☰ Menu eFinancialCareers

Les huit plus belles gaffes de traders de l’année

Not happy about foreign workers

Not happy about foreign workers

Les traders sortent d’une période de 12 mois un peu difficile. Les banques font preuve d’une réticence croissante à la prise de risque, l’étau de la régulation se resserre autour du trading et les revenus sont en chute libre dans plusieurs secteurs-clés, en particulier le fixed income. L’année s’est également révélée particulièrement prolifique pour les erreurs de trading. Chaque jour ou presque voit son lot de bonnes grosses bourdes qui finissent en une de la presse. Certaines, certes minimes, n’en sont pas moins humiliantes ; d’autres sont juste affligeantes !

Voici notre palmarès des plus belles bourdes de l’année…:

1. Tweets à tout va

L’une des plus accablantes !  Une armée de traders cherchant à se positionner pour la prochaine entrée en bourse du réseau social ont voulu acheter du Twitter à bas prix. Seul problème : la procédure d’entrée en bourse était loin d’être finalisée, la bourse sur laquelle la société serait cotée n’avait même pas encore été choisie. Oui mais voilà, 4,2 millions d’actions ‘TWTRQ’ ont été échangées début octobre, générant une hausse de 1800% de la cotation. Malheureusement, les traders (et les particuliers) ont acheté des actions de Tweeter, un magasin d’électronique grand public en faillite ! La FINRA, le gendarme boursier américain, a finalement dû mettre un terme aux échanges.

2. Pas terrible

La société de courtage chinoise Everbright Securities a subi mi-août les conséquences fâcheuses du syndrome du ‘fat finger’, dégât collatoral du trading automatisé. Si ce dérapage accidentel à l’occasion d’ordres d’achats en série a largement écorné la réputation de l’entreprise, il a aussi induit un bond de près de 6% de l’indice composite de Shanghai pendant quelques minutes. L’indice a fini la journée à la baisse. Everbright a écopé d’une amende de 86 millions de dollars et d’une interdiction d’opérations pour compte propre. Son président a également démissionné dans la foulée.

3. La panique comme en 1973

Les traders sur pétrole qui suivent le compte Twitter des forces de défense israéliennes (IDF) sont tombés sur un tweet rapportant le bombardement d’un aéroport en Syrie. Passage à l’action immédiat, et conséquence directe, les prix du pétrole s’envolent. Dommage pour eux, le tweet ne faisait que commémorer le 40è anniversaire de la guerre de Kippour en 1973. Et le bombardement avait bien eu lieu en 1973. Selon Peter Lerner, porte-parole de l’IDF, « de toute évidence, ce tweet faisait partie de notre communication autour de cette journée. Les faits sont là, il suffit de lire. Le tweet en lui-même était très clair ».

4. Simple question de volume

Autre erreur des traders sur produits pétroliers, il s’agit là aussi d’un cas de ‘fat finger’ : en fin d’année dernière, les actions de sept compagnies pétrolières ont enregistré des hausses de 3 à 9% en l’espace de quelques instants, avant de revenir rapidement à leur cours initial. L’enquête diligentée à la suite de l’événement a révélé qu’un trader avait entré un volume de transactions erroné, à l’origine du chaos.

LIRE AUSSI :

Quand bugs informatiques à répétition riment avec “bonnes nouvelles”

Twitter : les banquiers français sont-ils technophobes ?

5.  Débâcle en plein été

Rappelant la mésaventure de Knight Capital et ses pertes énormes de 450 millions de dollars en 2012, Goldman Sachs a fait les frais, en août dernier, d’un bug dans son système de programmation. Résultat : la banque d’investissement a inondé le marché d’ordres d’options erronés. Bon nombre d’entre eux ont pu être annulés, mais certains salariés de Goldman ont payé le prix fort. Quatre techniciens informatiques chevronnés ont été licenciés et la banque a engagé une réorganisation de sa structure informatique.

6. Juste une histoire de blé

Dans le cas présent, ce ne sont pas les traders qui sont en cause, mais la bourse. Le groupe CME a été contraint de verser aux traders une compensation pour les pertes subies en raison d’un rapport erroné sur des contrats d’achat de blé. Les échanges qui ont suivi se sont révélés particulièrement difficiles, avec en point d’orgue une suspension des cotations au Nasdaq pendant trois heures en août dernier.

7. Les derniers des abrutis

L’une des erreurs apparemment récurrentes des traders consiste à fanfaronner sur leurs coups tordus, en particulier par des biais parfaitement traçables comme les messageries instantanées ou les emails. « C’est dingue le fric qu’on peut se faire sur le Libor », mentionnait un trader dans un courrier électronique découvert en février. Dans la même veine, on trouve aussi les exploits des traders Energie de la Barclays, condamnés l’année dernière pour avoir manipulé les marchés de l’énergie. « Je les ai bien n**és sur  le marché de Palo Alto aujourd’hui… Quel pied, je devrais le faire plus souvent », écrivait l’un deux dans un courriel.

8. Google… à consommer avec modération

Celle-ci n’est pas l’œuvre d’un trader à proprement parler, mais nous l’avons trouvée trop savoureuse pour ne pas la citer. Robert Ramnarine, cadre chez Bristol Myers, a été poursuivi par la SEC l’an dernier pour délit d’initié. Il avait effectué trois recherches Internet à partir de son ordinateur professionnel : « peut-on tracer les acheteurs d’actions ? », «  traçage des ventes d’actions suite à un délit d’initié » et, encore plus drôle, « comment contourner le délit d’initié ? ».

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici