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Branle-bas de combat dans le private equity français

La comparaison est un peu osée, mais elle donne la mesure des ambitions en jeu. En France, le marché du private equity vit une véritable révolution napoléonienne au regard des commentateurs anglais (efinancialnews.com). Avec de manière concomitante, une crise à gérer et un changement de garde à anticiper, les acteurs français ne se tournent pas les pouces. Le marché français atteint clairement une nouvelle étape de son développement. C’est le tout début d’une énorme redistribution des cartes , a commenté Antoine Dréan, directeur chez Triago, une société de conseils spécialisée dans la levée de fonds.

Reprendre les rennes en pleine crise n’est toutefois pas une sinécure. Prenons l’exemple de PAI Partners et son nouveau patron Lionel Zinsou, qui a dû récemment faire un tour de table auprès de ses quelque 140 investisseurs pour obtenir un feu vert sur une offre radicale, à savoir la réduction de son fonds V de 50%. Réponse des intéressés début décembre (lesechos.fr).

Dans tous les cas, c’est un nouveau style de management qui se profile avec l’arrivée d’une nouvelle génération de leaders. Dans un contexte économique toujours incertain, et malgré un chiffre d’affaires en légère baisse (-2,8%) sur les 9 premiers mois de 2009, Frédéric Lemoine, qui a pris la direction du groupe Wendel en avril, s’est dit de son côté prêt à étudier de nouvelles opportunités d’acquisitions (latribune.fr).

Toutefois, le renouvellement de génération ne concerne encore que le top management. Ce secteur est encore assez calme côté recrutement et nous n’avons pas beaucoup de visibilité sur les prochaines semaines. Les fonds de private equity sont aujourd’hui surtout occupés à gérer leurs participations et à négocier activement avec leurs financiers , observe Philippe Weber, senior client partner chez Korn Ferry à Paris.

Des opportunités pourraient toutefois se dessiner du côté des groupes étrangers. Ainsi, Permira, numéro 1 du private Equity en Grande-Bretagne, a décidé de renforcer son bureau à Paris. Notre décision part du double constat que c’est le bon moment d’investir et que les entreprises françaises ont globalement moins souffert , explique Benoît Vauchy, nouveau directeur du bureau parisien (L’Agefi), en remplacement de Philippe Robert, qui prend sa retraite à la fin de cette année (efinancialnews.com).

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