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Startups en finance : les plus innovantes sont…

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Avez-vous déjà entendu parler de Wiseed, KissKissBankBank, Ulule, Leetchi, Limonetik et Prêt d’Union ? Tous ces sites Web ont pour point commun de faire partie de la nébuleuse des startups évoluant dans l’univers des services financiers. Elles ont aussi toutes été sélectionnées dans le premier Top 100 des startups les plus innovantes de l’EBG, un club d’affaires de l’économie digitale leader en France avec 600 entreprises adhérentes. L’une d’entre elle – Prêt d’Union – vient même d’être distinguée dans le premier Top 10 de l’EBG, rendu public vendredi 8 novembre. 

On entend ici et là que la finance est bousculée par la montée en puissance des nouvelles technologies et du web, et que le mot « digital » excite la curiosité des recruteurs à la lecture des CV…  Aussi comment pouvions-nous laisser passer l’occasion de parler de ces acteurs qui font bouger les lignes ?

Un ancien structureur aujourd’hui à la tête d’une startup de 45 personnes

Première plateforme de crédit entre particuliers en France créée en 2009, Prêt d’Union est probablement l’une des histoires les plus successful de cette génération. Alors que la plupart des autres entrepreneurs viennent du milieu du web ou de l’industrie, le fondateur de Prêt d’Union, Charles Egly, 34 ans, HEC, a cette particularité d’être un ancien banquier d’investissement. Il a travaillé pendant 7 ans chez BNP Paribas à Hong-Kong et à Paris, notamment comme structureur de produits dérivés de crédit. Ce banquier a manifestement eu raison d’écouter son appétit entrepreneurial. À ce jour, Prêt d’Union, installé à Issy les Moulineaux, a financé pour plus de 47 millions d’euros de crédits et a reversé au total près de 940k € d’intérêts à ses investisseurs particuliers. La société a en outre annoncé cette semaine une nouvelle augmentation de capital de 10 millions d’euros.

Avec une équipe de déjà 45 personnes, la société va donc continuer de se développer et de recruter pour accompagner sa « très forte croissance ». Elle dit notamment rechercher des analystes crédits, des développeurs informatiques, et des conseillers commerciaux à distance.

L’enjeu du recrutement

Le recrutement est un vrai sujet pour la plupart des ces startups. C’est le cas de Wiseed, une plateforme d’equity crowdfunding lancée en 2009, qui a financé en 4 ans 26 jeunes entreprises innovantes pour 6 millions d’euros. Son PDG et co-fondateur Thierry Merquiol, un ingénieur qui a travaillé 10 ans dans le groupe Air Liquide, avant de diriger de 2002 à 2006 l’incubateur Midi-Pyrénées, prévoit pour Wiseed entre 3 et 5 recrutements pour le 2e trimestre 2014. C’est énorme à l’échelle de cette société de 8 employés (dont un à Lausanne).

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Pour la plupart de ces six startups sélectionnées dans le classement de l’EBG, les profils financiers peuvent intéresser à un moment donné du développement. Ils ne constituent pas néanmoins l’essentiel des embauches, souvent davantage orientées vers les compétences techniques, commerciales ou marketing liées au web. Par exemple, chez KissKissBankBank, également acteur dans l’univers du financement participatif depuis 2010, mais cette fois au service de projets individuels artistiques ou innovants, sur les 6 recrutements prévus d’ici à mai prochain, seuls deux concernent plus directement des profils financiers ou bancaires, appelés en renfort pour la modération et la sélection des projets, notamment pour le lancement par le groupe d’une plateforme d’equity crowdfunding, prévu pour 2014, nous a indiqué Vincent Ricordeau, co-fondateur et CEO de KissKissBankBank.

Recherche candidats avec un goût prononcé pour l’entrepreneuriat

« Ce qui compte avant tout c’est l’appétence des candidats pour l’aventure entrepreneuriale, leur vision concrète de l’entreprise, et leur capacité à accompagner le développement de la société à l’international », explique pour sa part Thierry Merquiol de Wiseed.

Ces startups favorisent souvent des recrutements de jeunes qu’elles connaissent bien et qu’elles ont formés. Chez Ululle.com, un site de crowdfunding qui permet le financement de projets et de produits créatifs ou innovants grâce à la participation des internautes, on a embauché quatre personnes depuis la rentrée de septembre pour atteindre une équipe de onze personnes à Paris (et une à Barcelone). « Toutes ces nouvelles recrues sont d’anciens stagiaires, confie Mathieu Maire du Poset, directeur des projets chez Ululle.com. Nous faisons une pause de quelques semaines voire de quelques mois, mais nous recruterons à nouveau en 2014 ».

Les profils recherchés ? Des développeurs, des profils com & marketing liées à l’accompagnement des projets mais aussi des profils capables de gérer les problématiques juridiques, transactionnels, et maîtrisant les techniques de financement. Ulule accueille volontiers d’anciens financiers. Pour preuve, son CFO et associé Arnaud Burgot est un expert-comptable et auditeur passé notamment chez PwC.

L’arbre qui cache la forêt

Les synergies entre ces startups et les acteurs de la finance se multiplient. Depuis un mois, « nous avons lancé le Ulule Tour dans une trentaine de villes pour provoquer des rencontres avec des porteurs de projets notamment. Un évènement soutenu par BNP Paribas », explique Mathieu Maire du Poset, qui rappelle que le crowdfunding n’est pas concurrent mais complémentaire du financement traditionnel bancaire.

Pole Finance Innovation, qui a labellisé 150 projets depuis sa création en 2007, parmi lesquels Wiseed, KissKissBankBank, Ulule, Leetchi, Limonetik et Prêt d’Union, constate un intérêt croissant des grands établissements bancaire pour ces initiatives innovantes. Credit Agricole est, par exemple, partenaire du Paris Incubateurs Finance, le premier incabateur français dédié aux entreprises du secteur financier.

Pour Maximilien NAYARADOU, Directeur Projets R&D au Pôle Finance Innovation, ces 6 startups sélectionnés par l’EBG, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. « Il est ici surtout question de crowdfunding et peu de sociétés tournées vers le BtoB, remarque-t-il. Pourtant, il y a de nombreux autres projets en vogue ». Et de citer des initiatives autour du Big Data ; du « personal finance management » en banque de détail ; des problématiques de paiement via les smartphones ; des outils informatiques permettant d’intégrer les évolutions réglementaires (text mining) et les innovations liées à l’utilisation de paradigmes scientifiques (mécanique des fluides, théorie du signal…) dans la gestion d’actifs ; des outils pour piloter diverses bases de données de manière centralisée pour les BFI et de rendre interopérables différents logiciels… Les startups en finance ont de quoi faire parler d’elles encore longtemps.

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