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Recrutements dans les M&A : les banques passent la vitesse supérieure

Plusieurs banques qui ont récemment annoncé vouloir se renforcer dans les fusions et acquisitions en Europe, et notamment en France, sont passées à l’acte. C’est le cas de Société Générale qui vient de mandater des chasseurs de têtes afin de recruter 35 banquiers seniors, dont 15 seront chargés de l’exécution des opérations M&A, et 20 autres répartis par secteur en Europe de l’Ouest et à Moscou (Financial News, abonnement).

De son côté, Barclays Capital, qui a déjà recruté 140 banquiers et traders depuis septembre dernier, recherche activement 100 banquiers supplémentaires pour toute l’Europe. Nous cherchons à consolider nos métiers actions en Europe avec de nouvelles équipes de recherche, de vente et de trading. Dans le même temps, nous recrutons des banquiers M&A pour nos bureaux à Paris, Madrid, Francfort, Milan et Londres , indique un porte-parole de la filiale banque d’investissement de la Barclays (The Independent).

Se renforcer en temps de crise

Pourtant, les chiffres du premier trimestre ne sont pas bons. Les volumes de transactions de M&A ont poursuivi leur chute en France avec une baisse de 45 % sur un an, selon le baromètre Thomson Reuters. La baisse d’activité est d’autant plus marquée si on compare les 5,4 milliards d’euros en valeur enregistrés cette année aux 74,7 milliards du premier trimestre 2006 ou aux 43,4 milliards de 2007.

Embaucher dans un tel contexte relève donc d’une stratégie plus globale. Très active sur les marchés de capitaux (notamment les dérivés), SocGen entend bien se développer dans le conseil en M&A en dehors de l’Hexagone, activité où elle est encore peu présente. Se renforcer alors que ce marché est au plus bas fait sens. Nous avons une excellente franchise dans les autres secteurs et devenir incontournable vis-à-vis de nos clients pour tous les aspects liés au financement est stratégique, indique Michel Péretié, responsable de SG CIB. Une banque qui peut fournir un tel support part avec toutes les chances de son côté. Située l’an dernier au 16e rang du classement M&A Europe réalisé par Thomson Reuters, la banque en rouge et noir nourrit comme ambition de gravir le podium des acteurs européens de la BFI. Reste à savoir si elle en a les moyens, eu égard à ses mauvais résultats du premier trimestre.

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