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Super bonus en perspective pour les équipes de dérivés actions

Face à la pénurie de candidats expérimentés, les banques puisent leurs recrues dans d’autres branches de la banque

Après une année faste et des embauches massives, les recruteurs estiment que les spécialistes en dérivés actions sont en passe de toucher les plus gros bonus jamais atteints.

Le directeur du cabinet de recrutement Mantis Partners, Nick Kerrison, pense que les banques se battent pour embaucher de bons spécialistes en dérivés actions et sont amenées à offrir des packages très généreux.

Les gens qui ont changé de situation cette année sont partis pour gagner entre 50 et 100 % de plus que ce qu’ils gagnaient l’année dernière , indique-t-il. Sur cette base, je prévois une hausse de 50 % des bonus en fin d’années sur les desks de vente et de trading de dérivés actions .

David Korn, le directeur d’Options Group à Londres, livre un pronostic plus mesuré : les bonus vont progresser de 10 à 20 % par rapport à l’année dernière . Sur le marché des dérivés action, les responsabilités s’étendent à une gamme élargie de produits, parmi lesquels le trading sur portefeuille, les algorithmes, des services d’exécution sophistiqués, les titres cotés ou vendus de gré à gré, ou encore les produits exotiques ou hybrides , poursuit-il.

Les rémunérations à Londres sont inférieures à celles de New York. Selon Nick Kerrison, un trader au rang de junior vice-president peut gagner entre 365 et 440 000 euros par an. Un vice-president peut gagner 300 000 euros à la vente de dérivés de gré à gré, et même 440 000 s’il s’agit de produits exotiques.

A la recherche de quants

Si les banques veulent retenir les gens, il leur faudra augmenter les bonus de 10 à 30 % , estime Doug Hanslip, consultant spécialisé dans les dérivés chez Korn Ferry International à Chicago. Les embauches dans le secteur sont vraiment très difficiles maintenant. C’est un monde très limité et il n’y a pas assez de candidats .

Pour sa part, Mike Karp, cofondateur de Options Group, cabinet de chasse de hauts profils, se montre également très optimiste : les bonus vont être au plus haut. Il y a une forte demande pour les produits structurés en actions et je parie sur une hausse de 25 % des bonus. Si certaines banques ne suivent pas, les concurrentes qui cherchent des profils feront leur marché .

Les résultats du troisième trimestre traduisent la bonne santé du secteur des dérivés action. Chez Bear Stearns par exemple, les revenus du desk action ont grimpé de 43 % en raison de la hausse des opérations d’arbitrage de risques, et des revenus des ventes et du trading de dérivés action. Chez Goldman Sachs, le trading a permis une envolée de 75 % des revenus.

Doug Hanslip rapporte que les banques comme les hedge funds veulent renforcer leurs équipes en dérivés actions. Les embauches récentes soulignent cette tendance : BNP Paribas a débauché 5 spécialistes chez Nomura pour son équipe américaine en septembre. Simultanément, Barclays Capital a annoncé son intention de procéder à 10 recrutements pour les activités de vente et de trading de dérivés dans la filiale américaine, suite aux 5 embauches intervenues dans les 4 derniers mois.

En Europe, c’est pareil. Chez Dresdner KW, chez Calyon et chez Barclays Capital, on a embauché des spécialistes le mois dernier. Chez Bank of America, on a renforcé l’équipe avec huit nouvelles recrues, vendeurs ou traders en septembre.

La pénurie de main d’ceuvre contraint les banques à s’intéresser à des métiers considérés sans rapport avec les dérivés, comme la gestion des risques par exemple, où selon Doug Hanslipp, il y a beaucoup de personnes ayant de fortes qualifications en quants .

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