est incontestablement positive, ce n’est pas un long fleuve tranquille, confie ce consultant, qui compare la période à un lendemain de gueule de bois. Tout le monde a envie d’y croire, mais dans le lancement des mandats, le comportement des recruteurs et des candidats, il y a encore beaucoup de prudence.

Concrètement, les chéquiers des clients de ces recruteurs ne sont pas grand ouverts : les rachats de bonus sont rarissimes, les bonus garantis très difficile à obtenir, au mieux on obtient que l’employeur ne vous proratise pas votre bonus (si vous arrivez en juillet, on s’engage moralement à vous verser un bonus sur l’équivalent d’une année), et les efforts sont davantage portés sur le fixe.

Toujours est-il que le mercato post-bonus n’a pas vraiment eu lieu. C’est surtout vrai pour les activités de marchés de capitaux, en particulier le trading. Le marché est atone, il y a encore beaucoup de candidats disponibles sur le marché, et peu d’appels d’air, commente Jean Turcat, directeur du bureau parisien du cabinet de chasse international Smith & Partners. La demande de profils sur les activités de support très qualifiés est très forte mais sur les postes en front-office, ce n’est pas l’embellie espérée.

Tout le monde a en tête l’expérience londonienne d’une reprise du marché de l’emploi en finance sur les chapeaux de roue et qui s’est ralentie très nettement en ce début d’année. À tel point que l’on se demande si le royal wedding ne va pas sonner tout bonnement la fin de la saison des recrutements pour 2011.

Le marché londonien a démarré en trombe, peut-être un peut trop tôt (dès début 2010) et trop fort…, commente Jérôme Hacquard. En France, on n’a pas vu de surenchère, ni de comportement mercenaire, relève à son tour Tania Peterson. Du coup, tous les recruteurs veulent croire que la reprise est plus durable de ce côté-ci de La Manche…

commentaires (1)

Comments
  1. You’ve hit the ball out the park! Inrecdilbe!

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici