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« Les quatre lignes de force du recrutement en finance aujourd’hui »

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« Entre innovation et pragmatisme », voilà le fil rouge du career event de CFA Society France, organisé hier soir à l’université Paris-Dauphine, à Paris, et réservée à ses membres ainsi qu’aux étudiants et diplômés du Master 203 Financial Markets.  

À cette occasion, Raphaël Czuwak, Associé chez Egon Zehnder Paris, également Responsable mondial de la practice Asset Management du cabinet de chasse, est intervenu pour rappeler que la crise que traverse le secteur financier doit être appréhendée comme une transformation d’un modèle. Loin de se résumer aux suppressions de postes et autres arrêts d’activités, celle-ci offre en réalité de nombreuses opportunités. Il en veut pour preuve la progression de 36% de l’activité du bureau Egon Zehnder à Paris sur ces 12 derniers mois !

Pour étayer son propos, Raphaël Czuwak a mis en exergue « quatre lignes de force aujourd’hui à l’œuvre dans ce ‘nouveau’ marché de l’emploi de l’industrie financière :

  • L’international, le nouveau terrain de jeu des candidats et des recruteurs

45% des diplômés du Master 203 décrochent leur premier poste à Londres. C’est dire l’importance qu’a pris l’international dans le lancement des carrières en finance. Mais c’est aussi vrai pour les professionnels plus expérimentés âgés de 40 et plus, cible de recrutement du cabinet Egon Zehnder. Parmi ceux-là, les profils internationaux représentent désormais 80% des candidats que je rencontre dans le cadre de mes mandats contre 20% de Français. C’était l’inverse il y a dix ans.

Au-delà, c’est surtout à l’international que la reprise du recrutement en finance se fait sentir, d’abord à New-York où le marché de l’emploi a repris des couleurs depuis mi-2012 et enregistre actuellement un fort rattrapage. Londres, dans la foulée, a également vu son volume d’embauches sérieusement progresser ces derniers mois, quoique de manière moins spectaculaire. Enfin, l’Asie ne connaît pas vraiment la crise, en particulier Hong-Kong, et peut se permettre d’être extrêmement exigeante sur la sélection des talents internationaux qui cherchent à s’y exporter. Aussi pour y réussir sa mobilité, faut-il être constamment à l’affut de toute connexion business possible avec la région (sur des projets, avec des collègues basés là-bas…), et ce aussi tôt que possible dans la carrière. Enfin, l’Amérique Latine continue de voir progresser son industrie financière. Nous commençons par ailleurs à voir de plus en plus émerger le continent africain. Ces deux zones pourraient tout à fait bénéficier de zones de croissante inédite en matière d’emploi financier dans les prochaines années.

  • Le digital et les nouvelles technologies, nouveaux fers de lance des établissements financiers

Les nouvelles technologies et le web sont en train de bouleverser les business models des banques et des assurances, obligés de repenser totalement la relation clients. Les directions générales perçoivent très bien cette vague, sans nécessairement savoir comment l’appréhender. Toujours est-il qu’il se passe beaucoup de choses actuellement dans les directions Marketing. À défaut de trouver les double compétences recherchées, ces établissements n’hésitent pas parfois à créer des ‘hubs’ ou des incubateurs d’entreprises innovantes pour les aider à transformer leurs activités et leur façon de travailler au service de leurs clients.

  • La montée en puissance des sujets sociaux

La diversité et le développement durable constituent un axe important de développement des embauches dans le secteur financier. En France, ce sont devenus des sujets sérieux de recrutement. Cependant, là encore, le talent pool est global. Loin d’être la dernière roue du carrosse, le poste de responsable Diversité dans un groupe bancaire international offre des packages allant de 300k jusqu’à 1 million de dollars à New-York.

  • Le leadership, l’atout maître

Ce qui fait véritablement la différence aujourd’hui, au-delà de votre expertise, c’est la capacité à d’être un « inspiring leader » alors que le monde en général et le secteur financier en particulier souffrent d’une perte de repères. Les employeurs recherchent des professionnels capables de donner du sens aux missions pour emmener les équipes derrière eux. Je ne crois pas trop à l’inné dans cette affaire, c’est une fibre qu’il faut développer tout au long de sa carrière. Il est surtout question de convictions et de valeurs. En entretien d’embauche en particulier, il faut davantage s’exposer sur ce que l’on veut, et ce à quoi l’on croit. Un candidat qui se contente de décrire son parcours n’a aucune chance de décrocher un job aujourd’hui car il aura ennuyé le recruteur, ne lui aura pas donné envie de croire en lui ».   

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