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Les bons résultats de Crédit Agricole vont-ils renforcer son attractivité ?

Après BNP Paribas et Société Générale la semaine dernière, Dexia avant-hier et Natixis hier, le Crédit Agricole est la dernière grande banque française à dévoiler ses comptes trimestriels. Sur les trois premiers mois de l’année, elle a dégagé un résultat net part du groupe de 1,5 milliard d’euros, en hausse de 60,9 % sur un an. Le résultat d’exploitation fait plus que doubler, la plupart des métiers enregistrant un de leurs plus hauts niveaux de résultat opérationnel depuis la cotation de Crédit Agricole SA ! , se félicite son directeur général Jean-Paul Chifflet, notant au passage que la contribution des Caisses régionales est la plus élevée de ces dernières années.

Ainsi, chaque métier enregistre une croissance de son produit net bancaire : +4,2 % pour la Banque de proximité en France (LCL), +7 % pour la Banque de proximité à l’international, +2,1 % pour les Services financiers spécialisés, +10,9 % pour le pôle Gestion d’actifs, assurances et banque privée et +20,6 % pour la BFI. Même la Banque de proximité à l’international améliore son PNB (+7 %), à l’exception de la filiale grecque Emporiki, qui maintient les comptes de la division dans le rouge. L’exposition directe du Crédit Agricole à la dette de la Grèce atteignait 631 millions d’euros fin mars, a indiqué Jean-Paul Chifflet qualifiant ce montant de très faible .

Autant de bonnes nouvelles qui, malgré la crise grecque, pourraient amener le groupe à embaucher, d’autant plus qu’avec 87 520 personnes recensées fin 2010 dans le document de référence publié sur son site, la banque n’a toujours pas retrouvé le nombre d’employés atteint fin 2008, à savoir 88 933 personnes.

CACIB réellement attractive ?

La performance à deux chiffres de la BFI s’explique par la bonne tenue du pôle Fixed income (dérivés de taux, activités de dettes et marchés de crédit) et du pôle actions (dérivés actions, investment banking). Selon Thomson Financial, Crédit Agricole CIB occupe même la première place du classement en tant que conseil M&A en France, soit seize places de mieux qu’en 2010. De même, Crédit Agricole CIB passe ainsi de la troisième à la seconde place sur les financements de projets zone EMEA et occupe ainsi la première place sur les activités de syndication en France, en Europe de l’Ouest et sur la zone EMEA. Enfin, les activités en cours d’arrêt (dérives exotiques actions, CDO, ABS, CLO…) ne grèvent plus le résultat que de 33 millions d’euros, contre 222 millions précédemment.

D’ores et déjà la banque, qui anticipe une hausse de 40 % des revenus dans ses activités Fixed income, a annoncé vouloir renforcer ses équipes de front-office de 15 % d’ici à 2014. En attendant, les candidats ne manqueront pas de scruter de près le Rapport annuel sur les politiques et pratiques de rémunération 2010 qui vient d’être publié par Crédit Agricole dans le sillage de ses résultats.

On y apprend que l’enveloppe globale des rémunérations variables s’élève à 138 millions d’euros, 80% de cette dernière étant destinée à rétribuer les professionnels de la BFI. Ainsi, au titre de l’année 2010, quelque 837 professionnels de la BFI se sont partagé 109millions d’euros, soit un bonus moyen par tête de 130 k€. Des chiffres bien en dessous de ceux de BNP Paribas (290 k€ par tête) ou de Société Générale (195 k€). Avec un tel écart, difficile de faire de la rétention de talents ou de débaucher la concurrence, même s’il convient de prendre ces chiffres avec beaucoup de précaution…

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