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Seriez-vous prêt à travailler pour une banque française sans bonus garanti ?

Ce n’est un secret pour personne : la Société Générale souhaite recruter. En mai dernier, elle a manifesté son intention d’embaucher 35 banquiers seniors, dont 15 chargés de l’exécution des opérations M&A, et 20 autres répartis par secteur en Europe de l’Ouest et à Moscou.

À ce jour, il semblerait qu’aucune embauche n’ait encore eu lieu. L’activité de recrutement a également été limitée dans les autres banques françaises. BNP Paribas a bien recruté Stefano Blotto de chez Merrill Lynch en avril dernier et Mike Mayo a quitté Deutsche Bank pour rejoindre les activités US de Calyon en mars, mais c’est à peu près tout concernant les recrutements de banquiers de premier plan.

Récemment, le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a donné une interview à The Times qui en explique les raisons : les banques françaises sont tombées d’accord avec le gouvernement et le régulateur pour ne pas verser de bonus garantis au-delà d’une année.

Si elle n’offre pas de bonus garantis, les recruteurs indiquent que la SocGen a peu de chances de se développer ailleurs. Ils vont devoir payer des bonus garantis à Londres, confie le responsable d’une banque d’investissement à un cabinet de recrutement. D’autant plus qu’il y a en ce moment une forte demande pour des profils qui contribuent fortement aux résultats.

Le fait que des banques concurrentes aient annoncé qu’elles offriraient des bonus garantis n’arrange rien. Barclays, qui est en train de renforcer ses activités actions et ECM, pourrait offrir de généreux salaires garantis sur plusieurs années, de même que Citigroup et Bank of America.

Le chasseur de têtes ajoute que la place de la SocGen dans les M&A rend le versement de bonus garantis d’autant plus important à Londres. Car bien qu’elle se hisse à la quatrième place du classement M&A en France au deuxième trimestre, la banque n’apparaît pas dans le top 20 en Europe. SocGen est très forte sur son marché domestique, mais pas ailleurs , précise-t-il.

commentaires (11)

Comments
  1. lorsque les “banquiers ” et autres cesseronst penser , bonus, stock options et autres avantages de toutes sorte, pour ce concentrer sur leur travail, le monde se portera mieux .

    Mais en ces temps de cupidité ou meme de simple ouvriers font des demandes inouie en terme de prime de licenciement , on ne peut que s interroger sur le devenir d une societe ou l individualisme cupide qui prend ses racines dans les plus hautes sphere de notre societe est de plus en plus vorace et deconnecter d une realite bien cruelle envers les plus faibles

    il est bien loin le temps des trente glorieuses !!!

  2. Je rêve d’une banque Française de la dimension de Goldman Sachs qui irait sur les campus universitaires dénicher les compétences.

    Je rêve d’une banque Française qui donnera aux mathématiciens et aux informaticiens le bonheur de faire du program trading.

    Il n’y a pas de garanti dans la vie, donc pour moi aller chercher les garanties est une utopie intellectuelle. Par contre offrir des moyens aux personnes qui le désirent de connaître le secteur de la Banque d’Investissement le plutôt possible ferait naître des vocations de markets-makers.

    Ces vocations seront force de propositions et generateurs d’idées de developpement économiques.

  3. ” Bonus garanti” c’est une oxymore, à ce moment là on parle de salaire fixe…

    Sur ce site, sur 5 articles il y en a quatre qui parlent des salaires et des bonus des banquiers et un qui parle du métier. Triste reflet de l’univers de la banque. A croire que notre métier, c’est négocier des avantages financiers avec nos employeurs.

    Malheureusement, les mentalités ne changent pas malgré la responsabilité évidente des banques dans la situation actuelle.

    ” Seriez-vous prêt à travailler pour une banque française sans bonus garanti? ” … Suis-je le seul à trouver cette question indécente?

  4. Les banquiers se comportent comme des dirigeants d’entreprises ayant engranger des bénéfices plantureux. Le problème de la délimitation entre économie financière et économie réelle continuera à se poser. Les véritables créateurs de richesses sont les offreurs de capitaux, les chefs d’entreprises. Les banquiers ne comprennent pas qu’il est plus difficile de créer la richesse et les biens que de jouer le rôle d’intermédiaire.
    Illustration: vous passez 3 mois à cultiver la banane, entretenir la plantation, payer les salariés, élaborer une stratégie efficace de marketing mix, et enfin vendre pour obtenir des liquidités. Puis vous confiez ces liquidités à M. X. Que va t-il en résulter? Ce que nous dit la théorie du free cash flow, vous êtes en présence de liquidités excédentaires. La tendance c’est de faire des placement hasardeux, du gaspillage parce qu’on ne comprend pas l’effort fourni pas la société. Je pense qu’un stage de 2 jours dans les plantations agricoles, industries minières et autres entreprises de production permettrait aux banquiers d’éviter de pendre des risques démesurés dans les places financières.
    Je conseille à la société générale de recruter davantage d’handicapés

  5. Au Canada, si à l’embauche vous demander un bonus garanti, l’entretien s’arrête sur le champ.

    Par contre si vous faites comprendre que le métier vous passionne, que vous aimez la négociation, que vous aimez apprendre le fonctionnement des swaps de taux et les mécanismes d’allocations des flux de trésorerie, que vous parlez couramment l’Anglais, vous pouvez avoir votre chance.

