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Intermédiaires d’assurances : Les courtiers et les agents généraux d’assurances veulent cultiver leurs ressemblances

Les premiers sont commerçants et se présentent comme les mandataires des assurés. Les seconds sont les mandataires de leurs compagnies d’assurances et s’apparentent à des professions libérales. Leur dénominateur commun ? Etre des intermédiaires traditionnels d’assurances, des professionnels qui, s’il leur arrive d’être concurrents, ont aussi de nombreux points communs , avancent les représentants syndicaux concernés.


Rassembler les forces

Fort de ce constat, la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurances (Agea) et la Fédération française des courtiers d’assurances et de réassurances (FCA) ont annoncé, mardi 12 octobre, leur volonté de s’engager sur un plan d’actions 2005 dans l’intérêt des deux professions. Pour mener des actions de lobbying, il faut être fort , résume Régis Fabre, président de la FCA, récemment reconduit dans ses fonctions.

Il est vrai que les intermédiaires traditionnels sont représentés par plusieurs structures, la FCA et Agea bien sûr, mais aussi le Syndicat français des assureurs conseils (Sfac), sans oublier les organisations syndicales des conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Une dispersion qui n’est pas forcément très constructive lorsque l’on veut faire jeu égal avec les réseaux bancaires ou de mutuelles sans intermédiaire.

Courtiers d’assurances qui obtiennent des mandats des compagnies face à des agents généraux qui se livrent à des opérations de courtage, chacun subit, à sa manière, un sort identique. Depuis plusieurs années, les restructurations des entreprises d’assurances ont pesé lourd dans l’organisation des compagnies. L’agent général, partenaire exclusif de ces dernières, en a automatiquement fait les frais. La situation du courtier, qui a de plus en plus de mal à ouvrir des codes courtage et qui a face à lui de moins en moins de compagnies proposant les produits souhaités, s’apparente à la nôtre , illustre Guy Baqué, président d’Agea.

Réunions de travail

FCA et Agea ont décidé de se rencontrer trois fois par an, notamment pour harmoniser leurs positions face à leurs partenaires du monde de l’assurance et aux pouvoirs publics. Ces réunions auront également pour objectif de définir les actions susceptibles de mettre en avant la valeur ajoutée des intermédiaires d’assurances.

Certes, les échanges entre les deux syndicats ne sont pas récents. Ils travaillent main dans la main pour faciliter la transposition en droit français de la directive sur l’intermédiation en assurance, adoptée en 2002 par le Parlement européen. Dans ce prolongement, Agea et la FCA souhaitent mettre au point une action commune de sensibilisation des élus français aux enjeux de cette directive. Ce chantier sera proposé également au Sfac et à la FFSA. Les deux syndicats ambitionnent encore de préparer un modèle type de définition des besoins des clients, communs aux deux professions, auquel pourra se référer tout intermédiaire pour répondre à l’exigence d’information de l’assuré.

Formation professionnelle et nouveaux usages

Les deux fédérations ont décidé, par ailleurs, d’intensifier leurs échanges sur les besoins de formation de leurs professions et les réponses à y apporter à court et moyen terme. Nos membres ont un besoin semblable en la matière, des synergies doivent être développées , souligne Guy Baqué.

Il en est de même pour les usages professionnels. Depuis de nombreuses années, la FCA se porte garante du respect des usages du courtage pour défendre les intérêts des courtiers. Un texte semblable, mais à moderniser, existe aussi chez Agea. Dans le cadre des actions communes, les deux syndicats ont décidé de donner naissance aux usages de l’intermédiaire d’assurances, au sein desquels il conviendra de se pencher sur la question de la différence de conditions accordées par les compagnies à chacun de leurs intermédiaires , précise Régis Fabre. Reste à savoir quelle sera la réaction de ces dernières. Pour l’heure, il est encore trop tôt pour connaître leurs positions, mais, comme le souligne Guy Baqué, si nous travaillons pour l’avenir de nos professions, elles ne pourront qu’être satisfaites de nos avancées.

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