    Ensuite il faut savoir que vous êtes sur la bonne pente.
    Si vous faites un deal de 1000000$ avec 0.01 en commission, ce ne sera que le résultat de votre passion et de votre discipline.

    Ensuite, on vous encourage de faire des oeuvres caritatives car on y fait aussi des deals moraux.

  6. En entretien je ne pose même plus de questions sur la rémunération proposée, ma seule préoccupation étant de trouver un travail intéressant avant la prochaine vague de jeunes diplômés (10 mois au chômage sans aucune indemnité et sans mutuelle, je suis content d’avoir fait une Grande École…).

  7. J’ai mis stages parce que je ne suis nul part.
    Après une bonne expérience bancaire et la maîtrise des rouages financiers, j’ai vu venir le désastre. j’ai quitté le milieu bancaire pour des raisons personnelles.
    J’ai essayé de regagner le monde bancaire, mais sans succès. Peut être que le malaise de la banque en France est d’abord celui des personnes chargées du recrutement. Comme le problème est le même dans d’autres secteurs, peut être que le pb est celui de l’enseignement des techniques de recrutement et de la gestion des carrières? Peut être que le pb est plus profond encore : des profs agrégés (à l’origine des déformations des DRH), collés à leurs fauteuils depuis des décennies, payés à “vendre de l’intelligence alors qu’ils n’ont aucun échantillon sur eux”. 1
    Je pense enfin, qu’il faut en finir avec la France de papa.
    Comme quoi la finance, la banque, ou autre secteur d’activité n’est jamais qu’une question de sous, de calcul ou d’analyse de courbes.

    1- Coluche : comique du vingtième siècle, plus sérieux que la plupart des politiciens et des “philosophes et intellectuels” qui occupent malheureusement, tout le champ médiatique.

  8. Excellent commentaire de Jehu Fleuriot Mbeumo sur la naissance de vocations pour la banque d’investissement en France.

  9. des traders M&A seniors sont sans job suite aux différents plans. Donc le bonus garanti est un faux problème. En revanche, la mentalité de société de service dans les 2 grosses SDM françaises( on prend , on jette) sont le revers de la médaille. Les bons n’ont plus envient de bosser pour eux…..BUSINESS WILL NEVER BE BACK AS USUAL

  10. Le bonus, c’est la prime a la casse. Juste de quoi vous permettre d’avoir une annee de tresorerie devant vous en cas de licenciements. On prend et on jette. ps d’etat d’ame.
    Peut-on prendre et jeter les dirigeants qui ont fait perdre des milliards uax etablissements. Et ne parlons pas des mergers. Sg, rester chez SG avec les fusions qui se preparent. Vous ne survivrez pas au CDT Agricole. Ils vous prennnent pour un an, vous feront de sales evaluations annuelles pour vous virer apres. Classique dans cette maison. Quand on est bon, on ne reste pas travailler pour des gens comme ca. Appellez lesanciens du Cdt Lyonnais. ils vous en diront plus sur ce qu’ils ont vecu et comment ils ont ete traites.

    ,

  11. Quand on fait du M&A il faut déjà avoir un raisonnement assez étrange pour aller travailler dans une banque française….

    Les débats à la con sur le côté cupide des banquiers n’a pas lieu d’être. Comme l’a très justement fait remarquer une americaine (j’ai oublié son nom) il y a quelques mois les jeunes qui vont travailler à Wall Street n’y vont pas pour sauver le monde. Si certaines personnes veulent stigmatiser d’autres parce qu’elles veulent gagner de l’argent en travaillant… Qu’elles fassent pareil (si elles en sont capables) ou qu’elles ferment leurs CENSURE. En M&A on est des prestataires de services donc si un client estime que notre rémunération est juste. Ca s’arrête là. Point barre. Un simple equilibre économique de l’offre et de la demande simple comme un casse-tête Fisher-Price.

    Alors sur les banques françaises… Faire le même job et gagner 2 fois moins… Honnetement non je ne vois pas l’intérêt. Alors sans bonus garantis en plus…. La SG est en train de recruter tout le monde le sait sur la place et a été contacté. Mais comme une nouvelle fois ils ne vont pas mettre la main au portefeuille ils vont se planter…

    A bon entendeur….

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